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SIRA 4 - [Partie 3/5] L’ÉMINENCE DU NOBLE CARACTÈRE DU TRÈS SAINT PROPHÈTE SAW

« Je suis le Prophète, en toute vérité, je suis le fils de `Abdul Muttalib » (Boukhari et Mouslim).

Intermédiaire · 18 min de lecture · 28 août 2023

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 28 août 2023). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

SIRA 4 - [Partie 3/5]

L’ÉMINENCE DU NOBLE CARACTÈRE DU TRÈS SAINT PROPHÈTE SAW

SA BONTÉ ET SA BIENVEILLANCE 

Le Messager de Dieu (SAW) dit :

« Dieu est bienveillant et Il aime la bienveillance ; Il donne pour la bienveillance ce qu'Il ne donne pas pour la violence ou pour toute autre chose »[1].

« La meilleure œuvre après la foi en DIEU est l’amour bienveillant envers les gens »[2]

« Chaque fois que la douceur se trouve dans une chose elle l'anobli, et chaque fois qu'elle y est arrachée (d’une chose), elle l'altère ».

Ainsi, on témoigna à son sujet :

« Je n'ai jamais vu un homme plus souriant que le Messager de Dieu (SAW) ». dit SIDNA ‘Abdallâh Ibn Hârith RA.

« Jamais le Messager de Dieu (SAW) n'a détourné son noble visage d’une personne qui lui parlait en confidence ou qui lui chuchotait quelque chose à l'oreille, avant que celui-ci ne le fasse le premier. Lorsqu'il serrait la main à une personne il ne la retirait jamais avant que celle-ci ne l'enlève le premier ». dit SIDNA Anas RA.

« Jamais le Messager de Dieu (SAW) ne s'est détourné de moi depuis que j'ai embrassé l'Islam. Il souriait chaque fois qu'il me voyait », dit SIDNA Jarîr Ibn ‘Abdallah (RA).

...ETC.

Sa bonté et sa libéralité ont gagné les gens, à tel point que sa Sainte et Noble Présence est devenue à leurs yeux la manifestation la plus importante et la plus indispensable de leur vie. Il est devenu tel le père protecteur et bienveillant, et la mère nourricière pleine de compassion et de miséricorde. Il les mettait à l'aise en les regardant avec douceur et respect, en les rendant tous égaux en droit auprès de lui. Il est toujours souriant, de nature simple, facilement abordable. Il fermait les yeux devant ce qu'il n'aimait pas, et celui qui lui rendait visite ne partait jamais de chez lui, découragé ou rebuté.

Il est doux dans toutes ses façons et manières et délicats et bon avec tous les gens et dans toutes les situations : Quand un groupe parmi les juifs de Médine entra chez lui (SAW) et lui adressèrent la salutation en déformant la formule. Notre Mère Aicha RA répondit durement à leur propos. Il (SAW) lui dit alors : « Doucement Ô Aicha ! Certes ALLÂH aime la douceur dans toute affaire » Et Le Prophète SAW disait à Notre Mère Aicha RA : « Ô ‘Aicha ! la personne la plus néfaste est celle que les gens évitent, ou dont ils s’écartent, de crainte de sa grossièreté »[3]

Le Messager de Dieu (SAW) s'employait à rapprocher ses Compagnons et à ne pas les diviser. Il s'enquerrait de leur situation et accordait à ses visiteurs une place de mérite, de sorte que chacun d'entre eux pensait qu'il est le plus honoré auprès de lui. Il plaisantait avec eux, se mêlait à eux, et les ménageait.

SIDNA Anas RA raconte : « Un bédouin du nom de (SIDNA) Zâhir RA venait de la campagne offrir des cadeaux au Prophète (SAW), lequel lui fournissait des provisions lorsqu'il s'en retournait vers les siens. Le Prophète (SAW) disait (à son propos) : ‘‘Zâhir est notre homme de campagne, et nous sommes ses hommes de ville !’’ (Zâhir bâdiyatounâ wa Nahnou Ḥâdirouhou) Le Messager de Dieu (SAW) l'aimait. Cet homme n’était pas beau de visage. Un jour, le Prophète (SAW) vint le trouver alors qu'il vendait sa marchandise. Il l'enlaça par derrière en passant ses (nobles) mains sous ses aisselles, et (mit ses nobles Mains sur ses yeux, si bien que) l'homme qui ne pouvait le voir dit : ‘‘Qui est-ce ? Lâche-moi !’’ Lorsqu'il se retourna et reconnut le Prophète (SAW), il fit en sorte (et se plut) de laisser son dos collé à la poitrine du Prophète (SAW), lequel se mit à dire :

-                    Qui achète cet esclave ?

-                    Ô Messager de Dieu ! tu peux être sûr que je serais alors invendu (déprécié) !

-                    Cependant, dit alors le Prophète (SAW), auprès de Dieu, tu n'es point déprécié ! [ou] Tu es très cher auprès de Dieu ! »[4]

D'après SIDNA Zayd ibn Thabet RA dit : « J’étais son voisin. Lorsque la Révélation descendait sur lui, il me faisait appeler et récrivais celle-ci. Lorsque nous évoquions le bas-monde, il l'évoquait avec nous. Lorsque nous évoquions la vie future, il l'évoquait avec nous. Lorsque nous parlions de nourriture, il en parlait avec nous. Tout cela peut vous donner une idée sur le Prophète »[5]

Ainsi, il (SAW) respectait et honorait les gens en les appelant par le meilleur des noms qu'ils aimaient. Aussi, Il (SAW) honorait ses invités et les servait, il lui arrivait même d’étaler pour son invité son noble manteau ou de lui donner l’oreiller sur lequel il SAW était adossé et de l’inviter à s’asseoir. De même, il (SAW) est patient avec son visiteur, jusqu’à ce que son visiteur partait de son plein gré. On n’a jamais vu le Messager de DIEU SAW allonger ses pieds bénis au milieu d’un groupe de personnes. Il SAW répondait à la demande de l’homme libre, de l’esclave, de la servante et du déshérité, il SAW rendait visite aux malades au fin fond de Médine et acceptait l’excuse de celui qui la présente.

SIDNA Anas Ibn Malik (RA) raconte : « Le Prophète (SAW) faisait partie des gens qui avaient le meilleur comportement. Un jour il m'a envoyé pour faire quelque chose alors j'ai dit : Par Allah ! Je n'y vais pas et j'avais en moi l'intention d'aller faire la chose que le Prophète (SAW) m'avait ordonné. Je suis donc sorti jusqu'à passer vers les enfants qui jouaient dans le marché.

Alors le Prophète (SAW) a attrapé ma nuque par derrière moi. Je l'ai regardé, il riait et m'a dit : « Ô Ounayss (petit Anas) ! Es-tu allé faire ce que je t'ai ordonné ? » J'ai dit : « Oui, j'y vais ô Messager d'Allah ! »[6]

Quant au caractère du Prophète SAW en tant qu’époux, il se distinguait par sa bienveillance, sa tendresse et sa douceur envers la femme. Il SAW comprenait profondément la nature et les sentiments féminins. Le Prophète SAW entretenait de bonnes relations avec ses femmes : il SAW était toujours resplendissant, plaisantait avec elles et était remarquablement tendre. Il SAW faisait preuve envers elle de largesse financière lorsqu’Allah SWT le permettait. Il riait avec elles, et, le soir discutait un moment avec elles pour les réconforter. Il SAW alla même jusqu’à faire la course avec notre mère Aïcha RA, renforçant ainsi son amour. Elle RA dit : « Je fis la course avec le messager d’Allah SAW et je le battis. Cela se produisit avant ma prise de poids. Lorsque je pris du poids, nous refîmes une course ensemble et il me battit puis me dit : « Cette fois, j’ai pris ma revanche (de la première course perdue) ! » Rapporté par Ahmad et Abou Dâwôud et authentifié par Albânî

Quant au comportement du Prophète SAW en tant que père : il se distinguait par sa clémence et sa compassion. Il SAW priait en portant Oumâma RA, sa petite-fille bénie. Il la portait lorsqu’il se tenait debout et la posait lorsqu’il se prosternait. (Rapporté par Boukhâri).

Aussi, lorsqu’il SAW se prosternait, SIDNA Hassan RA et SIDNA Houssayn RA, ses deux petits-fils bénis RA, montaient sur son dos béni et il ne cessait d’être en prosternation jusqu’à qu’ils aient pris leur part de distraction et pour ne pas les déranger dans leur jeu. (Rapporté par Nassâî et Al-Hâkim et authentifié par Dhahabî et Albânî).

Lorsque son fils, SIDNA Ibrâhîm (RA) transita, il SAW pleura et on lui dit : « Tu pleurs, ô Messager d’Allah ! Il SAW dit : « Oui, c’est une miséricorde. » Ensuite, il SAW dit :

« Les yeux versent leurs larmes, le cœur est meurtri de tristesse, mais malgré cela, nous ne prononçons que ce qui plaît à notre Seigneur. Certainement, nous sommes tristes de devoir te quitter, ô Ibrâhîm ! » (Boukhâri et Mouslim).[7]

SA PATIENCE ET SON ENDURANCE SONT LEGENDAIRES 

On ne connaît personne qui ait enduré plus d'épreuves, de malheurs, de difficultés et de crises que lui (SAW) ; et il a tout enduré afin d’extraire les créatures des ténèbres et leurs montrer le chemin vers la Lumière de l’Unicité de DIEU SWT.

Il SAW a enduré son statut d'orphelin, il a enduré la faim, la nécessité, le besoin, la fatigue, la jalousie, la tromperie, la tyrannie des ennemis; il a enduré l'expulsion de sa terre natale, l'exclusion de sa demeure ; l’embargo, et l'éloignement de sa famille; il SAW a enduré l'assassinat des proches, la torture et l'extermination des compagnons, les persécutions des fidèles, les coalitions des ennemis et des adversaires et le rassemblement des combattants, l'arrogance des arrogants, l'ignorance des bédouins, la ruse des juifs, l'insolence des chrétiens, la perfidie des hypocrites et la fureur des guerriers; il a enduré les agressions du proche, et l'acharnement de l'éloigné; le mensonge et l'oppression des négateurs,...

Il (SAW) a été injurié et maltraité ; Il vécut étranger parmi les siens, Son Honorable Oncle (RA) Sa Chère Epouse (RA) transitèrent ; Il a été chassé de la Mecque ; On assassina son oncle ; son fils a transité ; Son épouse vertueuse a été diffamée ; Les arabes coalisèrent contre lui ; on tenta de porter atteinte à sa personne de nombreuse fois...

Toutes les fois, le Saint Prophète SAW endura avec Patience et fermeté. ALLÂH SWT lui dit :

(Endure ! Ton endurance [ne viendra] qu’avec (l’aide) d’ALLÂH. Ne t’afflige pas pour eux. Et ne sois pas angoissé à cause de leurs complots) (16 :27)

Un jour Notre Mère Fatima Zahra RA donna au Prophète (SAW) un morceau de pain d’orge. Il dit : « Qu’est-ce que c’est ? ». Elle dit : « Du pain que j’ai fait. Je n’ai pas voulu en manger avant de t’en donner un morceau ». Il dit : « C’est la première chose que je mange depuis trois jours ! » (Ahmed et at-Tabarânî). Et les jours où il avait tellement faim, il (SAW) s’attachait une pierre au ventre[8].

Le Bien Aimé Prophète SAW dit de lui-même : « Dans la voie de Dieu, j'ai été inquiété alors que personne ne l'était et subi des torts alors que nul n'en subissait. J'ai connu trente jours consécutifs pendant lesquels ni moi ni Bilal n'avions à manger ce dont se nourrit une créature ayant un foie, sauf une quantité (si petite) que l'aisselle de Bilal aurait pu cacher. »[9] 

Cheick Ibn Arabi RA a dit :

« La manifestation de l’épreuve de Dieu Très Haut pour lui dans sa mission, fut dans le tort que les gens lui ont fait, leur inimitié, et leur accablement ; et la sagesse de l’épreuve réside dans deux choses : la première le concerne lui-même, et il s’agit de manifester son âme à travers toutes ses qualités, en opposition à l’action des différents ennemis qui s’accaparent les âmes, leurs qualités, leurs prédispositions et leurs rangs ; DIEU (SWT) l’éduque ainsi par la sagesse (cachée) derrière la nécessité de chaque qualité et la vertu de chaque force ; il (SAW) acquiert de ce fait la totalité des bons caractères et les perfections de tous les Prophètes. Comme il a dit, que la Paix soit sur lui : ‘‘J'ai été envoyé pour parfaire les bons caractères, et on m’a donné les paroles totalisatrices’’.

Son apparition donc dans chaque qualité est la condition de son acceptation de la vertu et de la sagesse de cette qualité, car sans les différents côtés du cœur au moyen des qualités de l'âme, il n'aurait pas été prêt à accepter les diverses sagesses et vertus, à cause de son orientation vers chacune d’elles. La seconde chose : concerne la communauté, car il est un Messager pour tous, et leurs prédispositions sont différentes, et leurs âmes varient dans les qualités. Il fut nécessaire dont qu’il soit en lui (SAW) la totalité des sagesses, des paroles, des vertus et des caractères afin de guider chacun d'eux avec ce qui lui convient comme sagesse, et le purifier avec ce qui lui convient comme caractère, et lui apprendre ce dont il lui sera bénéfique comme science, selon leurs prédispositions et leurs qualités, autrement il ne pourra les appeler tous. […] »[10]

SA DETERMINATION ET SON COURAGE : (SAYFOULLAHI ALLAH LE GLAIVE D’ALLAH)

Le Prophète (SAW) était le plus courageux et le plus déterminé de tous les hommes. Son courage et sa force morale et physique étaient sans pareils ;

Son courage ne se manifesta pas seulement sur le champ de bataille, car dès son jeune âge, et avant la Révélation, il fit preuve d’un très grand courage moral qui se manifesta pendant ses discussions avec les dignitaires de son peuple, et dans sa façon de déclarer la vérité dans toute circonstance.

Il déclarait publiquement sa profonde aversion pour les divinités de son peuple, il les discréditait et les évitait, en faisant fi de la désapprobation ou de la colère qu’éprouvait son peuple envers son comportement.

Après avoir reçu la Révélation, il lança un appel au monothéisme avec une détermination et un courage incomparable.

Il parla ouvertement des idoles et ceux qui les adoraient, sans faire cas ni de leur virulente animosité, ni de leurs persécutions, ni de leurs menaces contre lui.

Il était toujours le premier à répondre à l’appel de quiconque. Une nuit, les Médinois sursautèrent à cause d’un bruit étrange. Quelques-uns parmi eux sortirent et se dirigèrent vers le bruit et ils rencontrèrent le Prophète (SAW) qui les avait précédés et revenait de l’endroit d’où semblait provenir le bruit. Il montait à crue un cheval appartenant à Abou Talḥa, portait un sabre suspendu à son cou et disait : « N’ayez pas peur, n’ayez pas peur » (Boukhari et Mouslim).

Son intrépidité au combat était également un trait saillant de sa personnalité depuis sa tendre enfance, dans la mesure où le Prophète (SAW) participa avec ses oncles paternels à la bataille d'al-Fijâr, durant laquelle il leur servait les flèches pour qu'ils les lancent contre les ennemies.

Il sortit le jour de la bataille de Badr, commanda lui-même les troupes et affronta en personne l’armée païenne qui voulait lui nuire. Le jour de la bataille d’Ohod, il fut atteint et ses deux incisives furent cassées (Boukhari et Mouslim).

Bien que, ce jour-là, soixante-dix de ses Compagnons furent tués, le Prophète (SAW) ne fléchit pas, ni ne faiblit, mais c'est plutôt lui (SAW) qui les exhorta à se ressaisir et revenir à DIEU SWT.

Il ne cédait jamais aux menaces, ne reculait devant rien et ne se laissait pas ébranler par les vicissitudes. Il s’en remettait à ALLÂH, exalté soit-Il, se repentait, agréait Son jugement, se contentait de Son soutien et avait confiance en Sa promesse.

Les compagnons endurèrent à cause de son endurance, et eurent du courage à cause de son courage SAW :

L’un de ses compagnons (RA) dit : « Lorsque nous étions effrayés dans le combat, nous nous protégions derrière le Messager de Dieu (SAW) »

Il était toujours le plus proche du danger, si bien que ses Compagnons se refugiaient de temps à autre derrière lui, alors qu’il faisait front et combattait, ne faisant aucun cas de son ennemi, peu importe son effectif ou sa puissance. Il alignait les rangs, encourageait les combattants et prenait sa place à la tête des détachements.

SIDNA Al-Barâ RA, disait : « Par Allah, quand la bataille faisait rage, nous nous protégions derrière le Prophète (SAW) ; les plus courageux d’entre nous étaient ceux qui combattaient sur la même ligne que la sienne » (Mouslim).

Même SIDNA Ali ibn Abi Tâlib KAW, le Champion inégalé et le Cavalier Intrépide, dit du Prophète (SAW) : « Quand la bataille faisait rage et que les deux armées étaient l’une en face de l’autre, nous nous protégions derrière le Prophète (SAW) si bien que personne n’était plus proche de l’ennemi que lui » (Ahmad).

Le Jour de la bataille de Hunayn, les Musulmans prirent la fuite et seul le Prophète (SAW) persévéra sur le champ de bataille. Chevauchant sa mule, il la lança en direction des mécréants, alors que son oncle SIDNA Al-`Abbâs RA, tenait la bride pour la freiner. En le voyant, les mécréants se ruèrent contre lui, et quand ils l’entourèrent, il ne tourna pas les talons, ni ne recula. Au contraire, il descendit de sa mule, semblant vouloir être à la portée de l’ennemi, et s’écria : « Je suis le Prophète, en toute vérité, je suis le fils de `Abdul Muttalib » (Boukhari et Mouslim).

Sur le champ de bataille, sa poitrine était toujours à la portée des sabres et des lances des ennemis. Les héros étaient terrassés face à lui, mais lui gardait toujours le sourire et restait serein. C’est là une vaillance inouïe, devant laquelle l’intrépidité des plus courageux s’amenuisait par déférence !

Quant à sa force physique (SAW) elle équivalait celle de trente hommes, Selon les dires de SIDNA Anas RA.

Roukâna ibn Abd Yazid ibn Hâchim, que personne avant le Prophète (SAW), n’avait pu vaincre dans la lutte, rapporta lui-même qu’un jour, il rencontra le Prophète (SAW) dans un des cols de la Mecque. Le Prophète (SAW) lui dit :

- « Ô Roukâna, crains Allah et accepte la religion que je te prêche ! ».

- « Si je savais que la religion que tu prêches est la Vérité, je te suivrais », répondit-il.

- « Et si j’arrive à te terrasser, sauras-tu que j’appelle à la Vérité ? », demanda le Prophète (SAW).

- « Oui », répondit-il.

- « Ô Roukâna prépare toi pour la lutte !», dit le Prophète (SAW).

Roukânah se prépara et proposa même de faire un pari de cent moutons pour celui qui gagne. Roukânah fut incapable d'opposer la moindre résistance au Prophète (SAW) qui le terrassa. Puis il dit au Prophète (SAW) : « Recommençons, ô Mohammad ». De nouveau, le Prophète (SAW) le terrassa. Il dit alors : « Ô Mohammad, c’est vraiment extraordinaire ! Comment peux-tu me terrasser ainsi ? ». Il se leva, et le Prophète (SAW) le terrassa une troisième fois, à chaque fois il paria cent moutons. Au bout de sa troisième défaite, Roukânah dit : « Ô Mohammad, personne avant toi n’a pu me terrasser, et personne ne m’était plus détestable que toi. Maintenant, j’atteste que nul n’est digne d’être adoré en dehors d’Allah, et que tu es le Messager d’Allah ». Le Prophète (SAW) qui était au-dessus de son adversaire, se leva et renonça au troupeau de moutons qu’il avait gagné (rapporté Ibn Kathîr).

Malgré le courage extrême et la grande force dont il était doté, le Prophète (SAW) n’était jamais impétueux ni agressif ; le Prophète (SAW) ne se vengea-t-il jamais et ne frappa jamais personne de sa main en dehors du combat. Notre Mère Aïcha RA, dit : « Jamais le Prophète (SAW) ne s’est vengé, mais lorsque les limites sacrées d’Allah étaient violées ; là, il vengeait la loi d’Allah le Très haut » (Boukhari et Mouslim).

Elle dit également : « Le Messager d’Allah n’a jamais frappé un serviteur, ni une femme. Il n’a jamais frappé de sa main, sauf quand il combattait dans le sentier d’Allah » (Boukhari et Mouslim).

LE JUSTE SAW

Il (SAW) est compatissant envers les faibles et défenseur de l’opprimé, raison pour laquelle il a participé au pacte de la vertu « Hilf al-Foudoul » selon lequel un groupe de nobles et de justes parmi les Qurayshites s’est engagé à soutenir les faibles et les opprimés et à leur restituer leurs droits confisqués par les plus forts et tyrans parmi les chefs mecquois.

Quant au comportement du Prophète SAW en tant que gouvernant et juge, il se distinguait à la perfection par son équité. Le Prophète SAW jeta les bases de l’équité, qui garantissent à chaque membre de la société d’être jugé selon des lois solides, justes et inébranlables. Jamais, il n’a violé un pacte conclu avec un ennemi même s’il était désespéré de ce dernier et craignait sa trahison. Jamais, il n’a menti pour remporter une victoire.

Prophète SAW en tant que chef de l'armée, se distinguait par sa minutie dans la préparation de l’unité militaire. Il SAW élaborait la stratégie militaire, prenait conseil de ses compagnons RA et de ses généraux, d’après leur expérience. Le Prophète SAW, interdisait de détruire toute construction, de brûler les palmeraies et les forêts, de massacrer le bétail, etc. SIDNA Anas Ibn Mâlik RA rapporte que le Prophète SAW a dit : « Partez au nom d’Allah, en vue d’Allah et en suivant la religion du Messager d’Allah. Ne tuez point le faible vieillard, ni les petits enfants, ni les femmes, et ne vous appropriez pas le butin en le dissimulant, mais rassemblez-le. Soyez conciliants et bienfaisants, car Allah aime les bienfaisants. » (Abou Dawoud).

[1] Rapporté par Mouslim d’après Notre Mère Aïcha (RA)

[2] Cité par Tabarânî d’après SIDNA Abou Hourayra RA. Hadith Validé.

[3] Rapporté par Tirmidhî dans Chamâil Mouhammadiyah. Hadith Validé

[4] Rapporté par Tirmidhî dans Chamâil Mouhammadiyah. (n°217) Hadith Validé.

[5] Rapporté par Tirmidhî d’après SIDNA Khâridja ibn Zayd RA

[6] (Rapporté par Mouslim dans son Saḥîḥ n°2310)

[7] Source : « Quelques traits de caractère du Prophète Muhammad SAW » Écrit par Khâlid Abou Sâliḥ

[8] Ibn Abi ad-Dounyâ

[9] Tirmidhî, Hadith Validé

[10] Interprétation de la sourate Al-Furqan du [Verset 27-32]. Exégèse du Cheïck Cheick Ibn Arabi RA - Vol 2 - page 79

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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