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LA VIE DU SAINT PROPHETE MOUHAMMAD

Les signes de la royauté sont éclatants et les témoignages de la prophétie sont irréfutables. Leurs commencements témoignent de leurs conséquences, si bien qu’on ne peut y confondre le mensonge et…

Intermédiaire · 38 min de lecture · 8 septembre 2025

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 8 septembre 2025). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

A ouzou bilahi minan cheitani radjimi. Bismillahi Rahmani Rahimi. Allahouman sôli salim Amine

Allahouman sôli salim Amine

Allahouman sôli salim Amine

Soubhanallâhi ; Al Hamdoulillâhi, lâ ilâaha illa-Lâhou ; Allâhou Akbar, Walâ Hawla, walâ Qouwwata, illâ Bi-Llâhi, Al-Aliyyi Al-Azîm.

Qu’Allah SWT répande éternellement Sa Prière et Ses Sublimissimes et incommensurables bénédictions sur la Meilleure des créatures, le noble et éminent Prophète (SAW), sa Noble Famille, Ses Nobles Compagnons, et ses Valeureux Héritiers (RA).

Qu’Allah (SWT) Répande en abondance Ses Grâces infinies sur Son Excellence Le Bine Akbar Cheick YOUSSOUF COULIBALY al Boundialiyou (RA). Qu’Allah (SWT) Répande en abondance Ses Grâces infinies sur Son Excellence, Le Bine Cheick YACOUBA KAMATE (RA).

Qu’Allah (SWT) Les Soutienne et Assiste dans leurs missions, couronne leurs missions de succès et leur accorde de toute éternité, la bonne santé, la paix, la quiétude et la longévité. Amine.

Allâhoumma Sôli Salim Amine

Allâhoumma Sôli Salim Amine

Allâhoumma Sôli Salim Amine

Selon un Célèbre Hadith du Très Saint Prophète SAW : « Aucun d’entre vous n’a de foi véritable tant qu’il ne m’aime pas plus que ses géniteurs, ses enfants, et tous les gens. » (rapporté par al-Boukhârî).

Ainsi, pour mieux connaître et aimer le Très Saint Prophète SAW, il est indispensable d’étudier sa vie, sa mission et sa conduite exemplaire : Notre Mère Aïcha (qu’Allah soit satisfait d’elle), a dit lorsqu’on lui demanda de décrire son caractère : « Son caractère était le Coran. » (rapporté par Mouslim).

SUR LES SIGNES DE SA NAISSANCE ET LA MANIFESTATION DE SA BENEDICTION – QUE LA PRIERE ET LA PAIX DE DIEU SOIENT SUR LUI

Les signes de la royauté sont éclatants et les témoignages de la prophétie sont irréfutables. Leurs commencements témoignent de leurs conséquences, si bien qu’on ne peut y confondre le mensonge et la vérité, ni l’usurpateur et l’authentique. Selon leur force et leur diffusion, seront leurs annonces heureuses et leurs avertissements.

Lorsque la Naissance du Messager de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – approcha, les signes de sa prophétie se succédèrent et les signes de sa bénédiction apparurent. Parmi les plus grands en importance, les plus évidents en preuve, et les plus célèbres en vision et en récit, figure [l’histoire] des Gens de l’Éléphant. Le Négus les avait envoyés depuis l’Abyssinie avec la majorité de son armée vers La Mecque, pour tuer ses hommes, capturer ses femmes et enfants, et détruire la Kaaba.

Les avis divergent sur la cause de cela. Certains rapportent qu’Abraha ibn al-Ṣabbāḥ s’empara du Yémen en se réclamant de l’autorité du Négus. Il construisit à Ṣan‘ā’, au Yémen, une église pour les chrétiens et se fit aider dans sa construction par César et le Négus, jusqu’à l’édifier solidement et somptueusement, afin de détourner les Arabes du pèlerinage à la Kaaba vers elle. Les Arabes le désapprouvèrent et un homme des Banū Kināna, des Quraych, entra dans son sanctuaire et y commit une souillure. Il écrivit alors au Négus pour lui demander de lui envoyer de l’aide avec l’éléphant et l’armée abyssine, afin qu’il combatte les Quraych et détruise la Kaaba. Il marcha donc vers eux avec ces forces et prit Abū Righāl de Ṭāif comme guide vers La Mecque, jusqu’à ce qu’il l’installe à Al-Mughammas (5km de la Mecque). Abū Righāl mourut à Al-Mughammas et y fut enterré, et les Arabes lapidèrent sa tombe. C’est la tombe lapidée d’Al-Mughammas.

D’autres dirent : La cause en était plutôt que des commerçants de Quraych passèrent près d’un monastère chrétien sur le rivage de la mer. Ils s’installèrent dans son enclos et allumèrent un feu pour préparer leur nourriture, et le monastère prit feu. Le Négus d’alors jura de faire des captifs à La Mecque et de détruire la Kaaba. Il envoya son armée et l’éléphant avec Abraha ibn al-Ṣabbāḥ, Abū Maksūm, Ḥajr ibn Sharāḥīl et al-Aswad ibn Maqṣūd. Le Négus était le roi, Abraha était le chef de son armée au Yémin, Abū Maksūm était son vizir, et Ḥajr et al-Aswad étaient parmi ses commandants. Ils marchèrent avec l’armée et l’éléphant jusqu’à ce qu’ils s’installent à Dhū al-Majāz. Al-Aswad ibn Maqṣūd les précéda et captura le bétail en pâture de La Mecque.

… Il y avait dans ce bétail deux cents chameaux appartenant à Sidna ‘Abd al-Muṭṭalib, dont certains étaient marqués. Il sortit – c’était un homme d’apparence noble et de grande taille – vers Abraha et lui réclama ses chameaux. Abraha lui dit : « Tu m’avais impressionné lorsque je t’ai vu, mais maintenant je te méprise. » Il dit : « Pourquoi ? » Il dit : « Je suis venu pour détruire la Kaaba, une maison qui est ta religion et celle de tes pères, et tu ne m’en as pas parlé, mais tu m’as parlé de tes chameaux. » ‘Abd al-Muṭṭalib dit : « Je suis le maître de mes chameaux, et la Maison a un Maître autre que moi qui te l’interdira. » Abraha dit : « Il ne pourrait me l’interdire. » Et il rendit à ‘Abd al-Muṭṭalib ses chameaux par moquerie, pensant qu’il reviendrait les prendre. ‘Abd al-Muṭṭalib les mit en sécurité dans les montagnes de La Mecque, se rendit à la Kaaba, saisit l’anneau de la porte et se mit à dire :

Ô Seigneur, certes l’homme défend…

Son enclos, alors défends Ton enclos.

Que ne triomphent point leur croix…

Et leurs faux espoirs, jamais, sur Ton espoir.

…

L’armée se dirigea vers La Mecque par la voie de Minā, et l’éléphant était avec eux. Lorsqu’on le dirigeait vers le Sanctuaire, il hésitait et refusait d’avancer, et lorsqu’on le détournait de lui, il avançait…

Les gens de La Mecque aperçurent les oiseaux qui arrivaient du côté de la mer. ‘Abd al-Muṭṭalib dit : « Ceci est une chose étrange sur notre terre ; ce ne sont ni des oiseaux du Najd, ni du Tihāma, ni du Ḥijāz. Ils ressemblent à des sauterelles. » Ils avaient dans leurs becs et leurs pattes des pierres. Lorsqu’ils couvrirent les gens [de l’armée] de leur ombre, ils les leur jetèrent jusqu’à ce qu’ils périssent. Abraha s’échappa et retourna au Yémin, mais il mourut en chemin après que des morceaux de son corps tombèrent un à un jusqu’à sa perte.

Lorsque les gens [de l’armée] tardèrent et que leur nouvelle devint obscure pour eux [les Mecquois], … ‘Abd al-Muṭṭalib envoya son fils Sidna ‘Abd Allāh (RA) lui apporter de leurs nouvelles. Il les trouva tous, leurs corps brisés par les pierres, jusqu’à leur perte. Il retourna en courant vers ‘Abd al-Muṭṭalib et ses compagnons, et ils prirent leurs biens. Ce furent les premiers biens des Banū ‘Abd al-Muṭṭalib.

Le signe concernant le Saint Prophète SAW – dans l’histoire de l’éléphant – est qu’il était, à cette époque, une graine (bénie) dans le ventre de sa (Noble) Mère à La Mecque, car il naquit cinquante jours après [l’événement de] l’éléphant et après la transition de son père, un lundi, le douze du mois de Rabî‘ al-Awwal. Cela correspondait, dans les mois romains, au vingt février de la douzième année du règne de Hormuz ibn Anūsharwān.

Abū Ja‘far al-Tabarî a rapporté que sa naissance – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui – eut lieu quarante-deux ans après le début du règne d’Anūsharwān.

… Lorsque se répandit parmi les Arabes ce que Dieu, exalté soit-Il, avait fait à l’armée de l’éléphant, ils redoutèrent le Sanctuaire, le vénérèrent et sa sacralité augmenta dans les âmes. Ils se soumirent à l’obéissance envers Quraych et dirent : « Le peuple de Dieu ; Dieu a combattu pour eux et leur a suffi contre la ruse de leur ennemi. » Ils les honorèrent et les vénérèrent davantage. Les Quraych assumèrent l’hospitalité (nourrir les pèlerins) (al-Rifâdah), la garde (al-sidāna) et l’abreuvement (al-Siqâya).

La délégation était un bien que les Quraych sortaient chaque année de leurs biens pour préparer de la nourriture pour les gens les jours de Minā. Ils devinrent ainsi des guides dans la religion et des chefs suivis, et les Gens de l’Éléphant devinrent un exemple [de châtiment] pour les générations futures.

L’affaire de l’éléphant fut une dissuasion pour tout agresseur et un repoussoir pour tout tyran. Un groupe de personnes qui avaient vu l’éléphant et les oiseaux par volées (al-abābīl) vécurent à l’époque du Messager de Dieu – que la prière et la paix de Dieu soient sur lui –, du temps de sa prophétie et après son émigration. Parmi eux figuraient Ḥakīm ibn Ḥizām, Ḥāṭib ibn ‘Abd al-‘Uzzā et Nawfal ibn Mu‘āwiya, car chacun d’eux vécut cent vingt ans : soixante ans à l’époque de l’Ignorance (al-Jāhiliyya) et soixante ans en Islam.

AUTRES SIGNES

Parmi les nombreux autres signes miraculeux qui se sont produits à la naissance du Prophète, paix et salut de Dieu sur lui, il y a l’extinction du feu sacré que les mages Perses adoraient. Ce feu était attisé et préservé par les mages du temple depuis 1000 ans.

Les églises s’écroulèrent autour du lac Sâwâ où elles plongèrent.

À sa naissance, le palais de Chosroês lut ébranlé et quatorze tours en tombèrent.

La chambre où le Prophète (Salut et Bénédictions sur lui) vit le jour fut inondée de lumière. On vit les étoiles s'approcher du nouveau-né, presque au point de le toucher.

Toutes les idoles se sont renversées, le siège du lapidé tomba, et les météores ont été projetés sur les démons qui ont été depuis lors interdit d’écouter.

A la Naissance Bénie, SIDNA Hassân Ibn Thâbit RA, compagnon et poète du Prophète SAW, était à Médine (Yathrib alors). Il (RA) témoigne de l’émoi au sein de la communauté religieuse juive à son époque : « J’étais dans la région où se trouvaient les juifs (à Médine), quand un des Rabbins est monté sur un mur et a lancé cet appel : » Ô communauté juive ! Aujourd’hui vient d’apparaître l’étoile d’Ahmed ! ». Les gens du Livre et notamment la communauté juive étaient très attentifs aux différents signes cosmiques dont certains étaient cités dans la Thora et qui indiquaient l’éminente naissance du dernier Messager pour l’humanité.

LA NAISSANCE BENIE DU MESSAGER (PAIX ET BENEDICTIONS SUR LUI)

Lorsque Notre Mère Âmina bint Wahb (RA) porta en elle le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui), il lui fut rapporté qu’elle fut visitée et qu’on lui dit :

« Tu portes en toi le maître de cette communauté. Lorsqu’il touchera le sol, dis : "Je le place sous la protection de l’Unique contre le mal de tout envieux", puis nomme-le Muhammad. » Et elle vit, alors qu’elle le portait, qu’une lumière sortit d’elle, dont elle aperçut les palais de Bosra au pays du Shâm.

La Sainte Mère RA attesta qu'elle n'avait pas enduré pendant sa grossesse des maux dont souffrent les femmes durant leur grossesse.

Il est rapporté qu’ Elle (RA) dit :

« Lors de ma grossesse de  (Sidna) Mouhammad SAW j'ai vu une lumière jaillir de moi au point d'apercevoir les palais de Bosra se trouvant en Syrie ».

 

L’imam Abou Na’îm al-Hâfidh (dans Dalâil al Noubouwwa). L’imam Chihâb ad-Dîn al-Qastalânî (dans al-Mawâhib al-Laduniyya 1/77) rapportent ce récit de Notre Mère Amina RA :

« Quand j'ai commencé à ressentir les contractions, personne ne savait que j'étais seule à la maison, (même) Abd Al Muttalib faisait sa circumambulation de la Ka`ba. J'ai entendu un grand bruit qui m'a fait peur. Puis j'ai vu ce qui ressemblait à l'aile d'un oiseau blanc, qui frotta ma poitrine, faisant disparaître toute peur et chaque mal que je ressentais. Devant moi est apparue une boisson blanche à partir de laquelle j'ai bu ; après quoi une lumière vive est tombée sur moi et j'ai été entourée par des femmes, hautes comme des palmiers, qui ressemblaient aux femmes des Abd Manâf. J'étais stupéfaite en pensant: ‘‘Oh, comment ont-ils découvert sur moi’’ Ils m'ont dit: ‘‘Nous sommes ASSIA, la femme du pharaon, et MARYAM, la fille d'Imran’' Mon état a continué de s'intensifier et j'ai pu entendre le claquement devenant plus fort et plus effrayant heure après heure. Alors que je traversais toujours cela, j'ai soudainement vu un morceau de soie blanche tendu entre le ciel et la terre, et j'ai entendu quelqu'un dire: «Cachez-le pour que les gens ne puissent pas le voir.» J'ai vu des hommes debout dans les airs avec des cruches d'argent à la main. J'ai vu un groupe d'oiseaux remplir ma chambre, chacun possédant un bec d'émeraude et des ailes de rubis. Alors ALLÂH a enlevé le voile de ma vue, et j'ai été témoin de toute la Terre à l'est et à l'ouest, et trois bannières ont été érigées; un à l'est, un à l'ouest et un au-dessus de la Ka’ba. Puis j'ai donné naissance à MOHAMMAD. Immédiatement, il se prosterna, levant ses deux mains vers le ciel comme s'il était en humble supplication. Ensuite, j'ai vu un nuage blanc venant du ciel qui le couvrait, le faisant disparaître de ma vue, et j'ai entendu une voix appeler: ‘‘Emmenez-le à tous les coins de la terre, à l'est et à l'ouest, et dans les océans, alors tout le connaître par son nom, ses attributs et sa forme.’’ Puis le nuage a rapidement disparu. »

 

Imam An-Nabahânî (al-Anwâr al-Mouhammadyya ) , Souyoutî (Dans Khasâis al-Koubrâ p. 81 et après.) , et Al-Khatîb al-Baghdâdî ont rapporté ce récit avec sa chaine de transmission : que La Très Sainte Dame Amina (RA) dit :

«Quand le Prophète SAW sortit de moi j’ai vu un immense nuage illuminé, à partir duquel sortait un hennissement des chevaux, un battement des ailes, et le parler des hommes, puis, je l’ai couvert (le Prophète SAW) et il (le nuage) disparut ; j’ai entendu alors un crieur qui dit : ‘‘Faites passer MOHAMMAD par tous les coins de la Terre, et présentez le à chaque être spirituel (Rouhâne) d’entre les djinns, les humains, les anges, les oiseaux et les animaux. Et donnez-lui la forme d’ADAM, la connaissance de Seth, le courage de NOE, l'intimité d'ABRAHAM, la langue d'ISMAIL, le contentement d'ISAAC, l'éloquence de SALIḤ, la sagesse de LOT, la bonne nouvelle de Jacob, la force de MOÏSE, la patience de JOB, l'obéissance de JONAS, la lutte de Josué, la voix de DAVID, l'amour de DANIEL, la révérence d'Ilias, l'impeccabilité de JEAN-BAPTISTE et l'ascétisme de JESUS (Paix sur eux tous), et immergez-le dans les qualités des Prophètes (Paix sur eux)»

On envoya dire à son grand-père ‘Abd al-Muṭṭalib : « Un garçon t’est né. Viens donc le voir. » Il vint, le regarda, et elle lui raconta ce qu’elle avait vu lorsqu’elle l’avait porté, ce qui lui avait été dit à son sujet et l’ordre qu’elle avait reçu de le nommer. On rapporte que ‘Abd al-Muṭṭalib le prit, entra avec lui à l’intérieur de la Kaaba, se tint debout près de lui en invoquant et en remerciant pour le don qu’il avait reçu. Puis il sortit avec lui et le remit à sa mère en lui disant : « J’ai vu en lui les marques de la gloire et j’ai discerné sur lui les signes de la seigneurie. Muhammad ne mourra pas avant de régner sur les Arabes et les non-Arabes. » Et il improvisa ces vers :

Louange à Dieu qui m’a donné…

Ce garçon pur, aux belles proportions.

Je le place sous la protection de l’Unique, le Dispensateur de grâces,

Contre tout être porteur de défaut et de rancœur,

Jusqu’à ce que je le voie dominant par sa stature.

 

Le Mariage de SIDNA Abd ALLÂH RA avec Notre Mère Âmina Bint Wahb RA a eu lieu un lundi, et Le Bien Aimé SAW est passé à la matrice de la Sainte Âmina RA un lundi.

De même, la Venue au monde du Messager d'Allah SAW avait eu lieu le lundi 12 du mois de Rabî Al-Awwal de l'année de l'Éléphant ; c’est un lundi que l'Ange Jibrîl (AS) était descendu vers lui pour la première fois ; l'émigration de SIDNA Mouhammad SAW de la Mecque vers Médine avait eu lieu un lundi. Son retour à la Mecque victorieux et conquérant, avait eu lieu un lundi (l'année de la conquête) ; il (SAW) a transité un lundi.

SON JEUNE ÂGE (PAIX ET BENEDICTIONS SUR LUI)

Il ne cessa d’être comblé de bénédiction pour tout refuge et tout tuteur.

Juhaym ibn Abi al-Juhaym rapporte d’après ‘Abd Allāh ibn Ja‘far qui a dit : Lorsque le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) naquit, Ḥalīma bint al-Ḥārith ibn ‘Abd al-‘Uzzā vint chercher des nourrissons [à allaiter] durant une année de disette. Elle dit : « Nous avions avec nous une vieille chamelle, et par Dieu, elle ne nous donnait pas une goutte de lait. J’avais avec moi un fils que j’allaitais, et nous ne trouvions dans mon sein de quoi le calmer, si ce n’est que nous espérions la pluie. Nous avions des brebis et nous placions notre espoir en elles. Lorsque nous arrivâmes à La Mecque, il ne resta aucune femme parmi nous à qui on ne présenta le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) sans qu’elle ne le refuse ; elles le dédaignaient à cause de son orphelinage. Chacune de mes compagnes prit un nourrisson, et je ne trouvai que lui. Je le pris et l’amenai à ma monture. Par Dieu, à peine l’eus-je installé dans la litière que le soir venu, mes seins se remplirent de lait au point que je pus le rassasier ainsi que son frère [de lait]. Son père [de lait] se rendit à notre vieille chamelle pour la traire, et la voilà le pis gonflé ! Il la traira et nous bûmes de son lait à satiété, ainsi que les garçons. Il dit : "Ô Ḥalīma, nous avons certes reçu un être béni." Puis, au petit matin, nous repartîmes vers notre pays. Je montai mon ânesse et le portai avec moi. Par Celui qui tient l’âme de Ḥalīma en Sa main, je dépassai toute la caravane au point que les femmes dirent : "Ô Ḥalīma, retiens-toi ! Est-ce là ton ânesse avec laquelle tu es partie ?" Je dis : "Oui." Et je dis : "Par Dieu, j’espère vraiment avoir porté sur elle un garçon béni." Elle dit : "Dieu augmentait nos biens chaque jour par lui. Nos brebis revenaient du pâturage repues, les pis gonflés, tandis que les brebis des autres revenaient maigres et affamées." »

Il dit : « Alors qu’il jouait derrière les maisons avec son frère [de lait] près de nos chevreaux, son frère vint vers moi en courant et dit : "On est venu chercher mon frère le Qurayshite : deux hommes vêtus de blancs l’ont saisi, l’ont couché et lui ont fendu le ventre." Je sortis, ainsi que son père [de lait], et nous le trouvons debout, le visage pâle. Lorsqu’il nous vit, il se jeta en pleurant vers nous. Elle dit : "Nous le serrâmes contre nous, son père et moi, et nous dîmes : 'Qu’as-tu ?' Il dit : 'Deux hommes sont venus à moi, m’ont couché, m’ont fendu le ventre et ont fait de moi…' " Il remit son vêtement en place comme il était. Anas ibn Mālik a dit : « Gabriel vint à lui, le renversa, lui fendit le ventre, en sortit le cœur, puis fendit le cœur et en sortit un caillot [de sang] en disant : "C’était la part de Satan en toi." Puis il le lava [avec de l’eau de ZamZam], le scella, puis le remit à sa place. » Anas dit : « Je pouvais voir la trace de la suture sur sa poitrine. »

Puis le mari de Ḥalīma lui dit : « Ô Ḥalīma, je crains que ce garçon n’ait été touché [par le mal]. Rends-le à sa famille avant que cela ne se manifeste sur lui. » Ḥalīma le porta donc jusqu’à ce qu’elle l’amène à sa mère Âmina. Sa mère dit : « Qu’est-ce qui t’amène avec lui, ô nourrice ? » Elle dit : « J’ai accompli ce qui m’incombait et j’ai craint pour lui les événements [malheureux], aussi te le rends-tu comme tu le souhaites. » Elle dit : « Ce n’est pas là ton comportement habituel. Sois sincère avec moi. » Ḥalīma l’informa alors de son état et dit : « Je craignais pour lui Satan. » Sa mère dit : « Non, par Dieu ! (l’autre) n’a aucun pouvoir sur lui. Il a une grande destinée. J’ai vu, lorsque je le portais, qu’une lumière sortit de moi qui illumina les palais de Bosra. Et lorsqu’il naquit, il se tenait, appuyé sur ses mains, la tête levée vers le ciel. Laisse-le et repars tranquille. » …[…]

L’imam Muhammad ibn Isḥāq a rapporté : « Un de nos compagnons m’a rapporté que le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) a dit : "Je me suis vu, alors que j’étais un garçon à La Mecque avec des garçons de Quraych, portant des pierres sur nos épaules. Nous avions relevé nos pagnes sur nos cous [pour les porter], lorsqu’une poussée – je ne vois pas qui – me repoussa et dit : 'Serre ton pagne contre toi !' Je serrai donc mon pagne." Ceci fait partie des prémices de la préservation, pour qu’il grandisse en elle et s’y habitue. »

Tels étaient les états de sa préservation avant la mission, et Son détournement de la souillure de l’Ignorance. Il s’ensuivit qu’après la mission, il fut encore plus grand et plus préservé des souillures. Il suffit, comme état, qu’il fut parmi les élus choisis qu’on laissa [sans le corrompre], et parmi les pieux vertueux qu’on négligea [de pervertir]. Et parmi les plus grands prophètes auprès de Dieu se trouve celui qui fut envoyé après avoir été préservé dans sa nature primordiale (Fiṭra) dès le premier regard. Dieu l’envoya après cette préservation et le purifia des souillures, ainsi fut-il exempté des suspicions et préservé du mépris des regards, afin que les gens répondent plus vite à son appel et lui obéissent plus docilement.

Après le rappel à DIEU (SWT) de son Noble Grand-père ‘Abd al-Muttalib RA, le jeune Sidna MOUHAMMAD (SAW) fut confié à la protection de son noble oncle, Sidna Abou Tâlib (RA). Bien que ce dernier ne fût pas fortuné, il entoura son neveu d’un amour et d’une sollicitude sans faille, le chérissant souvent plus que ses propres enfants. Le Messager d’Allah (SAW) grandit ainsi dans ce foyer empreint de bienveillance et de respect, témoignant en retour d’une loyauté et d’une droiture absolues envers son oncle. Cette période cruciale forgea son caractère noble et lui permit d’observer la société mecquoise tout en étant préservé, grâce à la vigilance de Sidna Abou Tâlib (RA), des pratiques de l’époque de l’Ignorance (Jâhiliyya).

Lors d’un voyage en Syrie aux côtés de son oncle, alors qu’il était âgé d’environ douze ans, la caravane ramenant Sidna MOUHAMMAD (SAW) fit une halte à Bosra. Un moine chrétien érudit nommé Bahira les invita à s’asseoir, ayant remarqué des signes prophétiques décrits dans les textes anciens, tels que le nuage qui ombrageait le jeune garçon de manière miraculeuse. Après l’avoir observé et questionné, Bahira examina le Sceau de la Prophétie entre ses épaules bénies. Convaincu qu’il (SAW) est le Maître des Envoyés (SAW), et le Sceau des Prophètes (SAW) tant attendu, le moine recommanda alors avec insistance à Sidna Abou Tâlib (RA) de ramener sans délai son neveu à La Mecque et de veiller sur lui avec la plus extrême prudence, de crainte que ses ennemis, notamment certains érudits juifs reconnaissant eux aussi ces signes, ne lui veuillent du mal et ne cherchent à attenter à sa vie.

SA JEUNESSE ET SON MARIAGE (PAIX ET BENEDICTIONS SUR LUI)

Lorsque le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) s’éleva parmi Quraych avec la meilleure guidance et la plus grande intégrité, la plus parfaite chasteté et fiabilité, ils le surnommèrent « Al-Amîn » (le Digne de Confiance) après l’avoir éprouvé. Ils le placèrent à l’avant-plan pour son mérite et sa dignité.

Réputé dans toute La Mecque pour son honnêteté parfaite (Al-Amîn), Sidna MOUHAMMAD (SAW) se vit confier par Dame Khadidja (RA), une noble veuve commerçante réputée pour sa sagesse et sa vertu, la gestion d’une caravane commerciale à destination de la Syrie. Profondément impressionnée par le succès remporté et, plus encore, par la noblesse de caractère et la piété manifeste de Sidna MOUHAMMAD (SAW), elle lui fit transmettre une proposition de mariage. Âgé de vingt-cinq ans, l’Élu de DIEU (SAW) accepta cette Union Bénie avec Dame Khadidja (RA), alors âgée de quarante ans.

De ce mariage heureux et fidèle, naquirent six enfants. Ils eurent quatre filles : Dame Zaynab (RA), Dame Ruqayyah (RA), Dame Umm Kulthûm (RA) et Dame Fâtimah Zahra (RA), la plus jeune, qui fut la Mère de sa lignée, ainsi que deux fils, Sidna Al-Qâsim (RA) et Sidna Abdullah (appelé aussi Tahir et Tayyib) (RA), qui furent rappelés à Dieu en bas âge.

Ce mariage heureux et fidèle dura vingt-cinq ans, et constitua une source de stabilité, de soutien indéfectible, et un appui affectif et financier essentielle pour le Prophète (SAW), surtout dans les premières et difficiles années de sa Mission.

LA RECONSTRUCTION DE LA KAABA

Les Quraychites se concertèrent au sujet de la démolition et de la reconstruction de la Kaaba, car son mur [était bas], sa hauteur dépassait à peine la stature d’un homme, et ses murs étaient larges mais s’effritaient. Ils voulurent la rénover et la surélever, mais ils craignaient de s’aventurer à la démolir…

Il apparut dans la Kaaba un serpent que les gens craignaient ; personne n’osait s’en approcher, sauf qu’il se recroquevillait et ouvrait la gueule. Ils s’en méfièrent jusqu’à ce qu’un jour, alors qu’il était monté sur le mur de la Kaaba, un oiseau fondit sur lui et l’emporta. Les Quraych dirent : « Nous espérons que Dieu agrée ce que nous voulons faire. »

La mer avait rejeté un navire sur le rivage de Jeddah, appartenant à un marchand romain. Il y avait à La Mecque un charpentier copte qui leur prépara la toiture de la Kaaba avec le bois du navire.

Lorsqu’ils se décidèrent à la démolir, Abû Wahb ibn ‘Umayr, qui était l’oncle maternel du Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) et un homme de noblesse et de considération, se leva, prit une pierre de la Kaaba, mais la pierre bondit de sa main et retourna à sa place. Il dit : « Ô assemblée de Quraych ! N’introduisez dans sa construction que de vos biens purs ! N’y introduisez ni le prix de la prostitution, ni le produit de l’usure, ni l’oppression d’aucun être humain ! » Les Quraych interprétèrent le retour de la pierre de la main d’Abû Wahb à sa place comme un signe que Dieu désapprouvait sa démolition, et ils en furent effrayés.

Al-Walîd ibn al-Mughîra dit : « Je vais commencer la démolition pour vous. » Il prit la pioche, se posta sur elle et dit : « Ô Dieu, nous ne voulons que le bien. » Puis il démolit les deux angles [inférieurs]. Les gens attendirent de voir cette nuit-là et dirent : « Attendons. S’il est touché [par un mal], nous ne démolirons pas. S’il ne l’est pas, nous la démolirons, car [Dieu] agrée ce que nous faisons. » Al-Walîd se réveilla le lendemain matin et reprit son travail.

Les Quraych se répartirent les sections de la Kaaba : la partie de la Maison revint aux Banû ‘Abd Manâf et aux Banû Zuhra ; l’espace entre l’angle noir (al-rukn al-aswad) et l’angle yéménite (al-rukn al-yamânî) aux Banû Makhzûm, aux Banû Taym et aux clans de Quraych qui s’y joignirent ; la partie d’al-Ḥijr et d’al-Ḥaṭīm aux Banû ‘Abd al-Dâr, aux Banû ‘Abd al-‘Uzzâ et aux Banû ‘Adî ; et l’arrière de la Kaaba aux Banû Jumḥ et aux Banû Sahm.

Lorsqu’ils arrivèrent aux fondations, ils découvrirent des pierres vertes. On dit qu’elles se trouvaient sur la tombe d’Ismaël. Ils frappèrent la pioche entre deux pierres, et lorsqu’elles bougèrent, toute La Mecque trembla ! Ils s’arrêtèrent donc et se limitèrent à la base des fondations.

Chaque tribu rassembla les pierres de sa section démolie et construisit jusqu’à arriver à l’angle de la Pierre (rukn al-ḥajar). Les tribus se disputèrent pour savoir qui aurait l’honneur de placer la Pierre Noire à sa place. Ils en vinrent à rester ainsi quatre ou cinq nuits. Puis ils se réunirent dans la Mosquée et se concertèrent. Abû Umayya ibn al-Mughîra, qui était le digne de confiance des Quraych de son temps, dit : « Ô assemblée de Quraych ! Désignez comme arbitre dans votre différend le premier homme qui entrera par la porte de cette Mosquée. »

Le premier à entrer chez eux fut le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui). Ils dirent : « C’est (Sidna) Mouhammad Al Amîne ! (le Digne de Confiance !) » Ils dirent : « Nous l’agréons. » – en raison de son mérite et de sa Fiabilité bien établis dans leurs esprits. Lorsqu’il fut près d’eux, ils l’informèrent [du différend]. Il dit : « Apportez-moi un vêtement. » On lui apporta un vêtement. Il prit la Pierre, la plaça dedans de sa main et dit : « Que chaque tribu prenne un coin du vêtement et qu’elles la soulèvent toutes ensemble. » Ils firent ainsi. Lorsque la Pierre atteignit sa place, il la plaça de sa main. Cet acte fut l’un de ses actes les plus admirables et ses traces, et son agrément par tous fut l’un des signes de [la future] obéissance envers lui.

Cela eut lieu quinze ans après l’Année de la Guerre Sacrilège (‘Âm al-Fijâr), et le Messager de Dieu (paix et bénédictions sur lui) avait alors trente-cinq ans. Ce fut là une fondation de ce que Dieu voulait pour lui comme honneur, et une préparation à l’acceptation du Message dont il serait chargé. Et Dieu (SWT) sait mieux ce qu’Il réserve en Son savoir caché.

Lorsqu’il eut atteint l’âge de quarante ans, Dieu Tout-Puissant l’envoya avec Sa mission à l’humanité entière, comme annonciateur et avertisseur.

L’ange Gabriel (que la paix soit sur lui) lui apparut dans la grotte de Hira au mois de Rabi’ al-Awwal – et il est dit au mois de Ramadan –, vêtu d’un brocart, avec cinq versets de la sourate Al-Qalam. Il lui dit : « Lis ! » à trois reprises, en le serrant contre lui. Puis, à la troisième fois, il dit : « Lis au nom de ton Seigneur qui a créé, jusqu’à Sa parole : Il a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas. »

Les premiers à croire en lui furent son épouse Notre Mère Khadija parmi les femmes, Sidna Ali ibn Abi Talib (KAW) parmi les très jeunes, Sidna Abu Bakr as-Siddiq parmi les hommes, et Sidna Zayd ibn Haritha parmi les affranchis.

Puis devinrent musulmans : Sidna Uthman ibn Affan, Sidna Talha, Sidna Az-Zubayr, Sidna Abd ar-Rahman ibn Awf et Sidna Sa’d ibn Abi Waqqas. Après ceux-ci, Sidna Abu Ubayda ibn al-Jarrah embrassa l’islam.

…Il (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) demeura trois années à dissimuler son message, jusqu’à ce que Dieu Tout-Puissant lui ordonne de le divulguer.

Des musulmans émigrèrent en Abyssinie la cinquième année de sa mission, en raison des persécutions excessives des mécréants de Quraysh.

Des djinns de Nusaybin vinrent à lui et embrassèrent l’islam alors qu’il avait Cinquante (dans dans la Mission).

Notre Mère Khadija RA transitât  dix ans après le début de la mission, de même que son oncle Sidna Abu Talib RA.

Il fut transporté de nuit à Jérusalem, puis enfourcha Al-Buraq et s’éleva vers les cieux. Il s’éleva jusqu’à se rapprocher de son Seigneur, puis il fut abaissé, vit son Seigneur Glorifié et Suprême, contempla les merveilles du royaume céleste, et la prière fut prescrite la nuit de l’Ascension.

Lorsqu’il atteignit l’âge de cinquante-trois ans, il émigra à Médine après qu’un groupe des Aws et des Khazraj soit venu à sa rencontre et lui ait prêté allégeance. Sa renommée se répandit à Médine jusqu’à ce qu’il n’y ait plus une seule maison où son nom (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ne soit mentionné. Ils se rendirent auprès de lui à plusieurs reprises, puis lui prêtèrent allégeance sur l’islam, sur son soutien et sur la guerre.

Son émigration de La Mecque eut lieu en milieu de journée, un lundi, le huit du mois de Rabi’ al-Awwal. Il entra à Médine un lundi à midi, le douze du même mois. Il descendit à Quba chez Kulthum ibn al-Hadm, où il resta jusqu’au vendredi. Il pria la prière du vendredi chez Banu Salim, puis voyagea accompagné d’Abu Bakr as-Siddiq, de Amir ibn Fuhayra (affranchi d’Abu Bakr) et de Abdullah ibn Urayqit, jusqu’à ce que sa chamelle s’agenouille à la porte de la mosquée – sa mosquée actuelle – qui était un terrain vague appartenant à deux orphelins (RA) sous la tutelle de Muadh ibn Afra. Muadh (RA) et son frère Muawwidh ibn Afra (RA) l’achetèrent et en firent don aux musulmans. Il (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) résida chez Abu Ayyub Khalid ibn Zayd al Ansari RA jusqu’à la construction de la mosquée et des habitations. Il déménagea ensuite (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) pour ses propres logements.

Sidna Ali ibn Abi Talib (KAW) le rejoignit ensuite ; il était resté à La Mecque pour restituer les dépôts qui lui avaient été confiés.

La prière en temps normal (à quatre rak’ahs) fut complétée après un mois, et la direction de la prière (qibla) fut changée de Jérusalem à la Kaaba au mois de Rajab – et il est dit au mois de Sha’ban – après dix-sept mois.

Le jeûne et l’aumône de la rupture du jeûne (Zakat al-Fitr) furent prescrits un an et sept mois après l’Hégire.

Quatre ans plus tard, le vin fut interdit.

Cette année-là, lors de l’expédition de Dhat ar-Riqa’, la prière de la crainte (Salat al-Khawf) fut révélée – et il est dit que ce fut la cinquième année.

La sixième année, le pèlerinage (Hajj) fut prescrit.

Cette année-là eut lieu la prière de demande de pluie (Istisqa).

La septième année – et il est dit la huitième –, la chaire (minbar) fut installée ; elle avait deux marches et une plateforme…

Il (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) ne cessa de se consacrer à Dieu Tout-Puissant, de s’efforcer de soutenir Sa religion, de combattre pour Sa cause et de secourir l’islam, depuis que Dieu Tout-Puissant lui permit de combattre les mécréants jusqu’à ce qu’il quitte ce monde, pendant environ vingt-trois ans. Le total de ses expéditions durant cette période fut de vingt-cinq – et il est dit vingt-sept :

Il assista personnellement et combattit lui-même (SAW) dans sept d’entre elles : la tranchée (Al-Khandaq), Badr, Uhud, Banu Qurayza, Banu al-Mustaliq, Hunayn et At-Ta’if.

Il est dit aussi qu’il combattit à Wadi al-Qura, Al-Ghaba et Banu an-Nadir. Pour lui (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) et pour ses compagnons (que Dieu soit satisfait d’eux), lors de ces expéditions et de ces champs de bataille, il y eut des récits rares, étranges et étonnants, et des bienfaits évidents … Les anges descendirent au combat à Badr, jamais cela ne s’était produit auparavant dans l’histoire humaine…

Lors de la bataille de Uhud, le Prophète SAW fut blessé : son visage béni saigna, sa dent incisive bénie fut brisée et son casque s’enfonça dans sa noble tête. À ce moment, un ange lui proposa de châtier ses ennemis pour leur hostilité et leurs violences. Mais le Messager d’Allah SAW répondit avec une miséricorde sans égale : « Seigneur, pardonne à mon peuple, car ils ne savent pas. » (Boukhari et Mouslim)

Les musulmans assiégés manquaient de nourriture. Ils étaient encerclés et affamés. Lors du creusement de la tranchée, une énorme pierre bloqua les fouilles. Le Prophète SAW prit la pioche et frappa trois fois : à chaque coup, une étincelle jaillit et il annonça la conquête future de la Perse, de Byzance et du Yémen. Sidna Jabir ibn Abdillâh RA ramena un peu de nourriture au Prophète SAW. Le Prophète (SAW) demanda à Jabir RA de convier tous les combattants (près d'un millier d'hommes). Il commença alors à distribuer la nourriture par petits groupes. Contre toute attente, la nourriture ne diminua pas, et tous les hommes purent manger à leur faim.

A Hunayn, Les musulmans faisaient face à 20 000 combattants ennemis, ils furent d’abord surpris et dispersés. Les quelques restant se cachèrent derrière le Saint Prophète SAW. Le Prophète ﷺ resta ferme, avançant avec son mulet en disant : « Je suis le Prophète, cela n’est pas mensonge ! Je suis le fils de ʿAbd al-Muttalib ! »

Quant à ses détachements (bu’uth) et patrouilles (saraaya) envoyés dans différentes régions et directions, ils furent au nombre d’environ cinquante. Dieu Tout-Puissant y fit triompher l’islam, des conquêtes y furent réalisées, et ce furent des moments témoins de sa bénédiction (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui).

Il (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) accomplit le pèlerinage (Hajj) deux fois avant qu’il ne soit prescrit, et une fois après qu’il fut prescrit ; c’est celui connu sous le nom du Pèlerinage de l’Adieu (Hajjat al-Wada’).

Il (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui) partit pour ce pèlerinage de jour, après s’être lavé (ghusl), coiffé, parfumé à l’huile et avoir mis du parfum. Il passa la nuit à Dhu al-Hulayfa et dit : « Un envoyé de mon Seigneur est venu à moi cette nuit et a dit : Prie dans cette vallée bénie et dis : "Me voici pour une ‘Umra dans un Hajj" ». Il entra donc en état de sacralisation (ihram) pour les deux ensemble (Qiran). Il entra à La Mecque tôt le dimanche matin par Kadâ’ depuis Ath-Thaniya al-‘Ulya, et accomplit tous les rites du Hajj. Lorsqu’il eut terminé, il se dirigea vers Médine la Noble, et transitat vers Son Seigneur SWT la même année.

Quant à son âge (que la paix et les bénédictions de Dieu soient sur lui), il est de soixante-trois ans, tous compris dans Dhu al-Qi’dah (c'est-à-dire qu'il a transiter ce mois-là).

MENTION DE SES TRAITS PHYSIQUES, QUE LA PAIX ET LES BENEDICTIONS D'ALLAH SOIENT SUR LUI

Il est de taille moyenne, ni grand ni petit. Il a le teint ni très blanc ni basané, mais plutôt clair avec une teinte rosée.

Il a les épaules larges et est solidement bâti. Il a des poils fins sur la poitrine et les aisselles. Quand il marche, il marche avec vigueur et détermination, comme s'il descendait une pente, inclinant tout son corps vers l'avant.

Ses cheveux atteignent le milieu de ses oreilles et parfois ses épaules. Ses cheveux ne sont ni très bouclés ni parfaitement raides, mais légèrement ondulés. Ils tombent jusqu'à ses épaules. Avant sa transition,  il avait eu quelques cheveux blancs, ne dépassant pas la vingtaine.

Son cou est noble et beau, comme s'il est fait d'argent. Il a le visage le plus beau parmi les hommes. Son visage béni (SAW) n’est ni trop charnu ni trop maigre, mais plutôt rond et lumineux. Il a la barbe épaisse et très soignée.

Ses yeux sont grands et très noirs, avec de longs cils. Ses sourcils sont fins, arqués et bien dessinés. Il a le nez aquilin (légèrement courbé, fin et noble).

Ses dents bénies de devant sont écartées [au niveau des incisives centrales] (ce qui est un signe de beauté). Sa bouche est bien proportionnée et ses yeux grands.

Sa peau est douce. Entre ses omoplates se trouve le "Sceau de la Prophétie", une marque de la taille d'un petit œuf de pigeon, avec des tâches comme des grains de beauté. Sa peau et sa transpiration dégagent une odeur naturelle extrêmement agréable, plus suave que le musc.

Il (SAW) est d'une pudeur extrême. Son rire est le plus souvent un sourire. Quand il parle, il s’exprime avec clarté et concision, sans superflu, et chaque parole est marquée par une grande sagesse.

Que Le Seigneur de l’Univers prie sur Lui (SAW) et le salue abondamment.

Sidna Ali KAW dit : « … Lorsqu’il marchait, il se penchait légèrement vers l’avant, comme s'il descendait une pente. Quand il se tournait, il se tournait tout entier. Entre ses deux épaules se trouvait le Sceau de la Prophétie, et il est le Sceau des prophètes.

C'était l'homme le plus généreux, le plus courageux, le plus véridique en parole, le plus fidèle à ses engagements, le plus doux de caractère et le plus noble en compagnie.

Celui qui le voyait pour la première fois ressentait de la crainte révérencielle pour lui, et celui qui le connaissait intimement l'aimait.

Celui qui le décrivait disait : « Je n'ai jamais vu avant lui ni après lui quelqu'un de semblable, qu’ALLÂH Prie sur Lui et Le Salue »

En résumé, … il (SAW) est le plus parfait, le plus beau et le plus noble des mondes en apparence et en caractère. Que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui.

MENTION DE SES NOBLES CARACTERES, QUE LA PAIX ET LES BENEDICTIONS D'ALLAH SOIENT SUR LUI

Son caractère, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, est le Coran. Il se réjouit de ce qui réjouit (Allah SWT) et se fâche pour ce qui L'irrite. Il ne se met jamais en colère pour lui-même et ne se venge jamais pour sa propre cause. Mais si les sacralités d'Allah le Très-Haut sont violées, alors Il venge pour Allah. Et lorsqu'il se met en colère, personne ne peut affronter sa colère.

Il est le plus généreux et le plus prodigue (bienfaisant) des hommes ; il ne dit jamais "non" à quiconque lui demande quelque chose.

Il est le plus véridique dans son discours, le plus fidèle à ses engagements, le plus doux dans ses relations, le plus clément et le plus pudique. Il maîtrise son regard ; il regarde plus souvent le sol que le ciel. Il est humble, miséricordieux, bienveillant, chaste, attentif envers ses compagnons (RA), très affectueux avec eux, les honore. Il accepte les excuses de celui qui s'excuse auprès de lui. Le fort et le faible sont égaux en droit auprès de lui. Il ne se prévaut sur aucun être. Il ne s’assoit ni ne se lève sans évoquer Allah.

Il s’assoit, que la paix et les bénédictions d'Allah soient sur lui, à l'endroit où le groupe s’achève [sans chercher une place particulière]. Il pardonne et excuse, visite les malades, assiste aux funérailles, aime les pauvres et ne méprise pas un indigent pour sa pauvreté, ni ne craint un roi pour sa royauté. Il honore le bienfait, même minime. Il ne critique jamais un aliment.

Il respecte le voisin et honore l'invité.

Il raccommode lui-même ses sandales et rapièce ses vêtements de ses mains. Il monte le cheval, la mule et l'âne, et n'est ni arrogant ni tyrannique. Il fait monter derrière lui son serviteur ou quelqu'un d'autre.

Il s’assoit le plus souvent en direction de la Qibla. Il prolonge sa prière et raccourcit son sermon. Il demande beaucoup le pardon [d'Allah] nuit et jour. Il jeûne le lundi, le jeudi, les jours blancs [13, 14, 15 du mois lunaire], le vendredi le plus souvent, et le jour de 'Achoura. Il jeûne beaucoup durant le mois de Cha’bâne et jeûne le mois de Mouharram en entier. Ses yeux se ferment mais son cœur ne dort pas.

Il accepte les cadeaux et offre quelque chose en retour.

Il ne recherche pas la sophistication dans sa nourriture ou sa boisson. Il mange peu, préfère la faim à la satiété et serre une pierre sur son ventre (béni) à cause de la faim. Allah le Très-Haut lui offre les clés des trésors de la terre et ses richesses, et les montagnes se transforment en or pour lui, le suppliant de les accepter pour les dépenser dans le sentier d'Allah, mais il refuse cela et choisit ce qui se trouve auprès d'Allah le Très-Haut et la Demeure Ultime. Il déprécie ce bas monde et honore l'Au-delà.

Il aime le parfum et déteste les odeurs mauvaises et repoussantes. Il aime commencer par la droite dans toutes ses affaires.

Lors de ses voyages, il ne se sépare pas de l'huile [pour les cheveux], du khôl, du miroir, du peigne, du cure-dent (Siwak), des ciseaux, du fil et de l'aiguille.

Il plaisante parfois, mais ne dit que la vérité.

Il possède des caractères nobles innombrables et incommensurables. Et c'est d'Allah que vient le secours.

Paix, Paix, Paix et Salut D’ALLÂH SWT Sur La Plus Noble et La Meilleure des Créatures (SAW)

Qu’Allah SWT répande éternellement Sa prière et Ses sublimissimes et incommensurables bénédictions sur la meilleure des créatures, le noble et éminent Prophète (SAW), sa Noble Famille, Ses Nobles Compagnons, et ses Valeureux Héritiers (RA).

Qu’Allah SWT Agrée et Elève excellemment, incommensurablement et éternellement nos Bien Aimés Maîtres RA

Qu’ALLÂH SWT Agrée leur Travaux, qu’IL SWT Les Assistes et Les Protège ainsi que leurs Familles !

Qu’ALLÂH SWT Nous Pardonne et Nous Purifie, Qu’IL SWT Nous Donne L’Amour Sincère de Nos Maîtres RA

SOURCES :

1.   Le Saint Coran

2.   lâm al-Nubuwwa (Les Preuves de la Prophétie), imam Al-Māwardī

3.   Ghayat as-Sul fi Sirat ar-Rasoul (L'objectif ultime concernant la biographie du Messager) 1/40. Imam Abd al-Basit Al-Malatî

4.   Dalâil al Noubouwwa imam Abou Na’îm al-Hâfidh.

5.   al-Mawâhib al-Laduniyya, imam Chihâb ad-Dîn al-Qastalânî

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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