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SIRA 3 - LE JEUNE-ÂGE DU SAINT PROPHÈTE SAW [Partie 2/4]

(N’avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine ?) (94 :01)

Intermédiaire · 21 min de lecture · 28 août 2023

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 28 août 2023). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

LA FENTE DE SA POITRINE BÉNIE SAW :

(N’avons-Nous pas ouvert pour toi ta poitrine ?) (94 :01)

Alors que le Prophète SAW avait 4 ou 5 ans ; en allant faire paître les moutons sur la montagne avec son frère de lait un jour, il se passa un évènement que raconte Dame Halîma RA elle-même dans son récit :

« Quelques mois après notre retour, alors qu'il gardait les moutons avec son frère de lait, derrière les tentes, celui-ci vint en courant nous dire : ‘‘Mon frère le Qouraychite vient d'être saisi par deux inconnus habillés en blanc, qui l'ont mis à terre et lui ont ouvert le ventre !’’ Nous accourûmes vers lui. Il était debout et pâle. Je le serai dans mes bras, ainsi que mon mari. Qu'as-tu mon enfant, lui dis-je ? »

Le Prophète SAW répondit : « Trois hommes, avec un bassin et une cuvette d’or, sont venus, m’ont ouvert le ventre, ont pris tous mes intestins et les ont lavés dans ce bassin, puis ils les ont remis dans le corps, me disant : ‘‘Tu es né pur, maintenant, tu es plus pur’’. Ensuite, l’un d’eux a plongé sa main dans mon corps, en a arraché le cœur, l’a ouvert par le milieu et en a enlevé le sang noir, disant : ‘‘C’est la part de Satan, qui est dans tous les hommes mais je l’ai enlevée de ton sein’’. Ensuite, il m’a remis le cœur à sa place. L’un d’eux avait un anneau avec lequel il m’a marqué et le troisième a plongé sa main dans mon corps et tout a été remis en ordre. » 

« 

- Halîma, me dit mon mari, je crains que l'enfant ne soit atteint de quelque mal. Ramenons-le chez sa mère avant que sa situation ne s'aggrave. Ce que nous fîmes. - Qu'est-ce qui t'amène, aimable nourrice ? me dit sa mère. N'as-tu pas tenu à le garder ?

- Notre enfant, lui dis-je a atteint l'âge voulu et mon devoir est rempli. Je crains pour lui des imprévus. Je te le ramène dans les meilleures conditions désirées.

- Qu'a-tu donc ? me dit-elle. Dis-moi sans feinte ce qu'il en est. Elle ne me laissa pas de faux fuyants pour cacher ce qui arrive, et je finis par lui dire la vérité.

- Crains-tu les mauvais esprits pour notre enfant ?

- Oui ! lui répondis-je.

- Par Allâh, me dit-elle, ils n'ont nulle prise sur lui. Mon fils a un grand destin. Veux-tu que je t'en parle ? Je vis, lorsque je le portais, sortir de moi une lumière qui me fit voir éclairer les palais de Bosra au Châm ; Ma grossesse fut la plus aisée ; Et Quand il vint au monde, sa tête était vers le ciel et ses mains étaient posées sur le sol. Tu peux le laisser et repartir sans souci ! ».

Il (SAW) avait cinq ans et un mois lorsqu’elle (RA) le ramena auprès de notre Mère Âmina RA.

Cet événement, avec l’intérêt que lui portaient les juifs, les devins, les abyssins finirent par convaincre Notre Mère Halima RA de rendre SIDNA MOUHAMMAD SAW. Mais il eut un autre événement : lorsqu’elle vint à la Mecque avec lui (SAW)et qu’il (SAW) disparut de son regard.

۞

Le Cheïck Jalâl Din Roumi RA rapporte le récit de la disparition du Saint Prophète SAW dans Le Mathnawi :

Notre Mère Halima (RA) et le Jeune MOHAMMAD (SAW)[1]

 

Histoire de la demande de l'aide de (Notre Mère) Halîma aux idoles quand elle a perdu Moustafâ (Mohammad) –la Paix sois sur lui - après son sevrage, et comment les idoles tremblèrent et se prosternèrent eux-mêmes et ont témoigné de la grandeur du rang de MOHAMMAD - que Dieu le bénisse et le protège - ! 

 

Je vais vous raconter l'histoire de l'expérience mystique de Halîma, afin que son histoire puisse dissiper vos ennuis.

Quand elle a sevré Mostafâ de (son) lait, elle l'a pris dans la paume de sa main (tendrement, Comme s'il était) du basilic doux et des roses,

Elle le mettait à l’écart de tout bien ou mal, afin qu'elle puisse remettre cet empereur (spirituel) (Aux soins de) son grand-père.

Quand elle apportait le (précieux) dépôt, à cause de sa peur (pour sa sécurité), elle est allée à la Ka'ba et est entrée dans le Hatîm[2].

Depuis l'air, elle entendit un cri: « O Hatîm, un soleil extrêmement puissant a brillé sur toi ».

 

« Ô Hatîm, aujourd'hui il viendra à toi, tout à coup, cent mille faisceaux du Soleil de la Munificence.

« Ô Hatîm, aujourd'hui, il entrera en toi avec faste un roi glorieux, dont le présage est

Fortune.

« O Hatîm, aujourd'hui, sans aucun doute, tu redeviendras la demeure des esprits exaltés.

Les esprits des purs viendront à toi de tous côtés, troupe après troupe, et multitude après multitude, ivres de désir. »

Halîma était déconcertée par cette voix: ni devant ni derrière il n'y avait personne (à voir).

 

(Toutes) les six directions étaient vides de toute forme (visible), et ce cri était continu -

Que l'âme soit une rançon pour ce cri !

Elle posa Mostafâ sur la terre, afin qu'elle puisse rechercher le doux son.

Puis elle a jeté son regard çà et là, en disant: « Où est ce roi qui raconte des mystères?

Car un son aussi fort arrive de gauche à droite. O Seigneur, où est-il celui qui le fait arriver? »

Quand elle ne voyait (personne), elle devenait désemparée et désespérée: son corps se mit à trembler comme la branche de saule.

 

Elle est revenue vers cet Enfant Juste: elle n'a pas vu Mostafâ dans son (ancien) endroit.

Perplexité sur perplexité tombèrent sur son cœur: de chagrin, sa demeure devint très sombre.

Elle a couru vers les habitations (à côté) et souleva un tollé en disant: « Qui a emporté ma seule perle? »

Les Mecquois ont dit: "Nous n'avons aucune connaissance: nous ne savions pas qu'un enfant était là."

Elle a versé tant de larmes et fait (tellement) de lamentations que ces autres ont commencé à pleurer à cause d'elle (son chagrin).

 

Battant sa poitrine, elle pleurait si fort (puissamment) que les étoiles en pleuraient.

 

Histoire du vieil arabe qui conseilla à Halîma de chercher l'aide des idoles.

 

Un vieil homme avec un bâton s'approcha d'elle en disant: « Pourquoi, qu'est-ce qui t'arrive, ô Halîma,

Pour que tu laisses un tel feu (de chagrin) brûler (en avant) de ton cœur et consumer ces entrailles (des spectateurs) avec le deuil?

Elle a répondu: « Je suis la mère nourricière de confiance d'Ahmad (MOHAMMAD), alors je l'ai ramené pour le remettre à son grand-père.

« Quand je suis arrivé dans le Hatîm, des voix descendaient (vers le bas) et je les entendais depuis les airs.

 

« Quand j'ai entendu dans les airs ces mélodies mélodieuses, à cause de ce son, j'ai posé l'Enfant là-bas,

 

« Pour voir à qui est-ce ce cri, car c'est un cri très beau et très délicieux. Je n'ai vu aucun signe de personne autour de moi: le cri n'a pas cessé un instant.

« Quand je suis revenu (à mes sens) des égarements de mon cœur, je n'ai pas vu l'enfant là (où je l'avais laissé): hélas pour mon cœur! »

Il (le vieil homme) a dit: « Ô fille, ne t'afflige pas, car je te montrerai une reine,

 

« Qui, si elle le souhaite, racontera ce qui est arrivé à l’enfant: elle connaît le lieu de résidence de l’enfant et son campement (en route). »

Puis Halîma a dit: « Oh, mon âme soit une rançon pour toi, ô Shaykh bien et juste!

« Venez, montrez-moi cette reine de clairvoyance qui sait ce qui est arrivé à mon enfant.

Il l'a amenée à 'Uzzâ, en disant: « Cette idole est très appréciée pour les informations concernant l’Invisible.

« Grâce à elle, nous avons trouvé des milliers de personnes perdues, lorsque nous nous sommes hâtés vers elle avec dévotion. »

 

Le vieil homme se prosterna devant elle ('Uzzâ) et dit aussitôt: « Ô souveraine des Arabes, ô mer de munificence! »

(Puis) il a dit: « O 'Uzzâ, tu nous as fait beaucoup de faveurs, afin que nous soyons délivrés des pièges.

« En raison de ta faveur, le devoir (de t’adorer) est devenu obligatoire pour les Arabes, jusqu’à ce que les Arabes vous soient devenus soumis. 

« Dans l’espoir de vous, cette Halîma de (la tribu) Sa’d est venue dans l’ombre de votre branche de saule, car un de ses enfants en bas âge est perdu: le nom de cet enfant est MOHAMMAD.

 

Quand il a dit « MOHAMMAD », toutes ces idoles sont immédiatement tombées tête baissée et prosternées, disant: « Part ! vieil homme! Quelle est cette recherche de (ce) MOHAMMAD de par qui nous seront déposés ?

« Par lui, nous sommes renversés et réduits à une collection de pierres (brisées); par lui, nous sommes rendus invendables et sans valeur.

« Ces fantômes, que les adeptes des opinions vaines avaient l'habitude de voir de nous parfois pendant la Fatra[3],

« Disparaîtrons maintenant que sa cour royale est arrivée: l'eau est arrivée et il a aboli (annulé) l'ablution avec du sable.

 

« Éloigne-toi, vieil homme! N'allume pas le chaos! Écoute, ne nous brûle pas avec (le feu de) la jalousie d'Ahmad (MOHAMMAD)!

« Éloigne-toi, pour l'amour de Dieu, ô vieil homme, autrement tu seras (toi aussi) brûlé par le feu de l'Éternel.

« Quelle compression de la queue du dragon est-ce cela ? Sais-tu ce que l'annonce (de L'avènement de MOHAMMAD) renferme (comme effets)? A cette nouvelle, le cœur de la mer et de la mine bondiront; à cette nouvelle, les sept cieux trembleront. »

Quand le vieil homme entendit ces mots des pierres (idoles), l'ancien vieil homme laissa son bâton tomber (de sa main);

 

Puis, à cause du tremblement, de la peur et de la terreur causés par cette proclamation (des idoles), le vieil homme se claquait les dents ensemble.

Tel un homme nu en hiver, il tremblait et disait: « Ô Malheur ! » (Destruction!)

Quand elle (Halîma) a vu le vieil homme dans un tel état (de terreur), à la suite de cette merveille, la femme a perdu (le pouvoir de) délibération. Elle a dit : « Ô vieil homme, bien que je sois dans l'affliction (à cause de la perte de MOHAMMAD), je suis dans une perplexité multiple (ne sachant pas si je dois pleurer ou me réjouir).

 

« A un moment le vent me fait un discours, à un autre moment, les pierres me font une leçon.

 

« Le vent s'adresse à moi avec des mots articulés, les pierres et les montagnes me donnent l'intelligence de (la vraie nature des) choses.

« Une fois (avant cela) ceux de l'Invisible, ont enlevé mon enfant – ceux de l'Invisible, ceux du Paradis aux ailes vertes.

« De qui vais-je me plaindre? A qui dois-je me plaindre ? Je suis devenu folle et (dispersée) dans cent esprits.

« Sa jalousie (de Dieu) a fermé mes lèvres (de sorte que je suis incapable) de dévoiler (l'histoire) du mystère : je dis (seulement) ceci, que mon enfant est perdu. Si je devais dire autre chose maintenant, les gens m'enchaîneraient comme si j'étais folle. »

 

Le vieil homme lui dit: « O Halîma, réjouis-toi; incline-toi en action de grâces et ne te déchire pas le visage.

« Ne t'afflige pas: il ne se perdra pas pour toi; non, mais le monde (entier) se perdra en lui.

Avant et derrière (lui) il y a toujours des centaines de milliers de surveillants et de gardiens (veillant sur lui) dans une émulation jalouse.

N’as-tu pas vu comment ces idoles avec tous leurs arts sont tombées tête baissée au nom de ton Enfant? C'est une époque merveilleuse sur la face de la terre: j'ai vieilli et je n'ai rien vu de ce genre. »

 

 

Puisque (même) les pierres (idoles) ont pleuré cette mission (prophétique), pensez quelles (tribulations) vont se renverser (tomber) sur les pécheurs!

La pierre est innocente en ce qui concerne le fait d'être un objet d'adoration, (mais) vous n'êtes pas obligé de l'adorer.

Celui qui était sous la contrainte est devenu si effrayé: considérez (alors) quelles (terribles) choses seront attachées aux coupables !

 

 

Comment 'Abdu' l-Muttalib, le grand-père de Mostafâ (MOHAMMAD), a appris que Halîma avait perdu MOHAMMAD, la Paix sois sur lui, et l'a recherché autour de la ville et a fait des lamentations à la porte de la Ka'ba et a prié DIEU et le trouva (MOHAMMAD), la Paix soit sur lui.

 

Quand le grand-père de Mostafâ a appris la nouvelle de Halîma et de son tollé en public

Et de tel cris et chahuts bruyant que leur écho atteignait (la distance de) un mile,

 

Abdu l-Muttalib sut aussitôt de quoi il s'agissait: il se frappa les mains sur la poitrine et pleura.

Dans son chagrin, il vint avec ardeur à la porte de la Kaaba, en disant: « Ô toi qui connais le secret de la nuit et le mystère du jour,

« Je ne vois aucun accomplissement en moi, pour que quelqu'un comme moi soit votre confident. Je ne vois aucun mérite en moi, que je sois accepté de cette porte de bon augure,

« Ou que ma tête (inclinée) et ma prostration (en prière) aient quelque valeur, ou qu'à cause de mes larmes, une quelconque fortune devrait (me) sourire;

 

« Mais sur le visage de cette perle unique (MOHAMMAD), j'ai vu les signes de ta grâce, ô Généreux;

« Car il ne nous ressemble pas, bien qu'il soit de nous: nous sommes tous (comme) le cuivre, tandis qu'Ahmad (MOHAMMAD) est l'Élixir.

« Les merveilles que j'ai vues en lui, je ne les ai pas vues chez un ami ni un ennemi.

 

 

« Aucun, (même) avec un effort de cent ans, ne saurait (pourrait) indiquer ce que Ta bonté lui a accordé dans son enfance.

« Depuis que j'ai vu avec une certitude (inspirée) Tes Faveurs envers lui, (j’ai sû que) il est une perle de Ta Mer.

 

« Celui que je mets en avant pour T’implorer: dis-moi sa situation (difficile), ô toi qui connais (chaque) situation critique! »

De l’intérieur de la Ka’ba est venu aussitôt un cri: « Même maintenant, il vous montrera son visage.

Il est béni par Nous avec deux cents Félicités, il est gardé par Nous avec deux cents troupes d'anges.

Nous faisons célébrer son apparence extérieure dans le monde; Nous rendons sa (réalité) intérieure caché de tous.

L'eau et l'argile étaient (comme) l'or de la mine: Nous sommes l'Orfèvre; car Nous le sculptons maintenant dans un bracelet de cheville, maintenant dans un sceau.

 

Maintenant, nous en faisons la bandoulière pour une épée, maintenant, la chaîne sur le cou d'un lion.

Maintenant nous en façonnons la boule (sur le dessus) d'un trône, maintenant le diadème sur les têtes (d'entre ceux) qui cherchent l'empire.

Nous avons de grandes affections envers cette Terre, car elle réside dans la posture d'acquiescement. Maintenant Nous en produisons un roi (spirituel) comme celui-ci; maintenant Nous le rendons frénétique (avec amour) dans le Présence du Roi:

À cause de lui, des centaines de milliers d'amoureux et d'êtres chers sont en lamentation, en hurlant et en recherchant.

 

Ceci est Notre travail, à la confusion de celui qui n'a aucune inclination spirituelle vers Notre travail.

Nous conférons cette éminence sur la Terre pour la même raison que nous plaçons une portion de nourriture devant les démunis,

Parce que la Terre a la forme externe de la stupidité, alors qu'elle a intérieurement les qualités de la luminosité.

Son extérieur (apparence) en est venu à être en guerre avec son intérieur (réalité): son intérieur est comme un bijou et son extérieur comme une pierre (anodine).

Son extérieur dit: "nous sommes ceci, et rien de plus"; son intérieur dit: « Regardez bien par l’avant et derrière! »

 

Son extérieur nie (et dit) que l'intérieur est nul; son intérieur dit: « Nous te montrerons la vérité: attendez (et voyez)! »

Son extérieur et son intérieur sont en conflit: nécessairement ils tirent l'Aide (Divine) de cette patiente endurance.

Nous fabriquons les formes (d'existence) à partir de cette terre au visage aigre: Nous manifestons son rire caché,

Car (bien que) extérieurement la terre soit (tout) chagrin et larmes, il y a eu elle des centaines de milliers de rires.

Nous sommes Le Révélateur du mystère, et Notre Travail est juste ceci, que nous produisons ces Choses de la dissimulation.

 

Bien que le voleur soit muet dans le déni (de son vol), le magistrat le révèle par la torture.

Ces terres (diverses) ont volé (Nos) faveurs, de sorte qu'à travers l'affliction Nous pouvons les amener à se confesser.

Beaucoup sont les enfants merveilleux qu'elle (la terre) a eu, mais Ahmad (MOHAMMAD) les a surpassés eux tous.

La Terre et le Ciel rient et se réjouissent en disant: « De nous deux, (qui sommes) unis dans le mariage, un tel roi est né! »

 

 

Le Ciel éclate de joie à cause de lui; la terre est devenue comme le lis à cause de sa pureté.

 

Puisque votre extérieur et votre intérieur, ô belle terre, sont en guerre et (engagés) dans la lutte

(L’un avec l'autre) -

Quiconque est en guerre contre lui-même pour l'amour de Dieu, afin que sa réalité (intérieure) devienne l'adversaire du (simple) parfum et couleur,

(Si) ses ténèbres sont en combat contre sa lumière, le soleil de son esprit ne se couchera jamais.

Quiconque luttera dans la tribulation à cause de Nous, le Ciel mettra son dos sous ses pieds (pour les soutenir).

Votre (forme) extérieur gémit à cause des ténèbres; votre (esprit) intérieur est (comme) des roses dans des roses.

 

Elle (votre forme extérieure) est exprès comme les Soufis (qui sont) au visage amer (triste et triste),

Afin qu'ils ne se mélangent pas avec tous ceux qui éteignent la lumière (intérieure).

Comme le hérisson, les Connaisseurs (de Dieu) au visage amer ont caché leurs plaisirs (spirituels) dans des piquants rugueux (d'austérité).

Le verger est caché, (tandis que) autour du verger ces épines sont clairement visibles, disant: « O ennemi voleur, éloigne-toi de cette porte! »

Ô hérisson, tu as fait des piquants ton gardien et, comme un Soufî, tu as enfoui ta tête dans ta poitrine,

(De tel sorte) Qu'aucune de ces épines aux joues roses ne rencontrent (la moindre partie) de votre plaisir.

 

« Bien que votre enfant (MOHAMMAD) soit (à l’état de) enfant, en vérité les deux mondes sont ses parasites (préposés).

Nous faisons vivre un monde (entier) à travers lui; Nous faisons du Ciel un esclave à son service.

‘Abdu’ l-Muttalib a dit: « Où est-il maintenant? Ô Toi qui connais le secret (de toutes choses), montre la bonne voie! »

 

Comment Abdu l-Muttalib a demandé un indice sur l'endroit où se trouvait MOHAMMAD - que la paix soit sur lui! - en disant: « Où le trouverai-je? » et comment il a reçu une réponse de l’intérieur de la Ka’ba et a obtenu l’indice.

 

Une voix lui parvint de l'intérieur de la Ka'ba. Il a dit: « Ô chercheur, cet Enfant Juste est dans tel ou tel oued sous cet arbre. » Alors le vieil homme de bon augure partit aussitôt.

 

A son étrier (étaient) les princes de Quraysh, car son grand-père (de MOHAMMAD) était l'un des notables de Quraysh.

Tous ses ancêtres (de MOHAMMAD) (remontant) jusqu'aux reins d'Adam (étaient) des seigneurs en fête et en mêlée et dans le carnage de la bataille.

Cette lignée est (applicable) uniquement à son enveloppe (corps), qui descend, pure (extraite) de puissants empereurs.

Son noyau, dans le sol, est éloigné de la lignée, et non souillé (par contamination avec l'humanité): aucun n'est son congénère, du Poisson jusqu’au Bouvier.[4].

Personne ne cherche (à connaître) la naissance et (la venue de) l'existence à partir de la Lumière de DIEU : quel besoin de chaîne et trame a-t-elle la Robe d'Honneur de DIEU ?

 

La plus insignifiante des robes d'honneur qu'IL accorde en récompense (pour les bonnes œuvres) dépasse en excellence le vêtement brodé du soleil.

۞

SIDNA Ibn Abbas RA rapporte qu’un Viel homme cria du haut de la Kaaba : « Ô Abdal Mouttalib ! Halima, la femme arabe (bédouine), a perdu un enfant au nom de MOHAMMAD » SIDNA Abdoul Mouttalib (RA) était alors pris d’une grande colère. Quand il se mettait en colère les gens le craignaient. Il RA dit : « O Banou Hâchim, O Banou Ghâlib, montez car MOHAMMAD a disparu » puis il jura qu’il ne descendra point jusqu’à ce qu’il trouve SIDNA MOUHAMMAD SAW ou de tuer 1000 bédoins et 100 Qouraychite. Il (RA) tournait autour de la Kaaba et disait de la poésie.

Puis il entendit près de la Kaaba un appel : que « DIEU ne laissera jamais perdre ‘‘MOHAMMAD’’ » il dit où est -il on lui dit : il est à tel vallée sous l’arbre de Oum Ghilâne.

On partit alors et on le trouva dans la vallée, occupé à manger les fruits murs de la part de Dame Oum Ghilâne RA et autour de lui, deux jeunes hommes, dès qu’on approcha, les deux jeunes (SIDNA Jibrîl AS et SIDNA Mikhaïl AS) disparurent. On lui demanda :

-       Qui est-tu ? et que fais-tu ?

-       Je suis le fils de Abdallah ibn Abd Al Mouttalib

SIDNA Abdoul Mouttalib RA le prit alors sur son cou, et exécuta des tours autour de la Kaaba. Les femmes étaient dans la maison de Notre Mère Amina RA pour la consoler.

 

Plus tard, Dame Halimah As-Sa’dīyah RA et sa famille (RA) ont trouvé du Prophète SAW tout le bien et la bénédiction et DIEU SWT l'honora par l'Islam, elle, son époux, et tous leurs enfants.

Après son Mariage, la maison du Prophète SAW et de Notre Mère Khadija RA recevait la visite de Notre Mère Halîmah RA, envers qui Notre Mère Khadîja RA se montrait toujours géné­reuse. Une de ces visites eut lieu pendant une période où une intense sécheresse sévissait sur de vastes territoires et avait décimé les troupeaux de Notre Mère Halîmah RA. Notre Mère Khadîja RA lui fit alors cadeau de quarante moutons et d’un chameau de Hawdaj. Le Prophète SAW l’accueillait très chaleureusement en l’appelant : « O Mère ! O Mère ! » et il (SAW) mettait son habit béni à l’endroit où elle désirait s’assoir.

Avant sa transition, Notre Mère Halima Saadia RA est de nouveau venue dans la ville sainte de Médine. Elle y transita et fut inhumée au cimetière d’Al Baqî’. Une Rawda à son nom est marquée dans ce cimetière béni.

Pendant la bataille de Hounayn, 6000 captifs de guerre ont été libérés simplement parce que le Prophète SAW était en relation de lait avec la famille de Notre Mère Halima RA :

Il se trouve que lorsque la tribu de Hawâzin a planifié une attaque sur La Mecque, elle a été rapidement vaincue avec de grandes pertes à la bataille de Hunain. Il y avait 6 000 captifs, hommes et femmes, avec 24 000 chameaux et 40 000 chèvres à Ji’râna, aux mains des musulmans.

C’est à cette occasion qu’une dame âgée, dans la soixantaine, est apparue parmi les captifs et a affirmé qu’elle était la sœur du Prophète MOHAMMAD SAW. Elle (RA) lui a été emmenée avec une grande estime. Elle lui a dit : « Ô messager d'Allah, je suis Shaima, ta sœur adoptive, fille d'Abu Kabsha et de Halima Saadia bint Dhouwaïb. » Le Saint Prophète SAW l'accueillit, étendit son châle et lui demanda de s'asseoir près de lui. Elle lui rappela que lorsqu’il était jeune, il laissa une morsure à l'épaule de sa sœur, ce qui était encore une cicatrice sur son corps. Le Saint Prophète (SAW) a reconnu cela et les larmes coulaient sur ses joues bénies. Dame Shaima RA a embrassé l'Islam et a consenti à partir avec beaucoup de présents. Le Prophète SAW Rencontra aussi ce jour-là sa Noble Mère Nourricière RA, Notre Mère Halima RA, il (SAW) mit son châle à terre pour elle, s’entretint avec elle (RA), et l’a traité avec beaucoup d’égard

On rapporte que le Prophète SAW eut plusieurs Mère Nourricière (RA).

Après sa Noble Mère Aminah RA, ses nourrices ont été au nombre de huit :

·       Dame Thouwaybah Al-Aslamiah RA

·       Dame Halimah Es-Sa’diyyah RA

·       Dame Khawlah bint Al-Mounzir RA

·       Dame Oum-Aymane al-Habachiyya RA

·       Une autre Dame des Banî Sa’d RA

·       Et trois autres Dames qui s’appelaient ‘Âtika (RA).

Tandis que d’autres historiens soutiennent qu’il (SAW) n’a eu que Notre Mère Halima RA comme Mère Nourricière.

Dans un Hadith le Prophète SAW dit : « je suis le fils des ‘Awâtik (les ‘Atikah) » et « je suis le fils des Fawâtim (les Fâtimah) » désignant ainsi ses Nobles Grand-Mères (RA), et ses Saintes Mère nourricières (RA), qui avaient donc pour prénoms et qualificatifs : la qualité de ‘Âtikah et Fâtimah.

[1] Source: (Masnavi Livre 4: 21) Halima (RA) et l’enfant Muhammad (SAW)

[2] Appelé Hijr Ismaïl (AS), c'est le muret demi-circulaire faisant face à la Kaaba. Il fait partie de la Maison sacrée.

[3] La « Fatra » ou Fatrat al Wahy : désigne la période d’interruption de la révélation (3 ans ou moins). Ici, elle peut désigner la période avant la venue de la révélation.

[4] Les constellations du Poissons et du Bouvier : c’est-à-dire le tour complet du zodiaque.

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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