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SIRA 6 – [Partie 15/19] LES EXPÉDITION DU SAINT PROPHÈTE MOUHAMMAD (SAW)

« Zayd, Jaafar et Abdoullah ibn Rawâha ont tour à tour porté le drapeau mais furent tous tués ».

Intermédiaire · 30 min de lecture · 6 octobre 2023

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 6 octobre 2023). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

 

Les autres expéditions en Sariyya ou Ghazwa réalisées à l’an 7 de l'Hégire

La Ghazwa de Dhatir-Riqâa

Après avoir fini de démanteler la force de deux des trois ailes constituant le groupe des coalisés (les juifs et les arabes), le Messager d'Allah (SAW) consacra tout son temps à combattre la troisième aile, à savoir les terribles bédouins errant dans le désert de Najd, bédouins qui ne cessaient de se livrer au pillage et au vol de temps à autre. Etant donné que ces bédouins n’habitaient ni dans un même pays ni dans une même ville et qu'ils ne vivaient pas dans des châteaux ou des forteresses, la difficulté de les contrôler et d’enrayer leur perversité dépassait largement celle rencontrée pour combattre les gens de la Mecque et de Khaybar. C'est pourquoi, il ne fallait à leur égard que des expéditions armées, expéditions plusieurs fois réalisées par les musulmans.

Pour imposer la force aux bédouins qui se mobilisaient pour s'attaquer aux confins de Médine, le Messager d'Allah (SAW) lança une expédition connue sous le nom, de Ghazwa de Dhatir-Riqâa.

Cette Ghazwa a eu lieu au mois de Rabia Al- Awwal de l'an 7 de l'Hégire.

Le Prophète (SAW) avait appris que des Banou Nimr se rassemblaient, c'est à dire Banou Thaalaba et Banou Mouhârib ibn Ghatafan, Alors, il se précipita d'aller vers eux à la tête de 400 -ou de 700 de ses compagnons. Il se fit remplacer à Médine par Sidna Abi Dharr RA ou Sidna Othman ibn Affân RA. Il s’introduisit dans leur pays au point d'arriver à un endroit appelé Nakhl, à deux jours de marche de Médine. En route, il rencontra un groupe de Ghatafan qui passa tout près de lui. Les deux groupes eurent peur l’un de l'autre mais il n'y eut point de bataille. A l'occasion, le Prophète (SAW) recourut à une prière de peur à l'encontre du groupe des Ghatafan.

A cet égard, le recueil de hadiths authentiques d’Al-Boukhâri mentionne : “ La prière commença. Le Prophète (SAW) fit deux génuflexions avec un groupe qui, ensuite, se retira, le laissant faire la même chose (deux génuflexions) avec un autre groupe. Ainsi, le Messager d'Allah (SAW) totalisait quatre génuflexions et les compagnons, deux.

Abou Moussa Al-Ach-aari (qu'Allah soit satisfait de lui) dit selon un rapport d’Al-Boukhâri : “ Nous étions sortis avec le Messager d'Allah (SAW) et étions au nombre de six. Nous disposions d'un seul chameau que nous enfourchions à tour de rôle. Nos pieds étaient très abîmés. Moi, mes ongles avaient chuté (à cause de la marche). Nous enveloppâmes nos pieds à l'aide de chiffons. Au vu de cela, la Ghazwa fut appelée Dhatir-Riqâa (bandeaux) parce que nous portions aux pieds des bandeaux faits de chiffons”.

Sidna Jâbir RA rapporte également cet événement :

“ Nous étions avec le Prophète (SAW) à Dhatir-Riqâa. A un moment, nous arrivâmes à un arbre ombrageux que nous laissâmes au Messager d’Allah (SAW). Les gens se dispersèrent et allèrent se réfugier à l’ombre des arbres à épines. Le Prophète (SAW) descendit sous l'arbre auquel il accrocha par la suite son épée.

Nous fûmes ensuite pris de sommeil. Alors, survint un homme faisant partie des associateurs, qui après avoir dégainé l'épée du Messager d'Allah (SAW), dit : “ As-tu peur de moi” ? “ Non”, répondit le Prophète (SAW).

L'homme reprit : “ Et qui est-ce qui va te préserver de moi” ?

“ Allah”, répondit-il. Soudain, le Messager d'Allah (SAW) nous appela. Alors nous accourûmes et trouvâmes un bédouin assis à côté de lui. Il dit : “ Cet homme a dégainé mon épée alors que j’étais assoupi. Ensuite je me réveillai et la trouvai dans sa main. Il me dit : Qui est-ce qui va te préserver de moi” ? Je répondis : “ Allah”.

Le voici assis Le Messager d’Allah (SAW) ne blâma pas l'homme pour autant.

Le rapport fait par Abi Awâna s'exprime en ces termes : “L'épée tomba de la main de l'homme. Alors, le Message d'Allah (SAW) s'en saisit et dit : "Qui est-ce qui va te préserver de moi" ? L'homme répondit : "De grâce épargne-moi". Le Prophète (SAW) reprit : "Vas-tu attester qu’il n'y a de divinité qu’Allah et que je suis le Messager d'Allah" ? Le bédouin répondit : "Je m’engage à ne point te combattre, à ne jamais me joindre à des gens qui te combattent".

Alors le Prophète (SAW) le laissa partir. Arrivé chez les siens, l’homme dit : “ Je viens de quitter le Meilleur des Hommes”.

 Dans le rapport d’Al-Boukhâri, Mousaddid dit : “Le nom de l'homme était Ghawrath ibn Al-Hârith”.

Ibn Hajar quant à lui, dit : “ Al-Wâqidî note, parlant de la cause de cette histoire que le nom du bédouin était Daathour et que celui-ci s'était converti à l'Islam”.

Les musulmans capturèrent une femme faisant partie des associateurs et dont le mari avait émis le vœu de ne jamais revenir sans verser le sang d’un des compagnons de Mohammad (SAW. L'homme se présenta la nuit alors que le Messager d'Allah (SAW) avait fait monter la garde à Abbâd ibn Bichr et Amir ibn Yâsir. Il jeta une flèche à Amir qui, debout accomplissait sa prière mais celui-ci l'arracha, sans toutefois rompre sa prière.

Il recommença deux autres fois mais le prieur ne bougea pas avant d'achever sa prière. Ayant fini de prier, Amir réveilla son camarade qui aussitôt dit : “ SoubhanAllah (Gloire à Allah le Transcendant) : Pourquoi n'as-tu pas attiré mon attention” ? Il répondit : “ J'étais dans une sourate que je ne voulais pas couper”.

Cette Ghazwa a eu pour effet de jeter de la terreur dans les cœurs des terribles bédouins. Si l'on observe bien les détails des Sarâya qui ont eu lieu après cette Ghazwa, on se rend compte que ces tribus faisant partie de Ghatafan n'osaient plus lever la tête. Au contraire, ils se soumirent petit à petit, non seulement au point de se rendre mais aussi d'embrasser l'Islam. On vit même plusieurs tribus constituées de tels bédouins s'allier du côté des musulmans, lors de la conquête de la Mecque. Ils participèrent également à la bataille de Hounayn et prirent leur part du butin.

Au retour de l'expédition conquête de la Mecque, on envoya auprès d'eux les collecteurs d'aumônes à qui ils remirent leurs contributions. Ainsi, se réalisa le démantèlement des trois ailes dont se constituait le groupe des coalisés. La paix et la sécurité commencèrent à régner dans la région. Sur cette base, les musulmans pouvaient facilement contenir les désordres provoqués par les tribus. Mieux, après une telle Ghazwa, débutèrent les préparatifs pour aller à la conquête des grands pays et royaumes, car, à l'intérieur du pays les conditions restaient favorables à l'Islam et aux musulmans.

Après son retour de cette Ghazwa le Messager d'Allah (SAW) séjourna à Médine jusqu’au mois de Chawwâl de l'an 7 de l'Hégire. Au cours de cette période, il envoya plusieurs Sarâya :

La Sariyya de Sidna Omar ibn AL-Khattâb en direction de Tourba.

Elle était dirigée contre Hawâzin dont les terres s’étendaient de Nadj jusqu’au milieu du Hijâz et les confins du Yémen

Le chef de cette expédition était Omar ibn Khattab RA était composée de 30 hommes elle eut lieu dans le courant de Chaabân de l'an 7 de l'Hégire et n’était qu’une patrouille de reconnaissance.

Ibn Saad dit : « Le Messager d’Allah (SAW) envoya Sidna Omar ibn Khattab RA à la tête de 30 hommes dans les parages de Hawâzin, à Turaba à 4 nuits de marche de la Mecque.

Eh bien que le nombre des musulmans était presqu’insignifiant tandis que celui de la tribu des ennemis était fort important.

Les Banû Nars ben Mu’awin et les Banû Jucham préférèrent prendre la fuite dès qu’ils eurent entendu parler de l’approche des musulmans.

Seydina Omar (RA) alla jusque chez eux mais, n'y trouvant personne, retourna à Médine.

La Sariyya de Ghâlib ibn Abdillâh Al-Laythi RA.

Orientée vers Banî Al-Moulawah à Kadid. Elle eut lieu au mois de Safar ou de Rabia Al-Awwal de l'an 7 de l'Hégire. Banou Al-Moulawah avaient tué les compagnons de Bachir ibn Souwayd.

Alors une Sariyya fut dépêchée dans une perspective de punition. Ghâlib et ses hommes lancèrent une attaque nocturne, tuèrent les coupables et s'emparèrent de leurs troupeaux. Ils furent poursuivis par une grande armée constituée de soldats ennemis, mais, peu avant Médine, il se mit à pleuvoir. Il y eut alors un grand torrent entre eux et leurs poursuivants, ce qui, en fait, les sauva.

La Sariyya de Bachir ibn Saad Al-Ansârî.

En direction de Banî Mourra du côté de Fadk. Elle eut lieu au mois de Chaabân de l'an 7 de l'Hégire. Bachir était accompagné de 30 hommes.

Ils se rendirent chez Banî Mourra, s'emparèrent de leurs troupeaux et prirent la route du retour. Toutefois, ils furent poursuivis et rattrapés dans la nuit. Alors ils se mirent à tirer des flèches en direction des poursuivants au point qu'il ne leur restât plus de flèches. Ce étant, ils furent tous tués à l'exception de Bachir qui se réfugia à Fadk où il resta parmi les juifs jusqu'à la guérison de ses blessures, avant de retourner à Médine.

La Sariyya de Ghâlib ibn Abdillâh Al-Laythi.

En direction de Banî Awwal et de Banî Abd ibn Thaalaba à Al-Mayfaa. (Ou en direction aussi des Al-Harqât, un groupe de Jouhayna, selon certains). Cette Sariyya eut lieu au mois de Ramadân de l'an 7 de l'Hégire. Ghâlib était en compagnie de 130 hommes qui tous, attaquèrent les ennemis, tuèrent leur chef et s'emparèrent de leurs troupeaux. Au cours de cette Sariyya SIDNA Osama ibn Zayd RA tua Mirâàs ibn Nahîk après qu'il eût dit : “ Il n'y a de divinité qu’Allah”. De retour à Médine, Ghâlib et ses hommes informèrent le Prophète (SAW) qui dit : “ Allâhou Akbar” avant d'ajouter : “L'as-tu tué après qu'il ait dit (il n'y a de divinité qu’Allah)” ?

SIDNA Oussama RA dit : « il ne l’a prononcé que par peur (pour se faire épargner) ? »

“L'as-tu tué après qu'il ait dit (il n'y a de divinité qu’Allah)” ? repris le Prophète SAW.

(Dans le récit, SIDNA Oussâma RA dit : il (SAW) ne cessa de répéter cela jusqu’à ce que j’aie souhaité de ne pas être musulman avant ce jour-là)

Le Prophète (SAW) reprit : “As-tu fendu son cœur pour savoir s'il est sincère ou s’il ment” ?

La Sariyya de Abdillâh ibn Rawâha.

En direction de Khaybar. Elle eut lieu au mois de Chawwâl de l'an 7 de l'Hégire. Abdoullah était en compagnie de 30 cavaliers. Cette Sariyya s'expliquait par le fait qu'Asîr (ou Bachir) ibn Razzâm regroupait Ghatafan pour s'attaquer aux musulmans. Abdoullah et ses hommes firent sortir Asîr pour discuter et les deux groupes se donnèrent l’assurance de ne pas s’entretuer ou se trahir ; Asîr (et 30 de ses compagnons) se mit en route finalement avec eux afin de rencontrer le Saint Prophète SAW. Mais arrivés à proximité de Niyar, Asîr tenta de tuer Sidna Abdallah ibn Anis RA en se saisissant de l’arme de ce dernier ; un conflit éclata aboutissant au meurtre d'Asîr et de ses trente compagnons.

Rapportant les faits au Saint Prophète SAW, il (SAW) leur dit : « DIEU vous a sauvé des gens injustes »

La Sariyya de Bachir ibn Saad Al-Ansârî.

En direction du Yémen et de Jabâr, un terroir appartenant à Ghatafan (ou à Fizâra et Outhra, selon certains). Elle eut lieu au mois de Chawwâl de l'an 7 de l'Hégire. Bachir était en compagnie de 300 -hommes sortis pour rencontrer un grand regroupement destiné à l'attaque des confins de Médine.

A l'occasion, les musulmans marchaient la nuit et se cachaient le jour. Mis au courant de leur marche, les ennemis prirent la fuite. Alors, Bachir s'empara d'une bonne partie de leurs troupeaux et captura deux hommes qu'il ramena à Médine et qui, par la suite se convertirent à l'Islam.

La Sariyya d'Abi Houdrad Al-Aslamî

En direction d'Al- Ghâba. Ibn Al-Qayyim la classe parmi les Sarâya de l'An 7 de l'Hégire, avant la “Oumra de Compensation”. Le résumé d'une telle Sariyya se présente comme suit : Un homme faisant partie de Jachm ibn Mouâawiya était arrivé à Al-Ghâba dans le but de mobiliser les Qaysites (Banou Qays) pour combattre les musulmans. Alors, le Messager d'Allah (SAW) envoya Aba Hadrad et deux hommes s’enquérir de la situation et lui apporter des informations.

Ceux-ci arrivèrent chez les ennemis au coucher du soleil. Alors, Abou Hadrad se cacha d'un côté et ses deux compagnons de l'autre. Prenant tout son temps, il se mit à observer les gens jusque dans la nuit. A ce moment, leur chef se leva et se mit à marcher, seul. Ce chef passa près d'Abi Hadrad qui lui décocha une flèche et le tua.

Les ennemis ne firent que prendre la fuite, ce qui permit aux trois musulmans de s'emparer d’un grand nombre de leurs chameaux et de leurs moutons.

LA OUMRA DE COMPENSATION

D’après Al-Hâkim, le Messager d'Allah (SAW), au début du mois de Thil-Kaada, ordonna à ses compagnons d’accomplir une Omra compensatoire. A cet égard, il demanda à tous ceux qui étaient présents à Al-Houdaybiyya et qui étaient encore en vie de venir avec lui.

D'autres à l'occasion lui tinrent aussi compagnie pour aller effectuer la Omra. Il y avait au total 2000 partants, en dehors des femmes et des enfants.

Le Prophète (SAW) se fit remplacer à Médine par Ouwaif ibn Al- Adbat Ad-Dayli ou par Abi Rouhm Al-Ghifârî. Il emmena avec lui 200 moutons à sacrifier conduits par Nâjia ibn Joundoub Al- Aslami. Après avoir fait son "Ihrâm" à partir de Thil-Houlaifa, il se mit, à scander la formule "Labbayk" suivi en cela par les musulmans. Il était muni de ses armes, prêt à se battre, de peur d'être trahi par les Koraïchites. Arrivé à Ya-joj, il déposa toutes les aimes (le bouclier, l'épée, les flèches et la lance) auprès desquelles il laissa Aws ibn Khouli Al-Ansârî accompagné de 200 hommes et après quoi entra à la Mecque muni d'armes légères et d'épées de courte portée.

En entrant, il était monté sur sa chamelle“ Al-Kaswâ”, suivi des musulmans qui, l'épée en bandoulière, l'entouraient en scandant la formule de la Talbiya. Les associateurs se rendirent au mont Kaaykaaân, mont situé au nord de la Kaaba, pour voir arriver les musulmans. Ils se dirent en eux-mêmes : “ Ils sont épuisés par le paludisme de Yathrib”. Le Messager d'Allah (SAW) ordonna à ses compagnons de faire les trois parcours au pas de gymnastique et de marcher entre les deux Roukn Personne ne lui interdit de leur ordonner de faire les parcours.

Il ne leur donna un tel ordre que pour manifester de la force aux associateurs. De même il leur ordonna, à savoir de découvrir l'épaule droite et de placer les deux bouts du manteau sur l'épaule de gauche.

Le Messager d'Allah (SAW) accéda à la Mecque par le défilé débouchant sur Al-Houjoun. Les associateurs se mirent en rangs, en train de l'observer. Quant à lui, il continua de prononcer la formule "Labbayk" jusqu'au Roukn, après quoi il fit la circumambulation et les musulmans aussi. Abdoullah ibn Rawâha était devant lui, l'épée en bandoulière et récitant un poème en Rajaz, disait :

“ Laissez-le passer, vous autres infidèles !

Dégagez-vous car tout le bien est dans le Messager d'Allah. Le Clément a révélé à Son Messager le Coran.

Seigneur, moi je crois à ses dires : en les acceptant je suis sûr de détenir la vérité. Le meilleur des combats est celui ayant eu lieu dans sa voie.

Aujourd'hui, grâce au coran, nous confondrons les impies et nous lèverons tout désarroi ”.

Dans un Hadith d’Anas, Omar RA dit : “ Ibn Rawâha ! en face du Messager d'Allah (SAW) et dans le Haram d'Allah tu récites des vers” ? Alors, le Prophète (SAW) lui répondit : “ Laisse-le, Omar ! Il les touche plus rapidement (par ces paroles) que ne sauraient le faire les flèches”. Au pas de gymnastique, le Messager d'Allah et les musulmans firent les trois parcours. Les voyant, les associateurs dirent : “ Ceux-ci sont ceux que vous estimez être épuisés par le paludisme ? ! Ceux-ci sont plus robustes que tel et tel”.

Au terme de la circumambulation, le Prophète (SAW) fit le parcours entre As-Safâ et Al-Marwa. Ensuite, il immobilisa la bête à sacrifier à Al-Marwa et dit : “C'est par ici que je sacrifie. Toute la Mecque est lieu de sacrifice”.

Sur ces mots, il fit son sacrifice à Al-Marwa et là, se rasa sa Noble Tête Bénie, ce que firent aussi les musulmans. Ensuite il envoya des gens partir à Ya-joj remplacer le groupe qui surveiller les armes des musulmans, afin que ceux-ci puissent faire leurs offrandes. Le Messager d'Allah (SAW) passa trois nuits à la Mecque. Au matin du quatrième jour des gens vinrent voir Sidna Ali KAW et lui dirent : “ Dis à ton compagnon de sortir de chez nous. Le délai a expiré”. Ainsi, le Prophète sortit et alla descendre à Sarif il séjourna.

Au moment de sortir de la Mecque, les musulmans furent suivis par la fille de Sidna Hamza RA qui appelait en ces termes : “ Oncle ! Oncle”. Alors Sidna Ali (RA), Sidna Jaafar RA et Sidna Zayd RA se la disputèrent (sa garde). Le Prophète (SAW) trancha en faveur de Sidna Jaafar dont il était le mari de la tante maternelle.

A l'occasion de cette Oumra, le Prophète (SAW) épousa Notre Mère Maymouna bint Al-Hârith Al-Amiriyya RA. Avant d’accéder à la Mecque, il avait envoyé Sidna Jaafar ibn Abi Tâlib auprès de Notre Mère Maymouna. Celle-ci se remit à Sidna Al-Abbâs, qui était l’époux de sa sœur Oumm Al-Fadl RA. Sidna Al-Abbâs la maria au Prophète (SAW). A sa sortie de la Mecque, celui-ci laissa à Abi Râfia le soin de lui apporter Maymouna. Ainsi, le mariage eut lieu à Sarif. On appela cette Oumra "Oumratoul-Kadâ" soit parce qu’elle était la compensation de la Oumra d'Al-Houdaybiyya, soit parce qu'elle était une application du pacte de réconciliation conclu à Al- Houdaybiyya.

Cette Oumra a quatre noms : Oumratoul-Kadâ, Oumratoul-Kadiyya, Oumratoul-Kisâs et Oumratoul-Soulh.

A son retour de cette Oumra, le Prophète (SAW) envoya plusieurs Sarâya :

La Sariyya d’Ibn Abil-‘Awjâ.

Elle eut lieu au mois Thil-Hijja de l'an 7 de l'Hégire. Ibn Abil-‘Awjâ, qu'accompagnaient 50 hommes était envoyé par le Messager d'Allah appeler Bani

Salim à l'Islam. A l’occasion ceux-ci dirent : “ Nous n'avons pas besoin de ce à quoi il nous appelle”. Sur ce, il y eut de violents combats au cours desquels Aboul-Awjâ fut blessé. Deux hommes furent capturés du côté ennemi.

La Sariyya de Ghâlib ibn Abdillâh.

A l'endroit où avaient péri à Fadk, les compagnons de Bachir ibn Saad. Elle eut lieu au mois de Safar de l'an 8 de l'Hégire. Ghâlib. En compagnie de 200 hommes, revint avec du butin après avoir tué les coupables.

La Sariyya de Thât Atlâh (en Syrie).

Elle eut lieu au mois Rabia Al-Awwal de l'An 8 de l'Hégire. Banou Quodâaa s'étaient mobilisés en un grand rassemblement pour s'attaquer aux musulmans. Alors, le Messager d'Allah (SAW) leur envoya Kaab ibn Amir qui était en compagnie de 14 hommes. Kaab et son groupe rencontrèrent les ennemis et les appelèrent à l’Islam, mais ceux-ci refusèrent et les exterminèrent à coups de flèches et n'en laissèrent qu'un seul homme (Kaab ibn Amir RA) qui, lui, s'était caché parmi les tués.

La bataille de Moatah

C'est la bataille la plus grande et aussi la guerre la plus sanglante livrée par les musulmans au temps du Messager d'Allah (SAW). Servant de prélude à la conquête des pays chrétiens, elle eut lieu au mois de Joumâdal-Oulâ de l'an 8 de l'Hégire (Août ou septembre 629 G.).

Moatah est un village situé en amont de Balkâ Ach-Châm, à deux étapes de Jérusalem.

Cause de la bataille

Le Messager d’Allah (SAW) avait envoyé Al-Hârith ibn Amir Al- Azdi porter une lettre au maître de Basra. Celui-ci fu alors intercepté par Chourahbîl ibn Amr Al-Ghassânî, (le représentant de César à Al-Balkâ, lieu situé en Syrie) qui, après l'avoir ligoté, l'emmena et lui trancha la gorge. Le meurtre des ambassadeurs et des émissaires faisaient alors partie des crimes les plus odieux.

C'était plus qu'une déclaration de guerre. Aussi, fut-ce avec une grande consternation que le Prophète (SAW) fut informé de l'événement. Dès réception de la nouvelle, il leva une armée de 3000 combattants, la plus grande que les musulmans n'avaient encore jamais levée, sauf lors de la bataille contre Âl-Ahzâb. (Coalisés).

Commandants de l'armée et recommandations du Messager d'Allah (SAW)

Le Messager d'Allah (SAW) plaça cette mission sous la direction de Zayd ibn Hâritha. A cet égard, il dit : “ Si Zayd est tué Jaafar le remplace ; et si Jaafar est situé Abdoullah ibn Rawâha le remplace”. Il remit à l'armée un drapeau blanc qu'il confia à Zayd ibn Hâritha. Il leur recommanda d'aller jusqu'à l'endroit où l'on avait tué Al-Hârith ibn Amir et d'appeler à l'Islam les gens qui y vivaient. Ceux-ci devaient répondre à l'appel, sinon être combattus. A ce sujet, il leur dit :

“ Attaquez au nom d'Allah et au service d'Allah quiconque mécroit en Allah ! N'envahissez, n'attaquez et ne tuez aucun enfant, aucune femme, aucun vieillard, aucun solitaire. Ne coupez ni palmiers, ni arbres. Ne détruisez aucun bâtiment”.

Adieux à l’armée musulmane et pleurs de Abdillâh ibn Rawâha

Au moment où l’armée musulmane s'apprêtait à partir, les gens venus lui dire adieu, prièrent pour les commandants du Prophète et souhaitèrent la paix aux soldats. Alors, l'un des commandants se mit à pleurer, à savoir Abdoullah ibn Rawâha.

Les gens lui dirent : “ Qu'est-ce qui te fait pleurer” ? Il répondit : “ Par Allah ! Je ne me sens aucun amour pour ce bas-monde, aucun amour pour vous-mêmes. Toutefois, j'ai entendu le Messager d'Allah (SAW) réciter, du livre d’Allah, un verset parlant de l'enfer en ces termes :

« Il n’y a personne parmi vous qui ne passera par l'enfer : car il s'agit là, pour ton Seigneur d'une sentence irrévocable ». (Mariam "Marie" :71).

 

 Or, je ne sais, en ce qui me concerne, comment échapper à un tel supplice”. Les musulmans dirent : “ Qu'Allah vous accompagne dans la paix, vous préserve et vous ramène parmi nous sains, saufs et chargés de butin !” Ensuite, Abdoullah ibn Rawâha dit ; improvisant un poème :

“ Mais, je demande le pardon au Clément, la force de donner des coups de grande violence, des coups de lances transperçant les entrailles et les foies, tant et si bien que les gens, passant près de ma tombe disent : Combien Allah a guidé ce conquérant sur la bonne voie !”.

Par la suite, l'armée se mit en route. Sorti de chez lui, le Messager d'Allah (SAW) l'accompagna jusqu'à Thanyatil-Wadâa et, ensuite, s'arrêtant, lui fit ses adieux.

Départ de l’armée musulmane situation soudaine de terreur

L’armée musulmane se mit en route en direction du nord. Continuant sa marche, elle alla camper à Maân, en terre Syrienne dans la partie située juste après le Hijâz du nord. Là, les envois de surveillances informèrent les musulmans qu'Hercules avait campé à Ma-âb lieu situé à Al-Balkâ avec une armée de 100000 romains à laquelle s'ajoutaient des gens de Lakhm, de Joudhâm, de Balqîn, de Bahrâ et de Baly dont l'effectif était de 100000 hommes.

Réunion du conseil consultatif à Maân

Les musulmans ne s'attendaient point à rencontrer une armée aussi gigantesque, une armée qui, brusquement, était là devant eux, en cette terre lointaine. Convenait-il à une petite armée de 3000 hommes seulement de s'attaquer à une armée gigantesque, aussi vaste que la mer et constituée de 200000 hommes ? Les musulmans hésitants, passèrent deux nuits à Ma'ân, réfléchissant sur leur cas, étudiant leur sort et se consultant. Par la suite, ils dirent : “Nous allons écrire au Messager d'Allah| (SAW) l'informer de l’effectif de nos ennemis. Alors, soit il nous envoie des renforts, soit il nous dicte la conduite à tenir et nous lui obéirons”.

Toutefois, Abdoullah ibn Rawâha, s'opposant à un tel avis, encouragea ses compagnons en ces termes : “ Compagnons ! Par Allah ! Ce que vous détestez c’est précisément ce que vous êtes venus chercher, à savoir le martyre. Nous ne combattrons pas ces ennemis par le nombre de combattants, la force et l'effectif pléthorique. Nous ne les combattrons que pour cette religion par laquelle Allah nous honore. Allez ! Nous n'aurons que l'un des deux biens : soit la victoire, soit le martyre”. Finalement, l'avis de Abdillâh ibn Rawâha prévalut.

L’armée musulmane bouge vers l'ennemi

Après avoir passé deux nuits à Maân, l’armée musulmane se mit en marche vers le territoire de l'ennemi et finit par rencontrer l'armée d'Hercules dans l'un des villages d'Al-Balkâ connu sous le nom de Machârif. L'ennemi se rapprochait. Les musulmans s'orientèrent vers Mo-ta où ils campèrent, prêts aux combats. Ils placèrent à leur aile droite Koutba ibn Katâda Al-Outhri et à leur aile gauche Obâda ibn Mâlik Al-Ansârî.

Début des combats et succession des commandants au sort du drapeau

Là, à Mo-ta même, se rencontrèrent les deux armées. Alors, une bataille sans merci s’engagea. 3000 hommes s'exposaient aux attaques de 200000 combattants. C'était là une bataille étrange que le monde observait avec étonnement et stupéfaction, mais, en soufflant, le vent de la foi réalise des prodiges.

Zayd ibn Hâritha porta le drapeau conformément à la directive du Prophète (SAW) et se mit à combattre avec une bravoure remarquable et un courage, que n'égalait que celui des héros de l'Islam. Il ne cessa de combattre et combattre au point de succomber aux coups de lances des ennemis et de s'affaisser, abattu. Alors, le drapeau fut récupéré par Ja'far ibn Abi Tâlib qui lui aussi combattit de manière inégalable, jusqu'au moment où, harcelé par les ennemis, il descendit de son cheval (. Ach-Chakrâ), le tua puis se mit à se battre jusqu'à ce qu'on lui coupât la main droite. Cela étant, il prit le drapeau par sa main gauche et continua de la sorte jusqu’à ce qu'on la lui coupât aussi. Alors, il le serrât entre ses avant-bras et continua de le brandir jusqu'au moment où il fut tué. On rapporte qu'un des romains lui avait donné un coup d'épée lui sectionnant le corps, en deux quartiers. En guise de récompense, Allah le dota, au paradis, de deux ailes à l'aide desquelles il s'envole où il veut. Pour cela, on l’appela Jaafar le voltigeur et Jaafar aux deux ailes.

Dans un rapport d’Al-Boukhâri, Nâfi note qu'ibn Omar lui a dit avoir découvert le cadavre de Jaafar où il a compté 50 marques de lances et d'épées, marques qui toutefois n'apparaissaient pas sur son dos. Dans un autre rapport, Ibn Umar dit : “ J'étais avec eux au cours de cette Ghazwa.

 

A l'occasion, cherchant Jaafar ibn Abi Tâlib, nous le retrouvâmes parmi les tués. Nous constatâmes que son corps portait plus de quatre-vingt-dix marques d'épées et de flèches”. Les propos de Nâfi rapportés par Al-Amri ajoutent en ces termes : “ Nous avons trouvé cela comme marques dans son corps”.

Lorsqu'on eut tué Jaafar, après tant de bravoure et de courage de sa part, Abdoullah ibn Rawâha se saisit du drapeau et, alors, avança, monté sur son cheval. Toutefois il se mit à se ménager et à hésiter quelque peu au point de perdre son élan. Ensuite il dit :

“ Ame ! Je jure que tu accepteras, que tu le veuilles ou non, car, en l'occurrence, je ne te vois point haïr le paradis”.

Cela dit, il descendit. Un cousin à lui apporta une fibre de viande et lui dit : “ Retrouve ton moral grâce à ça ! Tu as déjà vécu ton temps”. Alors, saisissant la fibre de sa main, il en coupa un morceau à l'aide de ses incisives ; après quoi, jetant le reste, il prit son épée, avança et se mit à combattre jusqu'au moment où il fut tué.

Le drapeau est défendu par l'une des épées au servir d'Allah

Après la mort de Abdillâh ibn Rawâha un homme faisant partie de Bani Ajlân et appelé Thâbit ibn Arqam s'avança, prit le drapeau et dit : “ Musulmans ! Désignez d'un commun accord l'un d'entre vous comme porte-drapeau”. Les gens lui dirent : “ toi”. L'homme dit : “ Je refuse”. Alors les gens se mirent d'accord sur Khâlid ibn Al-Walid qui, après avoir pris le drapeau, livra une bataille acharnée.

Dans un rapport d’Al-Boukhâri celui-ci dit : “ Lors de la bataille de Mo-ta, j'ai cassé neuf épées et finalement, il ne me restait en main qu’une lame d’épée yéménite”. Dans une autre formulation, Khâlid dit : “ Lors de la bataille de Mo-ta, j'ai brisé neuf épées, après quoi je me suis contenté d'une lame d'épée yéménite ».

A l’occasion de la bataille de Mo-ta, le Messager d'Allah (SAW), faisant part de ce qui lui avait été révélé à cet égard, avant même que les gens n'eussent reçu d'informations sur le déroulement des combats, dit : « Zayd, Jaafar et Abdoullah ibn Rawâha ont tour à tour porté le drapeau mais furent tous tués ». Ensuite, les larmes aux yeux, il ajouta : “ Une "des épées d'Allah a pris la défense du drapeau jusqu'au moment où le Très Haut apporta aux musulmans son concours ».

La fin de la bataille

Malgré le grand courage, la férocité et la bravoure dont faisaient preuve les musulmans, il était très étonnant que la peu nombreuse armée des musulmans pût résister à la gigantesque armée romaine.

Face aux attaques de celle-ci, Khalid ibn Al-Walid démontra son talent et sa capacité à tirer les musulmans de la tragique situation dans laquelle ils étaient.

Les rapports divergent beaucoup quant à l'issue de cette bataille. Toutefois après l'étude de tous ceux-ci, il se dégage que Khalid ibn Al-Walid avait réussi à résister à l'armée romaine toute la journée, au premier jour de la bataille. Il se sentait le besoin d'un plan de guerre de nature à faire peur les romains tout en lui permettant de se retirer avec les musulmans, sans être poursuivi par ceux-ci. Il savait pertinemment qu'il serait très difficile d'échapper au cas où ces romains lançaient une opération de poursuite.

Au deuxième jour de la bataille, il modifia la situation de l'armée dont il restructura les données, ramenant l'avant à l'arrière et la droite à la gauche, si bien qu'en la revoyant, les ennemis, illusionnés, dirent : “ ils ont reçu des renforts ». Après que les deux armées, se fussent aperçues l'une et l’autre puis harcelées pendant une heure Khalid s'attarda un peu avec les musulmans, tout en maintenant la structuration de son armée.

Les romains ne le suivirent point, pensant que les musulmans les trompaient et leur tendaient un piège destiné à les attirer dans le désert.

Ainsi, l’ennemi se retira dans son pays sans avoir à l'idée de poursuivre les musulmans. Ceux-ci, de leur côté, réussirent à se retirer et à regagner Médine sains et saufs.

Les tués de part et d'autre

Au cours de cette bataille, douze musulmans ont transités en Martyrs (Paix et Miséricorde d’Allâh SWT sur eux). S'agissant des romains, nul ne sait le nombre de ceux qui furent tués par eux mais les détails de la bataille font état d'une multitude.

L’effet de la bataille

Une telle bataille eut un grand effet sur la réputation des musulmans : elle jeta tous les arabes dans l'étonnement et la stupéfaction. Les romains constituaient la plus grande force au monde et les arabes estimaient que les combattre revenait à se sacrifier et à creuser sa propre tombe.

Le fait que cette petite armée constituée de 3000 hommes eût rencontré une telle année de si grand effectif (deux cent milles combattants) et se fût retirée des combats sans subir des pertes d’importance, était une chose bien étrange, qui dénotait que les musulmans étaient d'une trempe différente de ce que les arabes connaissaient, qu'ils étaient appuyés et secourus par Allah et que leur compagnon, le Messager d'Allah (SAW) n'était point un imposteur. Aussi, voyait-on des tribus intraitables qui toujours étaient en train d'attaquer les musulmans accepter de faire la paix à l'issue d’une telle bataille. Se convertirent alors à l'Islam Banou Salim, les Achjaaites, Ghatafan, Thoubyân, Fizâra etc...

Cette bataille était le début d'une lutte sanglante avec les romains, le prélude à la conquête des pays romains et à l'occupation par les musulmans de terres lointaines.

La Sariyya de Thâtis-Salâsil

Lorsque le Messager d'Allah (SAW) sut quelle était l'attitude des tribus arabes vivant à l'entrée de la Syrie, dans la bataille de Mo-ta et cela, à travers leur alliance avec les romains contre les musulmans, il se sentit le besoin urgent d'une stratégie efficace pour semer la discorde entre ces tribus et les Romains, discorde qui devrait ensuite entraîner la coalition entre ces mêmes tribus et les musulmans et à l'avenir empêcher la mobilisation d'une armée d'un aussi grand effectif.

Il choisit pour la mise en application de cette stratégie Amr ibn Al-As dont la grand-mère paternelle se réclamait de Baly. Aussi, le dépêcha-t-il auprès de ceux-ci, au mois de Joumâdâ Al-Akhira de l'an 8 de l'Hégire à la recherche d'une alliance. Une autre version précise au contraire que les envois de surveillances avaient rapporté qu’un groupe de réclamant de Koudâaa s'était réuni pour s'attaquer aux extrémités de Médine. Alors le Prophète (SAW) leur envoya Amr ibn Al-As.

Toutefois, il se peut que les deux versions soient toutes valables. Le Messager d'Allah (SAW) remit à Amr ibn Al-As un drapeau blanc assorti d'un étendard noir, puis l'envoya à la tête de 300 hommes d'élite choisis parmi les Mouhâjirîn et les Ansâr. Ceux-ci disposaient de 30 chevaux. Le Prophète (SAW) avait demandé à Amr ibn Al-As d'appeler à l'aide Baly, Outhra et Balkîn qu'il rencontrait sur son passage. Celui-ci se mit en route marchant la nuit et se cachant le jour. A peu de distance des ennemis, il apprit que ceux-ci disposaient d'une grande armée. Sur ce, il dépêcha Râfia ibn Makîth Al-Jouhanî auprès du Messager d'Allah (SAW) demandant des renforts. Le Prophète (SAW) lui envoya un bataillon de deux cents hommes sous la responsabilité d'Abi Obayda ibn Al-Jarrâh à qui il remit un drapeau. Le bataillon comprenait l'élite des Mouhâjirîn et des Ansâr dont Abou Bakr (RA) et Omar (RA).

Abou Obayda avait reçu l'ordre de rejoindre Amr, d'agir avec lui d'un commun accord, sans toutefois le contrarier. Cependant l'ayant rejoint, il voulut faire office d'imam, mais alors, Amr lui dit : ‘Tu n’es venu qu'en renfort. Je suis le commandeur. Sur ce, Abou Obayada obéit et la direction des prières revenait à Amr.

A la tête de son armée, celui-ci progressa, jusqu'au pays des Koudâaa qu'il remonta jusqu'à la frontière. Là, il croisa une troupe dont les éléments, aussitôt attaqués par les musulmans, prirent la fuite et se dispersèrent à travers le pays.

"Il envoya Awf ibn Mâlik Al-Achjâai informer le Messager d'Allah (SAW|) des péripéties de la Sariyya et des bonnes conditions de l 'armée. Thâtous-Salasil était un terroir situé derrière Wâdil- Kourâ, à dix jours de marche de Médine. Ibn Ishâk rappelle que les musulmans avaient campé à un point d'eau situé à Joudhâm et appelé Salsal. Alors, l'endroit fut appelé Thâtis-Salâsil.

La Sariyya d'Ibn Katâda en direction de Khadra

Cette Sariyya eut lieu au mois de Chaabân de l'an 8 de l'Hégire, elle s’expliquait par le fait que Banou Ghatafan se mobilisaient à Khadra, terroir de Mouhârib à Najd. Alors, le Messager d'Allah (SAW) envoya contre eux Abou Katâda accompagné de 15 hommes.

S'attaquant à Ghatafan le groupe tua certains d'entre eux, prit d'autres, comme prisonniers et se chargea de butin. Abou Katâda fit une Sariyya de 15 nuits.

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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