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SIRA 5 – [Partie 2/15] LA MISSION UNIVERSELLE DU BIEN AIMÉ PROPHÈTE MOUHAMMAD (SAW)

« Ils sont certes perdants, ceux qui ont, par sottise et ignorance tué leurs enfants, et ceux qui ont interdit ce qu’Allah leur a attribué de nourriture, inventant des mensonges contre Allah. Ils se…

Intermédiaire · 18 min de lecture · 4 septembre 2023

Ancien article · non reluArticle repris tel quel de l’ancien site Solisalim (publié le 4 septembre 2023). Il n’a pas encore été relu par le comité savant.

L’histoire de Khouzâ’a, de ‘Amr Ibn Louhay et la vénération des idoles dans les terres arabes

Selon Ibn Is’hâq, Ghoubshanma de Khouzâ’a gouverna la Ka’bah en lieu des Banou Bakr Ibn ‘ Abd Manat ; le premier de ces nouveaux souverains fut ‘Amr Ibn al-Hârith Ghoubshan et à cette époque, les Qouraysh étaient des migrants, vivant dans des petits villages et campements dispersés parmi leurs gens, les Banou Kinânah.

Khouzâ’a fut ainsi appelé parce qu’ils se séparèrent (takhazza’ou), des hommes de ‘Amr Ibn ‘Amir quand ils quittèrent le Yémen pour la Syrie et Khouzâ’a s’arrêta à Marr ad-Dhahran et s’installèrent là.

A ce propos, ‘Awn Ibn Ayyoub al-Ansari et par la suite al-Khazraji dirent les vers suivants :

« Quand nous descendirent dans le val de Marr, Khouzâ’a se détacha de nous dans de petits groupes des gens ;

Ils occupèrent chaque vallée de Tihama, en cherchant la protection avec leurs lances solides et leurs épées acérées. »

Abou al-Moutahhir Ismâ’îl Ibn Rafi’ al-Ansari al-Awsi a dit :

« Quand nous descendirent dans le val de La Mecque, Khouzâ’a louangea la demeure du mangeur insatiable

En prenant résidence dans des petits villages et en allant avec des groupes séparés dans tous les villages des terres hautes et basses.

Ils évincèrent Jourhoum du val de La Mecque couvert par la robuste fierté de Khouzâ’a. »

Donc Khouzâ’a pris le contrôle de la Ka’bah, en héritant du pouvoir par primogéniture jusqu’au dernier d’entre eux, Houlayl Ibn Houbshiyya Ibn Saloul Ibn Ka’b Ibn ‘Amr Ibn Rabi’ah al-Khouza’i.

Sa fille Houbba se maria avec Qoussay Ibn Kilab et engendra trois fils ‘Abd ad-Dar, ‘Abd Manâf, ‘Abd al ‘Ouzzâ. Finalement il prit le contrôle de la Ka’bah, comme expliqué plus tard en détail si Allah Tout-Puissant le veut et en Lui est toute la confiance.

Khouzâ’a contrôla le temple environ 300 ans et certains disent 500 et Allah est Plus Savant. Leur période de règne fut maudite, parce que c’est pendant leur période que les idoles furent d’abord vénérées au Hijâz à cause de leur chef ‘Amr Ibn Louhay, qui les influença vers la vénération des idoles. C’était un homme extrêmement richesse et il est dit qu’il creva les yeux de 20 chameaux pour montrer qu’il en possédait 20000.

C’était une coutume parmi les Arabes que quiconque possédait 1000 chameaux devrait creuser les yeux d’un d’entre eux pour leur empêcher le mauvais œil et les envies malicieuses. Al-Azraqi est un de ceux qui rapportèrent cette pratique.

Selon as-Souhayli, pendant la période du Pèlerinage, il sacrifia probablement 10000 animaux et accorda plus de 10000 vêtements de pèlerins par an. Il nourrissait les Arabes, leur préparaient de la nourriture de dates mélangées avec du beurre et du miel et leur donnerait du vin d’orge à boire. Il est dit que ses mots et actes étaient comme une loi parmi eux, en raison de sa générosité et du haut égard et profond respect qu’ils avaient à son égard.

Ibn Hishām a rapporté qu’un savant déclare que ‘Amr Ibn Louhay quitta une fois La Mecque pour la Syrie pour affaires et atteignit Ma’ab dans la région de Balqah ou vivait à cette époque les ‘Amaliq, les fils de ‘Imlaq ou, comme certains disent : ‘Imliq Ibn Lawadh Ibn Sam Ibn Nouh. ‘Amr assista à leurs vénérations d’idoles et leur demanda la cause. Ils répondirent que s’ils demandaient la pluie aux idoles elle venait ou, la victoire ils gagnaient.

‘Amr leur demanda alors de lui donner une idole qu’il pourrait ramener dans les terres arabes où elle pourrait être vénéré et ils lui donnèrent celle appelée Houbal qu’il ramena à La Mecque, plaça sur un piédestal et ordonna aux gens de l’adorer et de la vénérer.

Selon Ibn Is’hâq, les gens prétendirent que les premiers à adorer des idoles étaient de la tribu d’Ismâ’îl. Ils firent ainsi quand ils commencèrent à voyager à l’extérieur de La Mecque, contraints où ils vivaient encombrés pour chercher de l’espace vital ailleurs, en emportant toujours avec eux une pierre du sanctuaire pour vénérer le lieu de pèlerinage. Ainsi où ils s’installaient, ils posaient la pierre et circumambulaient comme si c’étaient la Ka’bah. Finalement ils finirent par vénérer toute pierre qui leur plaisaient ou les inspiraient, revenant aux mœurs païennes en négligeant la religion qu’ils avaient suivie.

Dans le Sahih, nous trouvons un énoncé d’Abou Raja’ al-‘Outaridi qui a dit : « Durant la période préislamique, si nous ne trouvions aucune roche alors nous ramassions un tas de déchet, apportions une chèvre que nous trairions sur le tas et circumambulations ensuite autour. »

La narration d’Ibn Is’hâq continue : « Et ils substituèrent une autre religion à celle d’Ibrahim et d’Ismâ’îl (‘Aleyhim Salam), en vénérant des idoles et suivant la fausse voie des gens avant eux. »

Néanmoins ils maintinrent certaines des pratiques de l’ère d’Ibrahim (‘Aleyhi Salam) dont la vénération de la Ka’bah, sa circumambulation, le pèlerinage et la visite, l’ascension des collines de ‘Arafat et de Mouzdalifa, le sacrifice et l’invocation du nom d’Allah tant lors du Pèlerinage que de la visite (de la Maison Sacrée) tout en introduisant des innovations.

Les tribus de Kinânah et de Qouraysh criaient : « A Ton service, ô Grand Seigneur à Ton service, à Ton service. Tu n’as pas d’associé excepté le tien. Tu le commande mais il ne commande pas ! »

Ils affirmaient Son Unicité dans leur invocation tout en incluant leurs idoles tout en affirmant qu’Il avait le pouvoir sur elles. Allah Tout-Puissant a rapporté à Seydina Muhammad (SAW) : « Et la plupart d’entre eux ne croient en Allah, qu’en lui donnant des associés. » (Qur’an 12/106).

As-Souhayli et d’autres ont déclaré que le premier à prononcer cette invocation fut ‘Amr Ibn Louhay à qui Satan apparu devant lui comme un vieil homme et la lui enseigna. ‘Amr écouta quand il la récita et la répéta comme il l’entendit. Et les Arabes suivirent son exemple en la récitant.

Et il est rapporté dans le Sahih d’al-Boukhâri que le Messager d’Allah (SAW) a dit : « Qadi, Qadi, » quand il entendit les gens réciter : « À votre service, ô Allah, Tu n’as aucun partenaire. » Cela qui signifie : « Arrêtez ici ! »

Al-Boukhâri a rapporté qu’Is’hâq Ibn Ibrahim lui a dit en citant Yahya Ibn Adam, d’Isra'il, d’Abou Hafs, d’Abou Hourayra, que le Prophète (SAW) a dit : « La première personne à libérer les esclaves et à adorer aussi des idoles fut Abou Khouza’a ‘Amr Ibn ‘Amir et je l’ai vu traîner ses entrailles dans l’enfer. » Ahmad est le seul à l’avoir rapportée.

‘Amr Ibn Louhay était Abou Khouza’a et toute la tribu remonte à lui comme cela est maintenu par certains généalogistes, selon Ibn Is’hâq et d’autres. S’il n’y avait qu’une seule affirmation, elle aurait été claire telle qu’elle a été rapportée même documentée mais d’autres existent qui contredisent celle-ci sous certains aspects.

Al-Boukhâri a déclaré qu’Abou al-Yamân lui a dit que Chou’ayb lui a dit qu’az-Zouhri entendit al-Mousayyab dire : « Al-Bahîra est la chamelle qui n’est trait par personne, depuis que son lait est laissé pour les idoles et as-Sa'iba est le chameau qui ne porte rien depuis qu’il est consacré pour leurs dieux. »

Abou Hourayra a déclaré que le Prophète (SAW) a dit : « J’ai vu ‘Amr Ibn ‘Amir al-Khouza’i traînant ses entrailles dans l’enfer ; il est la première personne qui relâcha les chameaux as-Sa'iba. »

Al-Boukhâri le rapporte aussi ainsi de même que Mouslim d’une tradition de Sâlih Ibn Kisan, d’az-Zouhri, de Sa’id jusqu’à Abou Hourayra.

Puis al-Boukhâri déclare qu’Ibn al-Had l’a transmis d’az-Zouhri.

Selon al-Hakim, al-Boukhâri a voulu dire qu’Ibn al-Had l’a rapporté de ‘Abd al-Wahhab Ibn Boukht d’az-Zouhri. C’est ce qu’il a rapporté.

Ahmad l’a rapporté de ‘Amr Ibn Salama al-Khouza’i, d’al-Leyth Ibn Sa’d, de Yazid Ibn al-Had, d’az-Zouhri, de Sa’id jusqu’à Abou Hourayra qui a dit qu’il entendit le Messager d’Allah (SAW) dire : « J’ai vu ‘Amr Ibn ‘Amir traîner ses entrailles dans l’enfer ; il fut le premier qui libéré as-Sawa’ib [1] et qui laissa de côté le lait des chamelles Bahira. »

‘ Abd al-Wahhab Ibn Boukht n’a été mentionné par aucune de ces autorités, bien qu’il le soit par al-Hakim. Et Allah est Plus Savant.

Ahmad a dit aussi que ‘Abd ar-Razzâq lui a rapporté en en citant Ma’mar, d’az-Zouhri, d’Abou Hourayra qui a dit que le Messager d’Allah (SAW) a dit : « J’ai vu ‘Amr Ibn ‘Amir al-Khouza’i traîner ses entrailles dans l’enfer et qu’il fut le premier qui libéra les Sawa'ib. »

Cette tradition, comme mentionnée, à un lien de transmission manquant. La chaîne correcte devrait inclure az-Zouhri l’ayant reçu de Sa’id, comme cela est précédemment mentionné.

L’utilisation dans cette tradition et la précédente du terme al-Khouza’i dans le nom indique qu’il ne fut pas le fondateur de la tribu, mais s’appelait plutôt comme elle. Aussi l’utilisation dans la narration du terme Abou Khouza’a, le père de Khouza’a, comme susmentionné, est une erreur de plume du traditionaliste en place d’Akhou Khouza’a, le frère de Khouza’a, ou une indication que le surnom Abou Khouza’a lui a été attribué (donné). L’utilisation de ce dernier terme ne pouvait donc pas être destiné pour nous informer qu’il était le père de toute la tribu de Khouza’a. Et Allah est Plus Savant.

Muhammad Ibn Is’hâq a dit que Muhammad Ibn Ibrahim Ibn al-Hârith at-Taymî lui a rapporté qu’Abou Sâlih as-Samman a entendu Abou Hourayra dire qu’il entendit dire que le Messager d’Allah (SAW) dit à Aktham Ibn al-Jawn al-Khouza’i : « O Aktham, j’ai vu ‘Amr Ibn Louhay Ibn Qama’a Ibn Khindif traîner ses entrailles dans l’enfer et je n’ai jamais vu deux hommes se ressemblant plus que toi et lui. » Aktham répondit : « Peut-être que cette ressemblance à lui est malfaisante pour moi, ô Messager d’Allah ? » Il répondit : « Non ; tu es un croyant alors qu’il est un incroyant. C’est lui le premier qui changea la religion d’Ismâ’îl, qui remit sur pied des idoles, laissa de côté le lait des chamelles al-Bahira pour les idoles, libéra certains animaux du fardeau, refusa le sacrifice du mâle (ayant fécondé) de deux chèvres ou considéra certains chameaux étalons exempts de travail. » Il n’y a aucune tradition dans ce sens dans les livres (d’Ahadith).

Ibn Jarîr a rapporté cette même tradition similairement formulée de Hannad Ibn ‘Abda, de Muhammad Ibn ‘Amr, d’Abou Salamah, d’Abou Hourayra, du Prophète (SAW). Et cette tradition n’est pas aussi dans les livres.

Al-Boukhâri a dit que Muhammad Ibn Abou Ya’qôub Abou ‘AbdAllah al-Kirmami lui a rapporté que Hassan Ibn Ibrahim lui a dit, en citant Younous d’az-Zouhri, de ‘Ourwah que ‘Ayshah a dit que le Messager d’Allah (SAW) a dit : « J’ai vu l’enfer avec ses habitants se battant les uns les autres et j’ai vu ‘Amr traîner ses entrailles ; c’est lui qui le premier libéra les chameaux as-Sa'iba. » Al-Boukhâri seul a rapporté ce Hadith.

Ce qui est expliqué ici c’est que ce ‘Amr Ibn Louhay, qu’Allah le maudisse, introduisit certaines innovations dans la religion par lesquelles il changea la religion d’Ibrahim. Les Arabes l’imitèrent en les adoptants et s’égarèrent totalement, de façon déplorable et affreuse.

Allah Tout-Puissant exprima la désapprobation de ces choses dans différents Versets de Son Qur’an invulnérable. Le Tout-Puissant a dit : « Et ne dites pas, conformément aux mensonges proférés par vos langues : « Ceci est licite, et cela est illicite, » pour forger le mensonge contre Allah. Certes, ceux qui forgent le mensonge contre Allah ne réussiront pas. » (Qur’an 16/116)

Le Tout-Puissant a aussi dit : « Allah n’a pas institué la Bahira, la Sa'iba, la Wasila ni le Ham. Mais ceux qui ont mécru ont inventé ce mensonge contre Allah, et la plupart d’entre eux ne raisonnent pas. » (Qur’an 5/103)

Le Tout-Puissant a aussi dit : « Et ils assignent une partie [des biens] que Nous leur avons attribués à [des idoles] qu’ils ne connaissent pas. Par Allah ! Vous serez certes interrogés sur ce que vous inventiez. » (Qur’an 16/56)

Le Tout-Puissant a aussi rapporté : « Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux, et ils disent : « Ceci est à Allah - selon leur prétention ! - et ceci à nos divinités. » Mais ce qui est pour leurs divinités ne parvient pas à Allah, tandis que ce qui est pour Allah parvient à leurs divinités. Comme leur jugement est mauvais ! Et c’est ainsi que leurs divinités ont enjolivé a beaucoup d’associateurs le meurtre de leurs enfants, afin de les ruiner et de travestir à leurs yeux leur religion. Or si Allah voulait, ils ne le feraient pas. Laisse-les donc, ainsi que ce qu’ils inventent. Et ils dirent : « Voilà des bestiaux et des champs frappés d’interdiction : n’en mangeront que ceux que nous voudrons. » - selon leur prétention ! - Et voilà des bêtes dont le dos est tabou, et des bêtes sur lesquelles ils ne mentionnent pas le nom d’Allah. Des inventions contre Lui ! Il les rétribuera pour ce qu’ils inventaient comme mensonges. Et ils dirent : « Ce qui est dans le ventre de ces bêtes est réservé aux mâles d’entre nous, et interdit à nos femmes. » Et si c’est un mort-né, ils y participent tous. Bientôt Il les rétribuera pour leur prescription, car Il est Sage et Omniscient. Ils sont certes perdants, ceux qui ont, par sottise et ignorance tué leurs enfants, et ceux qui ont interdit ce qu’Allah leur a attribué de nourriture, inventant des mensonges contre Allah. Ils se sont égarés et ne sont point guidés. » (Qur’an 6/136 à 140)

Al-Boukhâri a rapporté dans son Sahih, chapitre Les Arabes avant l’Islam, qu’Abou an-Nou’man et Abou ‘Awana lui ont tous les deux rapporté sur l’autorité d’Abou Bishr, de Sa’id Ibn Joubayr, d’Ibn ‘Abbas qui a dit : « S’il vous désirez connaitre l’état de l’ignorance des Arabes avant l’Islam, lisez les Versets après le cent trentième de la Sourate al-An’am : « Ils sont certes perdants, ceux qui ont, par sottise et ignorance tué leurs enfants, et ceux qui ont interdit ce qu’Allah leur a attribué de nourriture, inventant des mensonges contre Allah. Ils se sont égarés et ne sont point guidés. » (Qur’an 6/140)

Nous avons donné l’explication de ce Verset et comment ils avaient l’habitude d’innover avec les lois stupides et immorales, avec leur chef ‘Amr Ibn Louhay, qu’Allah le damne, qui pensait avoir donné des avantages et montré de la bonté envers les animaux alors qu’il était en cela un menteur et un trompeur.

Pourtant en dépit de cette folie et erreur, ces gens stupides et ignorants suivirent sa conduite. En fait ils le suivirent dans des erreurs encore plus graves et sérieuses que celles-ci, la vénération d’idoles avec Allah le Tout-Puissant et le Glorieux, transformant ainsi la vraie religion et le sentier droit qu’Allah avait envoyé pour Ibrahim, Son Ami, la vénération d’Allah Seul sans associé et l’interdiction du polythéisme.

Ils changèrent les rites du pèlerinage et les doctrines de la religion sans connaissance, sans preuve et sans directive solide ou faible et se comportèrent ainsi de la même façon que les peuples polythéistes qui les précédèrent à l’exemple des gens de Nouh qui furent les premiers à associé d’autres avec Allah et qui vénérèrent des idoles. Et c’est pour cette raison qu’Allah leur envoya Nouh, le premier messager envoyé aux gens pour les détourner de l’adoration des idoles, comme nous l’apprends l’histoire de Nouh dans Qur’an : « Et ils dirent : « N’abandonnez jamais vos divinités et n’abandonnez jamais Wadd, Souwâ’, Yaghoûth, Ya’oûk et Nasr. Elles [les idoles] ont déjà égaré plusieurs. Ne fais (Seigneur) croître les injustes qu’en égarement. » (Qur’an 71/23 - 24)

Ibn ‘ Abbas a dit qu’ils s’agissaient de vertueux parmi les gens de Nouh qui lorsqu’ils décédèrent, les gens se rendaient à leurs tombeaux et finirent finalement par les adorer. Nous avons donné précédemment assez de renseignements sur leurs cultes pour éviter leurs répétitions ici.

Selon Ibn Is’hâq et d’autres, ayant fait ces changements dans la religion d’Ismâ’îl, les Arabes continuèrent à avoir des idoles.

Banou Kalb Ibn Wabra Ibn Taghlib Ibn Houlwan Ibn ‘Imran Ibn al-Haf Ibn Qouda’a avait une idole appelée Wadd dressée à Doumat al-Jandal. Dans un endroit appelé Rouhat il y avait Souwa’, l’idole des Banou Houdayl Ibn Ilyâs Ibn Moudrikah Ibn Madar. Yaghouth était l’idole des Banou An’am de Tayyi et Jourash, dressée dans le même lieu, pour les gens de de Madhhij. Il y’avait aussi Ya’oûk dans les terres de Hamadan au Yémen, utilisée par les Banou Khaywan, une tribu de Hamdan. A Himyar se trouvait Nasr qui appartenait à une tribu appelée Dzou al-Koula’.

Ibn Is’hâq poursuit en disant que Khawlan avait dans leur terre une idole appelée ‘Amm Anas. Il est dit, qu’ils mettaient de côté une partie de leurs récoltes et bétail pour les partager entre elle et Allah. La part d’Allah était partagée entre ‘Amm Anas qu’ils laissaient pour cette dernière tandis que ce qui était mis de côté pour ‘Amm Anas entrait dans la part mise de côté pour Allah, qu’ils redonnaient à ‘Amm Anas. C’est à leur sujet qu’Allah révéla : « Et ils assignent à Allah une part de ce qu’Il a Lui-même créé, en fait de récoltes et de bestiaux, et ils disent : « Ceci est à Allah - selon leur prétention ! - et ceci à nos divinités. » Mais ce qui est pour leurs divinités ne parvient pas à Allah, tandis que ce qui est pour Allah parvient à leurs divinités. Comme leur jugement est mauvais ! » (Qur’an 6/136)

Les Banou Milkan Ibn Kinânah Ibn Khouzaymah Ibn Moudrikah avait une idole appelée Sa’d, un grand rocher en plein désert dans leur territoire. Il est dit qu’un de leurs hommes emmena un troupeau de ses chameaux tout près pour recevoir la bénédiction de l’idole mais quand les chameaux, qui étaient destinés à être mangés (de la viande) et pas montés, virent l’idole tachée du sang des sacrifices, ils restèrent à l’écart et se dispersèrent dans toutes les directions. Leur maitre devint alors furieux, ramassa une roche et l’a lancé sur l’idole, en disant : « Puisse Allah ne pas te bénir ; tu as fait fuir mes chameaux ! » Puis, il partit à leur poursuite pour les retrouver et les regrouper. Quand il fit ainsi, il dit ces vers :

« Nous sommes venus à Sa’d pour qu’ils nous rassemblent mais Sa’d nous a dispersés donc nous ne sommes pas de Sa’d.

Est-ce que S’ad est-il pas autre chose qu’une pierre dans le désert n’offrant aucune prière pour personne, qu’il soit égaré ou bien guidé. »

Ibn Is’hâq poursuit en disant que les Daws avaient une idole appartenant à ‘Amr Ibn Houmama ad-Dawsi. De plus Qouraysh avait dressé une idole nommée Houbal sur un puit à l’intérieur de la Ka’bah. Comme susmentionné, Ibn Hishām a rapporté que ce fut la première idole dressée par ‘Amr Ibn Louhay, qu’Allah le maudisse.

Ibn Is’hâq poursuit qu’ils adoptèrent Isaf et Na’ila comme dieux qu’ils dressèrent près du puits de Zamzam où ils sacrifiaient pour eux et qu’il s’agissait d’un homme et d’une femme qui avaient coïtés dans la Ka’bah et qu’Allah transforma donc en deux roches.

Ibn Is’hâq rapporte que ‘AbdAllah Ibn Abou Bakr Ibn Muhammad Ibn ‘Amr Ibn Hazm a dit que ‘Amra citant ‘Ayshah a dit : « Nous avons toujours entendu dire qu’Isaf et Na’ila étaient un homme et une femme de Jourhoum qui forniquèrent dans la Ka’bah, qu’Allah, Tout-Puissant et Glorieux, transforma donc tous les deux en pierre. » Et Allah est Plus Savant.

Et il est aussi dit qu’Allah n’a pas remis leur punition après leur fornication mais qu’Il les transforma avant l’acte et que par la suite ils furent dressés sur les montagnes d’as-Safa et d’al-Marwah. Ce n’est qu’à l’époque de ‘Amr Ibn Louhay, qu’ils furent placés tous les deux à Zamzam et que les gens commencèrent à circumambuler.

Sur ce sujet Abou Tâlib a dit ce vers :

« Où les Ash’aroun agenouillent leurs montures, où les ruisseaux coulent d’Isaf et de Na’il. » Al-Waqidi a dit que lorsque le Messager d’Allah (SAW), le jour où il conquit La Mecque, ordonna la destruction de Na’ila, il en émergea une femme noire avec les cheveux gris se griffant son visage, se lamentant et en gémissant lourdement.

As-Souhayli a dit qu’Aja et Soulma, sont deux montagnes du Hijâz, qui furent nommés d’après un homme appelé Aja Ibn ‘Abd al-Hayy qui forniqua avec Soulma, la fille de Ham et qu’ils furent tous les deux transformés en idoles dans ces montagnes qui furent appelées comme eux. Il a dit aussi qu’entre Aja et Soulma, Tayyi avait une idole appelée Qals.

Ibn Is’hâq continue en disant que les gens de chaque maison avaient une idole qu’ils adoreraient chez eux et que si un homme entreprenait un voyage, il touchait l’idole avant son départ. C’était aussi ce qu’il faisant dès son retour avant de rejoindre sa famille. Quand Allah envoya Muhammad (SAW) avec le message de l’Unicité d’Allah, Qouraysh dit : « Il a fait des dieux un seul Dieu ! Comme c’est bizarre ! »

Ibn Is’hâq poursuit en racontant qu’avec la Ka’bah, les Arabes en vénérèrent d’autres divinités, des édifices qu’ils honorèrent de façon presque identique qu’ils le faisaient avec la Ka’bah, qui avaient des dépositaires et des prêtres et à qui des offrandes étaient faites tout comme pour la Ka’bah, avec les rituels de circumambulation et les sacrifices de sang. Cependant, ils reconnaissaient toujours la préséance de la Ka’bah sur eux parce que c’était l’édifice et la mosquée d’Ibrahim, l’Ami d’Allah, (‘Aleyhi Salam).

Le décor est ainsi planté.

Paix sur LUI ainsi que les meilleures prières et salutations pour l’éternité.

Sources

Non indiquées : article de l’ancien site, pas encore relu.

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