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SIRA 3 - LE JEUNE-ÂGE DU SAINT PROPHÈTE SAW [Partie 4/4]

« je connais un caillou à la Mecque qui me saluait avant la venue de la Révélation, maintenant je le reconnais ! »

Intermédiaire · 17 min de lecture · 28 août 2023

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 28 août 2023). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

SA RENCONTRE AVEC LE MOINE BAHÎRA :

La fortune de ’Abd al-Muttalib avait fondu pendant la dernière partie de sa vie et il ne laissa à sa mort qu’un maigre héritage à partager entre ses fils. Certains d’entre eux, surtout ’Abd al ’Uzzah, plus connu sous le nom d’Abû Lahab, avaient acquis une fortune personnelle. Mais Abû Tâlib était pauvre et son neveu tenait à faire son possible pour subvenir à ses propres besoins. À cette fin, il gardait souvent des moutons et des chèvres, passant ainsi de nombreuses journées dans la solitude des montagnes qui dominaient La Mecque ou sur le versant des vallées plus éloignées. Il arrivait aussi que son oncle l’emmenât avec lui en voyage et c’est ainsi qu’une fois, alors que le Prophète SAW avait neuf ou, selon certains, douze ans :

Le Prophète SAW s’accrocha à son oncle et le supplia :

-   O mon oncle ! à qui me laisseras-tu seul, alors que mon grand-père t’a confié ma garde ?

-   Ne pleure pas, mon neveu, car je vais t’amener avec moi. Lui-répondit SIDNA Abou Tâlib RA, très ému.

Ils se rendirent en Syrie avec une caravane de marchands. A Busrâ, près d’un endroit où les caravanes avaient coutume de faire halte, se trouvait une cellule qui, de génération en génération, avait été occupée par un moine chrétien. Quand l’un mourait, un autre prenait sa place et héritait de ce que contenait la cellule, y compris certains manuscrits anciens. Parmi ces manuscrits, il y en avait un qui prédisait qu’un prophète serait envoyé aux Arabes, et le moine Bahîra, qui occupait alors la cellule, était très versé dans le contenu de ce livre auquel il s’intéressait d’autant plus que, comme Waraqa, il avait le sentiment que la venue de ce prophète aurait lieu de son vivant.

Il avait vu bien des fois la caravane mecquoise s’approcher et faire halte non loin de sa cellule, mais quand vint celle-ci, son attention fut attirée par une chose dont il n’avait jamais vu la pareille auparavant : un petit nuage se déplaçait doucement à basse altitude au-dessus de la tête des voyageurs, si bien qu’il faisait toujours écran entre le soleil et un ou deux d’entre eux. Fort intrigué, Bahîra les regarda s’approcher jusqu’à ce que soudain son intérêt se mue en stupéfaction : car ils venaient à peine de s’arrêter que le nuage fit de même, demeurant immobile au-dessus de l’arbre sous lequel ils s’étaient abrités et qui, lui-même, avait abaissé ses branches de telle façon que les voyageurs étaient doublement ombragés. Même s’il ne s’agissait pas d’un signe spectaculaire, Bahîra sut en reconnaître la haute signification. Seule une grande présence spirituelle pouvait l’expliquer et, aussitôt, il songea au prophète attendu. Se pouvait-il qu’enfin il fût venu et qu’il se trouvât parmi ces voyageurs ?

On avait récemment renouvelé les réserves de nourriture de la cellule et, rassemblant toutes ses provisions, Bahîra fit dire aux gens de la caravane : « Hommes des Quraysh, j’ai préparé de quoi vous nourrir et j’aimerais que vous veniez chez moi, tous autant que vous êtes, jeunes et vieux, hommes libres et esclaves. » Ils se rendirent donc dans sa cellule mais, en dépit de ce qu’il avait dit en formulant son invitation, ils laissèrent SIDNA MOHAMMAD SAW près des chameaux pour qu’il veille sur eux et sur les bagages. Tandis qu’ils s’approchaient, Bahîra scrutait leurs visages un à un, mais il n’en voyait aucun qui correspondît à la description de son livre et ne reconnaissait pas non plus parmi eux un seul homme dont le format soit proportionné à la grandeur des deux miracles. Peut-être n’étaient-ils pas tous venus. « Hommes des Quraysh, insista-t-il, qu’aucun d’entre vous ne reste à l’écart ! - Nous n’avons laissé personne en arrière, répondirent-ils, sauf un enfant, le plus jeune de nous tous. - Ne le traitez pas ainsi, plaida Bahîra, mais dites-lui de venir et qu’il prenne part à notre repas. » Abû Tâlib et les autres se repentirent de leur inadvertance : « Nous avons eu tort, dit l’un d’entre eux, de laisser en arrière le fils de ’Abd Allâh et de ne pas l’avoir amené pour participer à ce festin. » Sur ce, cet homme alla chercher l’enfant, l’embrassa et l’amena pour qu’il s’assît avec tout le monde.

Un simple regard sur le visage de l’enfant suffit à Bahîra pour expliquer les miracles ; en l’observant attentivement durant tout le repas, il put remarquer sur le visage et sur le corps de nombreux traits qui correspondaient à ce qu’il avait lu dans son livre. Aussi, le repas fini, le moine alla vers son plus jeune hôte et lui posa des questions sur la façon dont il vivait et dont il dormait, et sur ses affaires en général. SIDNA MOHAMMAD SAW répondit de bonne grâce à toutes ces questions car l’homme était vénérable et ses demandes étaient courtoises et bienveillantes. Il n’hésita pas davantage à ôter son manteau lorsque, finalement, le moine lui demanda s’il pouvait voir son dos. Bahîra avait déjà acquis une certitude, mais il était dès lors doublement convaincu car il y avait là, entre les deux épaules, la marque précise qu’il s’attendait à voir, le sceau de la prophétie tel qu’il était décrit dans son livre et à l’emplacement indiqué.

Ayant achevé l’examen du Bien Aimé SAW, Bahîra alla trouver SIDNA Abou Tâlib RA :

-      Ce garçon, lui demanda-t-il, qu'est-il pour toi ?

-      C'est mon fils.

-      Non, il n'est pas ton fils. Son père ne peut pas être encore en vie.

-      C'est vrai. C'est mon neveu.

-      Qu'est devenu son père ?

-      Son père a transité lorsque l'Enfant était encore dans le sein de sa mère (RA).

-      Maintenant, tu dis la vérité. Ramène cet enfant dans son pays et protège-le des juifs. En effet, s'ils le voient et s'ils savent ce que je sais de lui, ils vont certainement lui vouloir du mal. En vérité, ton neveu aura un grand destin. Ramène-le au plus vite chez lui.

 

Et SIDNA Abou Tâlib RA le ramena à La Mecque. SAYYIDINA MOUSTAPHA SAW avait alors neuf ans.

۞

Le Cheïck Jalâl Din Roumi RA dit le MATHNAWI :

 

Comment l'honneur a été rendu à la description de Mostafá (Mohammad), sur lui soit la Paix, qui a été mentionnée dans l'Évangile.

 

« Le nom de Mostafá était dans l'Évangile - (Mostafá) le chef des Prophètes, la mer de la pureté.

Il a été fait mention de ses caractéristiques (externes) et de son apparence ; il y avait mention de ses guerres, de son jeûne et de sa nourriture.

 

Un parti parmi les chrétiens, pour la récompense divine, chaque fois que (en lisant l'Évangile) ils sont venus à ce nom et ce discours,

 

Donneraient des baisers sur ce noble nom et pencheraient leurs visages vers cette belle description.

 

Dans cette tribulation dont nous avons parlé, ce parti était à l'abri de la tribulation et de la crainte,

 

À l'abri des méfaits des émirs et du vizir, cherchant refuge dans la protection du nom d'Ahmad (Mohammed).

 

Leur progéniture s'est également multipliée : la Lumière d'Ahmad les a aidés et s'est liée d'amitié.

 

Et l'autre partie parmi les chrétiens (qui) tenaient le nom d'Ahmad avec mépris,

 

Ils sont devenus méprisables et méprisés à cause des dissensions causées par les conseils pervers et le vizir comploteur ;

 

De plus, leur religion et leur loi se sont corrompues à cause des rouleaux qui exposaient tout de manière perverse.

 

Le Nom d'Ahmad donne une telle aide, afin que (on puisse juger) comment sa Lumière garde la garde (sur ses disciples).

 

Puisque le Nom d'Ahmad est devenu (pour les chrétiens) une forteresse imprenable, quelle doit donc être l'essence de cet Esprit de confiance ?

 

Après cette effusion de sang irrémédiable qui s'est abattue sur l'affliction (infligée aux chrétiens) par le vizir. »

(Mathnawi, 01 : 06)

 

 

۞

Par ailleurs, c’est un fait notoire que pendant la période du paganisme (Jâhiliyya), pour diverses raisons, des guerres éclataient régulièrement entre les tribus arabes. Au point d’ailleurs que même durant les mois sacrés, où l’effusion de sang était proscrite (Dhou al Qi’da, Dhou al Hijja, Mouharram, Rajab), des conflits pouvaient survenir. Comme elles se produisaient pendant les mois sacrés, ces guerres étaient appelées guerres de Fijâr. Pendant sa jeunesse, le Prophète (SAW) aussi dut participer à ce type de conflit.

Durant sa vie auprès de son oncle RA, et lorsqu’il (SAW) atteignit l’âge de quatorze ans, la guerre du sacrilège (Ḥarb-al-fijâr) éclata opposant les tribus de QURAYSH et KINANAH face aux tribus de QAYS ‘ÎLAN. Le Prophète SAW accompagnait ses oncles, Les Banu Hâshîm pour lesquels il ramassait les flèches que tiraient leurs ennemis. Il fut établi qu’en cette occasion qu’il est monté à cheval et a tiré des flèches. Cette guerre dura plusieurs années.

Un mois après la fin de cette guerre, des hommes (essentiellement des jeunes) se sont réunis pour nouer le « Pacte des Vertueux » (Ḥilf al-Foudoul) : Ils ont juré d'aider les opprimés et les étrangers qui viennent à la Mecque contre les oppressions (de la part des puissants de La Mecque ou autres).

Organisée à l’initiative de l’oncle du Prophète (SAW), SIDNA Zoubayr ibn Abdulmouttalib RA, pour faire face aux injustices faites aux personnes impuissantes et sans défense qui se rendaient à la Mecque pour le pèlerinage ou le commerce, ainsi que pour désamorcer les fréquents conflits intertribaux, la réunion se tint sous la direction d’Abdullah ibn Joud’an al Taymi qui se trouvait être le chef de tribu le plus riche, le plus âgé et le plus influent de la Mecque. Ceux qui prirent part à cette initiative jurèrent qu’ils protégeraient quiconque, citadin ou étranger, viendrait à subir une injustice, qu’ils agiraient comme un seul corps jusqu’à ce que justice soit faite et qu’ils seraient matériellement solidaires les uns des autres. Même après sa mission prophétique, le Noble Messager (SAW) avait évoqué ce pacte en des termes élogieux et avait déclaré : « J’avais participé à un pacte qui avait eu lieu dans la demeure d’Abdullah b. Joud’an tel que je ne m’y serais soustrait, même en échange des beaux chameaux roux. Aujourd’hui, si j’étais encore invité à un tel pacte, je m’y rendrais sans hésitation ».

Ce pacte a été la cause du rétablissement de la sûreté et des transactions commerciales équitables.

A ce sujet, Baladhuri rapporte que plus tard, dans la période islamique, Abou Jahl refusa de payer la marchandise qu’il avait achetée à un membre de la tribu d’Arach. Un polythéiste qui était au fait de l’hostilité d’Abou Jahl vis-à-vis du Prophète (SAW) montra à la victime, pour le tourner en dérision, le Prophète (SAW) qui se trouvait alors à la Kaaba et lui indiqua qu’en le sollicitant, il (SAW) pourrait récupérer son argent et le lui remettre. Aussi, le commerçant se rendit auprès du Prophète (SAW) et, lui faisant part de sa mésaventure, sollicita son aide. Le Prophète SAW se rendit avec lui jusqu’à la maison d’Abou Jahl et récupéra l’argent (en vertu des termes de ce pacte), sans rencontrer la moindre opposition.

Interrogé sur ce qui c’était passé, Abou Jahl répondit : « Malheur à vous ! Par DIEU, il n’eut pas plutôt frappé à ma porte que je fus rempli de terreur et je sortis le voir ; Il y avait au-dessus de lui, un chameau mâle jamais je n’ai vu une telle taille, une telle corpulence ou de telles incisives pour un chameau ! par DIEU, si je refusai il m’aurait dévoré ! »

À l’instar de nombreux Qurayshites, le Prophète SAW s’adonna au commerce. Débutant sa vie de commerçant en aidant SIDNA Abou Tâlib RA qui faisait le négoce de tissus et de céréales, le Prophète SAW continua sur cette voie pendant les années de l’âge avancé de son oncle RA. Il est notoire que pendant cette période, le Prophète SAW entreprit plusieurs voyages de commerce dans divers lieux. Il fut établi qu’il se rendit à la foire de Hobâcha lors de son adolescence, une ou deux fois au Yémen, aux foires de Mouchakkar et Daba à l’est de l’Arabie, voire même en Abyssinie.

Suite à ces voyages, il s’est frotté aux rudiments de la vie de commerçant et, d’autre part, il (SAW) trouvait l’occasion de découvrir de près les langues, les dialectes, les situations religieuses, politiques et sociales des gens vivant dans les diverses contrées de l’Arabie.

Il SAW mena une vie vertueuse en restant exempt des vices les plus répandus de la période du paganisme, il SAW fut réputé dans son entourage par sa chasteté, sa bravoure, sa clémence et son amour de la vérité, le Prophète SAW, qui arrivait à l’âge de vingt-cinq ans, fut connu de par la rectitude morale et la confiance qu’il inspirait dans ses affaires de négoce, par le surnom de « Mohammad al Amin » ou « Al Amin ».

Parmi les négociants mecquois, Qays b. Sâïb, après avoir indiqué qu’il avait réalisé de nombreuses transactions commerciales avec le Très Saint Prophète SAW et qu’il n’avait jamais connu de partenaire plus intègre que lui, déclara : « Lorsqu’il partait en voyage de commerce, il arrivait que je lui confie certaines affaires. Lorsqu’il revenait de voyage, il ne rentrait pas chez lui sans me rendre des comptes jusqu’à que je sois pleinement satisfait. Par contre, lorsque c’est moi qui partais en voyage et qu’il me confiait une affaire, lors de mon retour, les gens m’interrogeaient sur les points concernant leurs affaires respectives tandis que lui se contentait de s’enquérir de mon état de santé. »

SIDNA Abou Tâlib Ibn Abd Al-Mouttalib RA et Dame Fatimah Bint Assad RA avaient une place particulière dans le cœur du Saint Prophète SAW :

Plus tard, la Transition du Vénérable Abou Tâlib RA (qui fut aussi l’année de Transition de Notre Mère Khadîdja RA) fut la cause d’une grande tristesse pour le Prophète SAW. Cette année fut appelée : l’année de la tristesse.

Et Lorsque sa Noble Tante Fatimah bint Assad RA transita à son tour, le Prophète SAW pleura abondamment. Quelqu'un lui fit alors la remarque : « Ô Envoyé d'Allâh, pourquoi pleures-tu si douloureusement la mort d'une femme âgée ? »

Il (SAW) dit : « Pourquoi pas ? Lorsque j'étais orphelin, elle laissait ses enfants avoir faim, mais elle me nourrissait ; elle délaissait ses enfants pour me peigner » « elle était ma Mère après ma Mère ». Et il (SAW) informa que 70 milles anges ont prié sur elle à sa transition. Qu’ALLÂH SWT les Agée tous.

LE CARACTERE DE LA PERFECTION

A la Mecque, Le Prophète SAW est nourri, entouré, et protégé par DIEU SWT qui le garde éloigné des bassesses et l’ignorantisme de la Jâhiliyya. Il s’occupait SAW à garder des moutons de son oncles Sidna Abou Tâlib RA ou il prenait soin des chèvres et des moutons pour d’autres Quraychites en contrepartie d’une rémunération afin d’aider son oncle à nourrir sa famille.

D’après SIDNA Djâbir Ibn ‘Abd ALLÂH RA : « on était avec l’envoyé de Dieu SAW dans le passage de Dahrân, occupés à récolter le Kabâth, fruit de l’Arâk (ou Salvadora, la plante du Siwâk) et il (SAW) nous disait : prenait les noirs, car ils sont plus doux,

Je dis alors : as-tu gardé les moutons auparavant ?

Il répondit SAW : y a-t-il un Prophète qui ne les a pas gardés ? »

Le Prophète SAW dit : « prenez soin des chèvres et enlevez-leur la terre car elles sont parmi les animaux du Paradis, et il n’a y a pas de Prophète qui n’a gardé des troupeaux. On lui dit : et toi ? Il répondit SAW : moi aussi, j’ai gardé des moutons »

De temps à autre aussi, le Prophète SAW participait aux activités des jeunes Quraychites.

SIDNA Ibn Abbâs RA rapporte ce récit de son père SIDNA Al-’Abbâs RA, l’oncle du Prophète SAW (qui avait le même âge que le Prophète SAW) : « j’étais avec mon neveu, occupés à transporter les pierres sur nos épaules. En dessous des pierres nous avions mis nos habits (c.-à-d. pour que les pierres ne leurs fassent pas du mal), et quand nous passions près des gens, on descendait alors nos habits. On était ainsi, lui me devançant, quand soudain, il se coucha sur la terre, je jetai alors la pierre et couru le voir. Qu’est ce qui t’est arrivé ? Lui demandai-je. Il se leva alors, pris son habit, et dit : ‘‘on vient de m’interdire de marcher découvert’’ »

Contrairement aux Quraychites, le Prophète SAW, depuis sa jeunesse, ne jurait jamais par autre qu’ALLÂH SWT, et il n’acceptait pas qu’on l’adjure par les idoles. Et il n’a jamais mangé de ce qui a été immolé sur autre chose que le « Nom de Dieu ».

Ainsi, le caractère de Droiture et de Beauté chez SIDNA MOUHAMMAD SAW n’était caché pour personne, et au fil des jours et des évènements, les gens virent également que, parmi eux tous, Le Prophète SAW est non seulement le plus beau, et le plus élevé en filiation, mais aussi le plus propre, et le plus parfumé et certainement le plus béni. Le plus honnête et le plus digne de confiance, le plus Pardonneur et le mieux à conseiller pour le voisinage, le plus brave d’entre eux tous. Il est certainement le plus noble en caractères car il était le plus distant des turpitudes qui avilissaient les hommes de l’époque.

Ils savaient également que tout ce qu’il dit est la vérité, son nom parmi eux était AL AMINE (l’honnête, le Véridique SAW).

Et ils connaissaient de lui SAW depuis cette époque déjà quelques traits distinctifs, notamment, la Bienveillance, la Douceur et la Simplicité :

Quand on lui donne à choisir entre deux affaires, il choisissait toujours l’affaire la plus simple, tant qu’il n’y a pas en elle une désobéissance à ALLÂH SWT.

Avant Sa mission comme après, Le Prophète SAW n’a jamais réprimandé, puni, ou battu ni une femme ni un garçon. Et Il (SAW) n’a jamais pris vengeance pour lui-même auprès de qui que ce soit.

Par ailleurs, le Prophète SAW était interpellé par les végétaux et les minéraux. D’après Djâbir Ibn Samora RA, le Prophète SAW dit : « je connais un caillou à la Mecque qui me saluait avant la venue de la Révélation, maintenant je le reconnais ! »

QUELQUE ASPECTS DE LA PROTECTION DE DIEU (SWT) SUR LUI (SAW) :

Avant et après sa Venue au monde, Jeune ou Adulte, Le Bien Aimé SAW est constamment entouré par la Protection Divine :

De cette Protection, il y a le fait qu’il (SAW) était à l’abri de tout contact avec l’idolâtrie ou l’ignorantisme de son peuple :

Les Quraychites avaient plusieurs fêtes saisonnières durant lesquelles ils se réunissaient autour de l’une ou l’autre de leurs idoles. Mais le Prophète SAW n’y a jamais participé. Il (SAW) disait : « à chaque fois que je suis tout près d’une idole d’entre elles, un homme blanc et d’une haute taille m’apparait et me crie : ‘‘En arrière Ô MOHAMMAD ! ne le touche pas ! » (Rapporté par Aspahânî)

Aspahânî rapporte aussi qu’une autre fois, il (SAW) était avec ses cousins près d’une idole installée près du puit de ZamZam, alors il leva sa tête pendant un bon moment contemplant le mur de la Kaaba puis il s’éloigna. Quand on l’interrogea sur ce qui s’était passé, il (SAW) répondit : « on vient de m’interdire de m’arrêter près de cette idole ».

Par ailleurs, Son Corps Béni (SAW) était préservé d’être découvert. Comme l’a rapporté SIDNA Al Abbâs RA, et SIDNA Djâbir RA (et autres), quant aux fois où il (SAW) participaient aux jeux des jeunes Quraychites, ou la fois où Quraych reconstruisit la Maison Sacrée : en effet, dès qu’une partie de son Noble Corp se faisait voir, il (SAW) perdait connaissance. Son oncle, SIDNA Abou Tâlib RA l’interrogea sur son état, il (SAW) dit : « Un être qui portait des habits blancs est venu vers moi et m’a dit : ‘‘Cache ! Cache !’’ » (Hadith Authentique).

- Allahoumma Solli Sallim Amine -

- Allahoumma Solli Sallim Amine -

- Allahoumma Solli Sallim Amine -

SOURCES :

Le Saint Coran

Les enseignements spirituels du Prophète SAW par Tayeb Chouiref

Quelques traits de caractère du Prophète Muhammad SAW, Écrit par Khâlid Abou Salih.

MOHAMMAD Joyau de la Perfection, Mohammad al Mansour Mohieddine Tijani

www.havredesavoir.fr

www.islamweb.net

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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