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SIRA 6 – [Partie 19/19] LES EXPÉDITION DU SAINT PROPHÈTE MOUHAMMAD (SAW)

“ Nul grief sur les faibles, ni sur les malades, ni sur accueillit ceux qui ne trouvent pas de quoi dépenser (pour la cause d'Allah), s'ils sont sincères envers Allah et son Messager”, (le repentir…

Intermédiaire · 18 min de lecture · 6 octobre 2023

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 6 octobre 2023). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

 

Retour à Médine

L’armée musulmane retourna victorieuse de Tabouk, sans complot, Allah leur avait suffi le combat.

En retour près d’un obstacle, douze hommes des hypocrites tentèrent l’assassinat du Prophète (SAW), et ce, quand il atteignit cet obstacle Ammâr RA était avec lui tenant la bride de la chamelle pendant que Houdhayfa ibn Al-Yamân RA la guidait. Les gens commencèrent à descendre dans l’oued, alors que ces hypocrites saisirent l’occasion ; pendant que le Messager d’Allah (SAW) et ses deux compagnons marchaient, ils entendirent un mouvement inattentif d’hommes se rendant masqués à l’endroit du Messager d’Allah (SAW). Houdhayfa RA frappa alors les visages de leurs montures d’un Mihjan (un bâton crochu) qu’il avait. Allah les épouvanta, ils prirent alors la fuite pour joindre le reste des gens. Houdhayfa (RA) informa le messager d’Allah (SAW) de leurs noms et de leur intention, pour cela Houdhayfa RA fut nommé le garde-secret du Messager d’Allah (SAW), en cela Allah dit : “ Ils entreprirent ce qu’ils ne purent obtenir”. Quand les repères de Médine apparurent au Prophète (SAW), il dit : Celle-ci (cette ville) est Taybah (Médine), et cela est Ouhoud, la montagne qui nous aime et que nous l’aimons.

S’entendant de son arrivée, les femmes, les enfants et les esclaves sortirent accueillir l’armée d’une énorme amabilité en chantant :

La lune nous apparut, entre les chemins d’Al-Wadâa (thaniyaat al Wadâa)

Le merci nous est dû, à tout moment où quiconque appelle à Allah

Son retour de Tabouk et son entrée à Médine était en Rajab l’année 9 de l’Hégire. Cette razzia dura cinquante jours ; le messager d’Allah (SAW) passa vingt jours à Tabouk et le reste-des jours en route va-et-vient. Elle était la dernière de ses Ghazwa.

Les délaissés

Cette razzia était, selon ses circonstances particulières, un dur examen qu’Allah posa pour discerner les croyants des non croyants. Telle est la tradition d’Allah dans de telles occasions, Il dit : “ Allah n’est point tel qu’Il laisse les croyants dans l’état où vous êtes jusqu’à ce qu’Il distingue le mauvais du bon. (3 :179). Il était sorti dans cette razzia celui qui était un véritable croyant, à tel point que l’absence fut un signe d’hypocrisie, quand quelqu’un s’absentait et les compagnons informaient le messager d’Allah (SAW), il leur disait : Laissez-le, s’il contenait du bien, Allah le ferait vous suivre et si c’était autrement, Allah vous en débarrasserait. Personne ne s’absentait à l’exception de ceux qui avaient leur excuse, les hypocrites qui eurent menti à Allah et à Son Messager (SAW) et eurent demandé la permission de s’absenter ainsi que ceux qui se furent absentés sans permission...

Oui, il y avait là trois hommes qui, faisant partie des croyants sincères s'étaient, néanmoins, absentés sans excuse ceux qu'Allah avait frappé de malheur et à qui finalement il accorda son pardon. Après son entrée à Médine, le Messager d'Allah (SAW) alla directement à la mosquée où il fit deux génuflexions (2 rakaats) avant de s'asseoir à la disposition des gens. Quant aux hypocrites (plus de 80 hommes), ils vinrent lui présenter toute forme d'excuse, jurant devant lui pour étayer leurs propos. Le Messager d’Allah (SAW) accepta leurs excuses en public, agréa leur acte de fidélité, demanda pour eux le pardon et s'en remit à Allah (SWT) pour l'appréciation de leurs propos.

S'agissant des trois hommes : Kaab ibn Mâlik, Mourâra ibn Ar-Rabia et Hilâl ibn Omayya, ils choisirent d'être sincères. Le Prophète (SAW) ordonna aux Compagnons de ne point leur parler. Les trois hommes furent ensuite l'objet d'un boycott éprouvant au cours duquel les gens les attaquaient au point de leur rendre la vie difficile et la terre bien étroite. Mieux, après avoir passé 40 nuits dans la violence du calvaire, à compter du début du boycott on leur donna l'ordre de ne pas s'approcher de leurs femmes jusqu’à la fin du boycott qui aura duré 50 nuits. Par la suite, Allah fit descendre à leur égard, son pardon exprimé en ces termes : “ Il accueillit le repentir des trois qui étaient restés à l'arrière si bien que, toute vaste qu'elle fût, la terre leur paraissait exiguë. Ils se sentaient à l'étroit dans leurs propres personnes et pensaient qu'il n'y avait d'autre refuge d'Allah qu'auprès de Lui. Puis, Il agréa leur repentir pour qu'ils reviennent à Lui car Allah est celui Qui accueille le repentir le Miséricordieux”. (9 :118).

Alors les musulmans furent contents. Les trois hommes eurent une joie indicible. Accueillant la nouvelle dans la jouissance et la gaîté ils offrirent des cadeaux et pratiquèrent l'aumône : en fait c'était là le plus beau jour de leur vie.

Au sujet de ceux qui avaient eu une excuse Allah dit : “ Nul grief sur les faibles, ni sur les malades, ni sur accueillit ceux qui ne trouvent pas de quoi dépenser (pour la cause d'Allah), s'ils sont sincères envers Allah et son Messager”, (le repentir :91). A propos de ceux-là le Messager d'Allah (SAW) dit lorsqu'il se fut approché de Médine : “ Il y a à Médine des hommes qui ne vous ont jamais fait défaut dans vos différents déplacements mais qui sont cette fois empêchés”. Les gens dirent : “ Messager d'Allah ! et ils sont à Médine” ? “ Oui, ils sont à Médine”, répondit-il.

L'impact de la Ghazwa

 

Cette Ghazwa, de plus grand effet, contribua à étendre l'autorité des musulmans et aussi à la raffermir dans la Péninsule Arabe. Les gens se rendirent à l'évidence qu'aucune force d'autre que l'Islam ne pouvait fonctionner chez les arabes. Ce qui subsistait comme espoirs et comme souhaits dans le cœur du reste des anti-islamistes ainsi que des hypocrites qui guettaient l'occasion de jouer mauvais tour à l'Islam, était devenu inutile. Après avoir compté sur les Romains, ceux-ci se résignèrent après la Ghazwa de Tabouk et du coup se soumirent, mis devant le fait accompli et exposés à une réalité impossible à écarter. C'est pourquoi les hypocrites ne pouvaient connaître des musulmans la compassion et la souplesse. Allah donna l'ordre de les violenter.

On cessa même d'accepter leurs aumônes, de prier sur leurs morts, de demander pour eux le pardon et de visiter leurs tombes. Allah (SWT) ordonna de détruire leur centre d'intrigues et de complots, centre qu'ils avaient construit et ensuite appelé mosquée". Il fit descendre des versets qui les couvrirent complètement de honte, versets grâce auxquels ils furent totalement démasqués. On eût dit que de tels versets avaient fait connaître leurs noms aux habitants de Médine. La portée de l'effet de la Ghazwa de Tabouk se reconnaît en ceci que les arabes, même s'il est vrai, qu'ils avaient commencé à défiler vers le Messager d'Allah (SAW), non seulement au sortir de la conquête de la Mecque, mais aussi bien avant la réalisation de cette expédition, virent le nombre de leurs délégations atteindre son paroxysme, après la Ghazwa de Tabouk.

Descente du coran au sujet de cette Ghazwa

Plusieurs versets de la sourate "le repentir" furent révélés au sujet de la Ghazwa de Tabouk. Certains d’entre eux furent révélés avant le départ, d'autres après le départ, c'est à dire au cours du voyage et d'autres encore après le retour à Médine. Ils mentionnent les conditions de la Ghazwa. Ils couvrent de honte les hypocrites, dégagent le mérite des combattants et des dévoués, stipulent l'acceptation du repentir des vrais croyants qu'ils eussent ou non participé à la Ghazwa etc...

Evénements importants s'étant produits au cours de cette année

Au cours de cette année, plusieurs événements d'importance historique se produisirent ;

1. après le retour du Messager d'Allah (SAW) à Médine, en provenance de Tabouk, Owaymar Al-Ajlâni et sa femme furent maudits.

2. La femme ghâmidite fut lapidée après qu'elle fut venue, reconnaître de son plein gré, devant le Prophète (SAW) avoir commis la fornication. Elle fut lapidée après avoir sevré son enfant.

3. Le Négus, Roi d'Abyssinie, As-hama trouva la mort et ce fut le Prophète (SAW) qui pria sur lui.

4. Oumm Koulthoum la fille du Messager d'Allah (SAW) trouva la mort. Le Prophète (SAW), profondément affecté, dit alors à Othmân (RA) : “S'il me restait une troisième fille, je te la donnerais comme épouse ».

5. Le chef des hypocrites, Abdoullah ibn Oubay ibn Saloul trouva la mort, après le retour du Messager d'Allah (SAW) de la Ghazwa de Tabouk. Celui-ci demanda pour lui le pardon et aussi pria sur lui malgré une tentative de Omar visant à l'en empêcher.

LES DERNIERES MISSIONS

L'état romain, poussé par son orgueil, refusait le droit de vie à quiconque croyait en Allah et en Son messager (SAW). Il tuait tous ses sujets qui se convertissaient à l'Islam comme ce fut le cas Farwa ibn Amr Al-Jouthami, gouverneur de Maân mis en place par les romains. Du fait d'une telle audace et d'une telle arrogance, le Messager d'Allah (SAW) commença à lever une armée gigantesque, au mois de Safar de l'an 11 de l’Hégire, armée dont il confia le commandement à Sidna Osâma ibn Zayd ibn Haritha qui reçut de sa part, l'ordre d'aller juqu'aux frontières d'Al-Balkâ et d'Ad-Dâroum, en terre palestinienne. L'objectif en cela était de faire peur les romains et de faire regagner confiance aux arabes errant sur les frontières, de manière à ce que personne ne fût amené à penser que les attaques des chrétiens resteraient impunies et que la conversion à l’Islam ne faisait qu'entraîner les intéressés vers la mort.

Les gens eurent à parler du général de l'armée, en raison de sa jeunesse et tardèrent à se mettre d'accord sur son choix. A ce propos, le Messager d'Allah (SAW) dit : “ Si vous attaquez son autorité, vous attaquez du même coup celle qu'avait son père. Par Allah ! Il ne fait qu'hériter de cette autorité. Il descend de ceux que j'aimais le plus et reste aujourd'hui parmi ceux que j'aime le plus. Sur ce, les gens reçurent l'ordre de se regrouper autour d'Osâma et de s'incorporer dans son armée, finalement ils sortirent et campèrent à Al-Jorf, à une certaine distance de Médine. Toutefois les nouvelles inquiétantes au sujet de la maladie du Messager d'Allah (SAW) les obligèrent à temporiser de manière à se rendre compte de ce qu'Allah allait décider. A cet égard, Allah décida que la mission préparée serait la première à être exécutée pendant le califat d'Abi Bakr As-Siddik.

 

Le système militaire

Les exploits militaires du Prophète (SAW) ne sont pas moins importants que ses conquêtes spirituelles parmi les idolâtres de l’Arabie. Il faudrait avoir une formation militaire pour bien s’acquitter de la tâche de décrire cet aspect de son administration et de ses Talents.

-                    Un des principaux devoirs imposés par le noble Prophète (SAW) a ses (compagnons) est la lutte, qui n’est pas nécessairement un emploi d’arme. On rapporte de lui la parole caractéristique : « lutter contre les polythéistes par le moyen de vos biens. De vos personnes, et de vos langues » hadith rapporté par Dârimi. Quelqu’un lui demanda lequel parmi les combattants était dans la voie de D’Allah, et lui de dire : « seul celui qui combat pour que la parole d’Allah SWT prévaut » hadith rapporté par Bukhârî (RA). « Cette lutte idéologique continuera jusqu’à la fin du monde » hadith rapporté par Nasa a-t-il encore rapporté à ce propos.

-                    Sur l’aspect technique des armées musulmanes, rappelons qu’Il n’y avait pas une armée permanente au temps du Prophète (SAW) ; Il n’y avait même pas de police pour assurer la sécurité intérieure. Les Arabes étaient tous des guerriers, et le Prophète (SAW) n’eut qu’à contrôler et restreindre ce potentiel pour qu’il ne fût pas gaspillé en guerres fratricides. De plus il améliora la technique d’entrainement par divers moyens que nous allons décrire, et n’oublia pas d’encadrer le service militaire dans le système composite de la religion, englobant le spirituel et le temporel à la fois.

-                    Tout adulte musulman, capable de porter les armes, était recevable du service au profit de sa religion. Lors d’une expédition, ou s’il fallait se défendre contre une attaque de l’extérieur, le chef de l’Etat lançait un appel pour des volontaire. Dans chaque occasion de ce genre on ouvrait des registres, où chaque recrue faisait inscrire son nom (et son adresse). Puis, le jour fixé, les volontaires se rassemblaient dans un des lieux de campement en dehors de la ville, avec leurs armes, leurs montures, leurs vivres, etc… Le Saint Prophète (SAW) se rendaient sur place, inspectait personnellement les volontaires et rejetait ceux qui paraissent trop jeune, ou inutiles ou indésirables. C’est lui qui décidait du nombre nécessaire pour chaque expédition. Avec les ressources du gouvernement, il équipait ceux qui ne pouvaient le faire eux-mêmes.

-                    Le recrutement se faisait par tribus : on s’adressait aux chefs de tribus, et avec leur approbation, les membres de la tribu se présentaient comme volontaire. A Médine existait la coutume de la « fraternisation » en cas de guerre à l’extérieur ; s’il s’agissait d’une défensive, tout le monde y participait ; mais en cas d’expédition, sur deux hommes se considérant comme frères contractuels, un seul s’inscrivait au corps expéditionnaire ; l’autre restant à la maison et assurant les besoins des deux foyers : le sien propre et celui de son frère contractuel.

-                    C’est également le chef d’état qui nommait le commandant d’une expédition. S’il se mettait lui-même à la tête de l’expédition, il nommait aussi des sous chefs, et prenait toute autre disposition nécessaire. On connaissait la division classique des cinq parties de l’armée ; l’avant – garde, l’arrière – garde, l’aile droite, l’aile gauche et le cœur (ou centre où se trouvait aussi le commandant suprême). Il y avait, dans l’armée, un wazî particulier.

-                    En général, on laissait les contingents se former par tribus ; mais si les hommes de quelques tribus étaient trop peu nombreux, on les amalgamait avec les autres, pour les besoins militaires. A l’intérieur du corps expéditionnaire ou combattant, il y avait plusieurs grades, depuis les arîfs (décurions) jusqu’au commandant suprême. Mais la hiérarchisation n’était pas très rigoureuse, car il n’y avait pas une armée régulière, permanente. Les descriptions des batailles de Badr et d’Uhud parlent également de messagers, dans l’entourage immédiat du commandant, qui portaient les ordres, à tout instant, aux chefs des différentes sections, lors du combat.

-                    On gardait le camp jour et nuit, par relais. On connaissait l’embuscade, les éclaireurs, et les espions. Le Prophète (SAW) non seulement envoyait des agents pour les informations voulues, mais savait également intercepter ceux de l’ennemi. On recueillait des informations sur les dispositifs de l’ennemi. Avant le combat, en interrogeant les prisonniers ou en faisant des sorties de reconnaissance etc.

-                    Nous avons constaté que les Arabes et les juifs lançaient des défis en combat individuel, et que les Musulmans les acceptaient. C’étaient le Prophète (SAW) commandant suprême qui choisissait le musulman qui devait sortir pour la rencontre. Mais les initiatives de ce genre ne semblent pas venir de la part des musulmans du temps du Saint Prophète (SAW)

-                    On coupait l’eau à l’ennemi pour le contraindre à se soumettre sans verser le sang.

-                    Le Noble Prophète (SAW) connaissait parfaitement l’importance de la surprise de l’ennemi. Avant de quitter son quartier Général, IL (SAW) faisait répandre le bruit qu’Il avait un autre but que celui qu’il recherchait effectivement, il marchait même les premières journées dans la fausse direction, puis faisait un détour et changeait d’itinéraire. De plus, Il choisissait des routes improvisées et peu fréquentées, pour éviter la divulgation prématurée de ses mouvements. Il (SAW) disait selon Bukhârî (RA) « la guerre, au fond c’est de la stratégie ». L’expédition qui aboutit à l’occupation de la Mecque en fournit le bel exemple :

-                    Quelque fois, IL (SAW) ordonnait de couper les sonnettes attachées au cou des montures, pendant la marche nocturne, pour cacher ses Mouvements ; d’autres fois Il tâchait d’exagérer l’importance de ses forces aux yeux des espions ou éclaireurs de l’ennemi : quand on s’arrêtait, plusieurs soldats se groupaient pour faire la cuisine sur un feu commun ; mais il eut des cas où le Noble Prophète (SAW) fit allumer par chacun un feu séparé pour donner une fausse impression.

-                    Tout en cachant ses propres mouvements, et surprenant l’ennemi, le Prophète (SAW) avait toujours le souci de ne pas combattre sans inviter de nouveau préalablement à embrasser l’islam. En d’autres termes une déclaration de guerre avec l’alternative d’une paix honorable. S’il (SAW) ne sortait pas lui-même Le Prophète (SAW) donnait aux commandants du corps expéditionnaire des instructions formelles là-dessus

-                    En temps de paix, le Prophète (SAW) se souciait beaucoup de l’entraînement de ses fidèles : Il (SAW) insistait surtout sur la nécessité de la pratique du tir ; il (SAW) organisait des courses d’hommes, de chevaux et d’autres animaux de transport, et distribuait personnellement les prix aux gagnants. On rapporte que le Prophète SAW organisa des courses entre les chevaux, pour évaluer les plus forts et les plus aptes aux combats, et ce, comme préparatifs aux combats SIDNA Ibn Omar RA a rapporté qu’il (SAW) a fait courir les chevaux entrainés (dressés pour la guerre) depuis al-Hafya jusqu’à Thaniyat al Wadâ, et les chevaux non entrainé depuis Thaniyyât al Wadâ jusqu’à la mosquée des Bani Zourayq. L’actuel La mosquée de Sabq (ou Sabaq) donc c’est la mosquée construite à l’endroit mosquée des Bani Zourayq. Elle est à un demi kilomètre de la mosquée du Prophète SAW.

-                    Les rites culturels de l’islam contribuent aussi à l’entraîner le fidèle à la lutte dans la voie d’Allah SWT et à l’accoutumer des privations de la guerre : A l’appel du muezzin, les fidèles courent au lieu du rassemblement, où ils forment en rang serrés, et font des mouvements d’après les ordres de l’Imâm, qui dirige l’office. La façon de prier possède des traits d’exercices physiques. Les offices quotidiens sont au nombre de cinq, dont le premier commence à l’aube obligeant le fidèle à se lever tôt en toute saison. Le jeûne a été utile comme un puissant entraînement à supporter la faim et la soif : pendant le Ramadan les musulmans adultes ne mangent ni ne boivent du lever au coucher du soleil. Le pèlerinage de la Mecque a donnée aux musulmans un entraînement pour les voyages, les campements, la vie sous tente ou plein air. En outre leur conception même de la vie diminuent à leurs yeux ainsi que celui des biens personnels et leurs facilite les sacrifices les plus durs. Le Noble Prophète (SAW) a introduit le sentiment du sacrifice pour le plaisir d’Allah SWT et non pour le pillage de l’ennemi. Un jour quelqu’un demanda au Noble Prophète (SAW) « lequel est dans le chemin de Dieu : celui qui combat pour le gain du butin ou celui qui combat pour rechercher une renommée de courage ou celui qui combat pour être solidaire avec sa tribu ? le Prophète (SAW) répondit : aucun d’entre eux ; mais seul celui qui combat pour faire prévaloir la parole d’Allah ».

-                    Le Noble Prophète (SAW) connaissait très bien la météorologie et les effets du vent et du soleil sur les combattants. Comme les batailles de cette époque ne duraient guère qu’une demi-journée à l’exception des sièges du Fossé, de Tâ if, de Khaibar, le Prophète (SAW) faisait attention pour que le soleil levant ou couchant ne gênât par l’armée musulmane. Toutes les fois qu’Il (SAW) avait la possibilité de prendre l’initiative, Il (SAW) choisissait, pour déployer son armée, un emplacement où elle aurait l’avantage à ce sujet sur l’ennemi.

-                    Le Noble Prophète (SAW) était un progressiste quant aux méthodes de guerre, et cherchait toujours à contraindre l’ennemi sans répandre le sang. Les Fossés étaient inconnus dans le Hijâz ; le Prophète (SAW) s’en servit à Médine en l’an 5H. en l’an 7 H les juifs de Khaibar se défendirent avec des catapultes, que ne possédait pas l’armée musulmane ; l’année suivante, lors de l’attaque de Tâ if elle disposait non seulement de catapultes mais aussi de chars blindés de peaux poussés à la main, de l’intérieur, pour démolir le mur de la ville assiégée. On attribue à Salman (RA) la fabrication d’une catapulte.

-                    Les droits de belligérance se rapportaient aussi bien à la personne de l’ennemi qu’à ses biens : on pouvait le tuer, le blesser, le faire prisonnier et lui infliger tout le mal nécessaire. Mais la brutalité, la barbarie inutile, était expressément défendue aux musulmans par le Prophète de l’islam (SAW) : il ne leur est pas permis de mutiler les cadavres, de brûler un être vivant etc. le Prophète (SAW) dit à ce propos « Seul le seigneur du feu peut châtier par le feu » hadith rapporté par Bukhârî (RA).

Allahoumma sôlli salim Amine, Allahoumma sôlli salim Amine, Allahoumma sôlli salim Amine

Références :

Nectar cacheté de AR-RAHEEQ AL-MAKHTOUIVI

Le Prophète Muhammad, Sa vie d'après les sources les plus anciennes de MARTIN LINGS

Les Campagnes du Prophète de M. A. BACHMIL

Le Prophète de l’Islam : Sa vie, son œuvre de MUHAMMAD HAMIDULLAH

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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